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Mon départ en vacances, et surtout mon arrivée à destination, me donne l’habituelle sensation de découragement. Me voilà sur place depuis avant-hier, avec la flemme de ranger mes bagages, et d’attaquer la longue liste de tâches domestiques, sylvicoles et intellectuelles que je me suis assignées. Au moins ne suis-je pas accablé de chaleur, il fait même plutôt frais, c’est déjà ça. Seigneur, accordez-nous un été bien pourri, afin que nous puissions enfin nous reposer.

Je suis allé voir comment allaient mes deux derniers, le petit châtaignier replanté au Désert et une touffe de figuier plantée à la Rigeasse, que j’avais retrouvés moribonds à ma dernière visite, suite aux violentes chaleurs de juin. Le figuier paraît bien reparti, mais le châtaignier a l’air mort. Comme il a déjà ressuscité une paire de fois, je ne perds pas tout espoir, mais il faudra sans doute attendre l’an prochain pour voir ce qu’il en est.

Le président Macron, dont je n’attendais rien de bon, m’a quand même réservé quelques bonnes surprises. Entre autres il a pris pour ministre de l’Education nationale un type qui n’a pas l’air d’être un rigolo, alors que depuis des lustres le poste n’avait précisément été occupé que par des rigolos, avec les résultats que l’on sait. Cela redonne un peu d’espoir. Par ailleurs le président vient d’inviter à Paris son homologue américain, montrant ainsi qu’il tient Donald Trump pour un interlocuteur fréquentable, ce qui doit bien embarrasser la médiaterie, qui ne parle de Trump que pour lui dégueuler dessus. Et comme tout ce qui embarrasse la médiaterie me met de bonne humeur, je profite de l’occasion.