Journal documentaire

lundi 26 septembre 2016

tout va bien

Comme on me pose des questions sur ma santé mentale, je précise que ma note d'avant-hier ("sport cérébral") était juste un exercice consistant à essayer de composer une phrase avec des mots dont chacun compte une lettre de plus que le précédent.

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samedi 24 septembre 2016

sport cérébral

J’ai une très belle maison aztèque, vraiment futuriste, séduisante, mystérieuse.

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vendredi 23 septembre 2016

que choisir

cioran03

D’avoir vérifié quelque chose dans les écrits de Cioran, l’autre jour, m’a donné un peu envie de le lire. Pour ce faire, je me demande si j’opterais pour acquérir ses Oeuvres dans la collection Quarto ou dans celle de la Pléiade, toutes deux consultées dans des biblis publiques. Les deux comprennent la totalité des livres que Cioran a écrits en français. La Pléiade leur adjoint quelques Appendices, dont j’ignore l’intérêt (je n’y ai pas regardé). Le Quarto comporte, outre les livres français, la traduction des cinq premiers de l’auteur, d’abord écrits en roumain, mais ceux-ci ne m’inspirent pas car en les parcourant, je les ai trouvés au mieux lugubres, au pire incompréhensibles. Le Quarto donne aussi des cahiers de photos, plus ou moins intéressantes (le côté dandy poseur ne m’attire pas beaucoup) et, en fin de volume, un Glossaire de quarante pages, constitué de citations extraites d’entretiens et de lettres, et présentées dans l’ordre alphabétique des sujets abordés. J’ai bien aimé les propos daviliens que l’on y trouve par exemple à l’entrée Fragment, qu’Emil définit comme le «seul genre compatible avec mes humeurs … Un ouvrage de longue haleine, soumis aux exigences d’une construction, faussé par l’obsession de la continuité, est trop cohérent pour être vrai.» Je partage aussi le goût exprimé à l’entrée Mémorialistes par celui qui se dit «incapable de lire des romans … Je lis de préférence des Journaux intimes, des Mémoires, des Lettres … n’importe quels Souvenirs m’attirent, un écrivain quelconque a souvent une vie plus captivante qu’un génie.» Il y a là de quoi entamer les négociations.

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mercredi 21 septembre 2016

pointe d'accent

Une amie hispanophone, que je n’avais pas vue depuis des mois, passe donner des nouvelles. Elle parle bien français mais garde une pointe d’accent. Elle entend s’inscrire à une nouvelle formation en «langues bibantes » et sans tarder, car dans quelques jours il sera trop tard. «Il faut que je fasse bite», explique-t-elle.

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mardi 20 septembre 2016

doigt

Il y a ce geste horrible de brandir le majeur, que je vois de plus en plus souvent pratiqué, comme s’il gagnait en popularité, ce qui n’aurait rien d’étonnant, tant il a tout pour plaire : haineux, injurieux, ordurier, obscène. A ce que j’en aperçois sur le net, cette édition de poche du bras d’honneur semble prisée surtout à gauche, mais elle doit bien avoir aussi des adeptes en face, il y a des finauds de tous bords. Le plus épouvantable est peut-être moins la gravité du geste lui-même, physiquement inoffensif, que ce qu’il révèle de l’auteur. Cela proclame en somme Oui, je suis con comme une bûche, laid comme un pou et bas comme un trou du cul, mais en plus j’en suis fier et je l’affiche. On sait au moins à quoi s'en tenir.

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dimanche 18 septembre 2016

Lettre documentaire 502

25 CHOSES QUE JE N'AIME PAS.

Je n’aime pas qu’on me prenne mon manteau quand j’arrive.

Je n’aime pas qu’on m’aide à passer mon manteau quand je repars.

Je n’aime pas tellement les couleurs autres que le blanc ou le noir, pour les voitures.

Je n’aime pas qu’on laisse traîner par terre la laisse d’un chien.

Je n’aime pas les livres en deux volumes.

Je n’aime pas non plus les livres trop gros.

Je n’aime pas les préfaces intitulées «En guise de préface».

Je n’aime pas les crayons à papier qui écrivent gris clair.

Je n’aime pas l’expression absurde «pour ne pas le nommer».

Je n’aime pas les guillemets de forme autre qu’en chevrons.

Je n’aime pas les gloussements infatigables des tourterelles.

Je n’aime pas le Messie de Haendel, trop bruyant à mon goût.

Je n’aime pas non plus le Sacre du printemps, pour les mêmes raisons.

Je n’ai jamais aimé aucune chanson de Bowie.

Je n'aime pas les fours à micro-ondes.

Je n'ai jamais aimé lire aux chiottes. Quand j'y suis, j'ai autre chose à faire, et en général ça ne traîne pas.

Je n'aime pas les muralistes mexicains, prétentieux et grandiloquents, surtout l'horrible Siqueiros, Rivera étant le moins pire.

Je n’aime pas me coucher dans l’herbe, ou seulement m’y asseoir.

Je n'aime pas que dans les guides d'histoire naturelle l'index des noms latins et celui des noms communs soient séparés et non fondus en un seul.

Je n'aime pas écouter la radio le samedi soir.

Je n'aime pas me servir d'un parapluie.

Je n'aime pas boire au robinet.

Je n'aime pas les bruits de mastication.

Je n'aime pas pisser dans le jardin.

Je n'aime pas être obligé de mouiller mes doigts pour tourner une page.

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vendredi 16 septembre 2016

dictionnaire critique

Je feuillette un énorme Dictionnaire critique (!) du marxisme, paru aux Presses Universitaires de France au milieu des années 80. Le pavé monumental, refondu et augmenté, 1240 pages, relié toile. On aurait pu le croire bien renseigné, et pourtant, entre Gliederung et Gramscisme : rien.

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jeudi 15 septembre 2016

sly

Il y a de cela quelques nuits j’ai fait un rêve, dont dès le lendemain j’avais tout oublié sauf ce détail, que j’y avais vu inscrit le mot «sly». Par la suite j’ai appris que c’était l’adjectif anglais pour «sournois», ce qui était une révélation bien chétive.

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mercredi 14 septembre 2016

facebook

Les trucs qui passent aussi bien chez les facebookers de gauche et de droite : nécrologies de vedettes de la chanson et du cinéma, photos vintage d’Indiens d’Amérique, vidéos ethniques musicales…

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mardi 13 septembre 2016

feuilleton

Je ne saurais dire depuis combien de temps je n'ai pas regardé un film. Trois, quatre, cinq mois? Cela ne me manque pas. Mon goût du suspense est largement comblé par le feuilleton de l'élection américaine.

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lundi 12 septembre 2016

deux articles de cioran

 

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La revue barcelonaise Los cuadernos de la Gaya Ciencia avait publié, dans son numéro III, en mars 1976, sous le titre «El escepticismo y la sabiduría», deux articles de Cioran, consacrés l’un au scepticisme, l’autre à la sagesse (p 33-40). L’éditeur précisait que ces deux textes avaient été rédigés par l’auteur à l’intention d’un dictionnaire philosophique, qui finalement n’avait jamais vu le jour, et que les deux articles restaient inédits en français. Je viens de vérifier qu’ils ne figurent pas dans les deux copieuses éditions des Oeuvres de Cioran, parues chez Gallimard en Quarto et en Pléiade. Je signale cette curiosité aux connaisseurs, qui savent peut-être si les deux textes sont lisibles ailleurs.
J'illustre cette note d'une photo peut-être inédite, montrant Louis Nucéra et Emil Cioran dans une rue (quelqu'un la reconnaît-il?) de Saint-Germain des Prés à la fin des années 70. Elle m'avait été offerte par le regretté Michel Ohl, qui lui-même devait la tenir de Louis ou de sa veuve, je suppose.

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dimanche 11 septembre 2016

sept

Chaque été, depuis la fin du siècle dernier, je capture au moins cent, parfois deux ou trois cents escargots, que mon aide de camp cuisine à l’automne. Une seule fois, il y a quatre ans, n’en ayant pris que trois ou quatre dizaines à cause de la sécheresse, je les avais relâchés. Cette année 2016 fut la pire de toutes : à la fin du mois d’août, je n’avais en tout et pour tout que sept prisonniers. Naturellement, je les ai graciés, en ôtant la grille de leur geôle. De passage à la Croix ce week-end, quinze jours après la Libération, je constate sans surprise qu’aucun d’eux n’a encore bougé. Leur petite âme n’a sans doute même pas idée qu’ils ont été retenus captifs pendant des semaines.

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samedi 10 septembre 2016

à ré

Hier en fin de matinée je me suis retrouvé avec mon aide de camp au sud-est de l’île de Ré, dans des circonstances assez favorables : plage quasi déserte, grand beau temps, marée haute, mer étale, eau pas trop froide. Et quand nous fûmes saoulés de barboter, nous allâmes prospecter les endroits où le sable est jonché de coquilles et de petits galets. J’y ai retrouvé une sorte d’objet que j’aime bien : le bout de verre poli par l’érosion et qui garde sa transparence magique, sans la menace du tranchant.

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vendredi 9 septembre 2016

amis et ennemis

Les amis de nos ennemis ne sont pas forcément nos ennemis. C'est ce que je me dis chaque fois que je pense à... Oh, il y aurait le choix...

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jeudi 8 septembre 2016

Reste-t-il une vie en dehors d'internet?

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mercredi 7 septembre 2016

fiction

Les militants de Droit au Parasitisme et ceux de Parasites Sans Frontières organisent un défilé unitaire et festif de la Parasite Pride.

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lundi 5 septembre 2016

tourny

UnknownUn ancien architecte en chef de la ville de Bordeaux, Jacques d'Welles (1883-1970), aujourd’hui bien oublié de la mémoire médiatique (la mémé), a écrit quelques livres, dont une évocation de Monsieur le marquis de Tourny, intendant de Guyenne à Bordeaux, et son époque, 1743-1757 (Imprimerie Bière, 1963), que j’étais curieux de lire. Comme la seule bibliothèque universitaire du pays à en posséder un exemplaire était celle de Nantes, j’ai demandé à celle de Bordeaux si elle pourrait envisager d’en acquérir un autre, et elle a bien voulu accepter ma suggestion. J’ai donc pris connaissance de ce mince volume, qui n'est pas un ouvrage de recherche historique, mais de vulgarisation élégante, peu critique mais bien renseignée. Il est plutôt bref, à peine une centaine de pages de texte, comparé aux plus de mille pages de l’une de ses sources, le Tourny que Michel L’Héritier avait publié en 1920. L’intendant Tourny était normand, d'une famille prospère, semble-t-il arrivée à la noblesse par l'argent, ce qui n'est pas forcément sans mérite. Ce gestionnaire énergique n’a passé que quatorze ans à Bordeaux, mais a transformé la ville et l’a ouverte vers l’extérieur en abattant les vieilles murailles devenues inutiles, qui l’enserraient. On lui doit entre autres la belle esplanade portant son nom (les allées de Tourny), qui de son temps n’était bordée de maisons que d’un côté, j'aurais aimé voir ça, et la création du Jardin public. Finalement ce sont des détails secondaires qui m'ont le plus touché dans ce livre, concernant par exemple l'excellence de la formation de l'intendant et son habileté d'administrateur, ou encore sa postérité sans grand éclat par rapport au sien. Son unique fille alla se perdre dans un couvent où elle mourut avant lui. Des trois fils l'aîné, lui succédant à Bordeaux, était un dévôt qui mourut la même année que son père, des mauvais traitements que lui-même s'infligeait. Un autre, abbé de cour immoral, fut embastillé. Le troisième s'en tira mieux, maréchal sans enfant, préférant la vie pastorale aux champs de bataille. Je trouve à ce livre un parfum léger des années 60, peut-être à cause du ton enjoué de l’auteur, ou de la sage typographie de la couverture, imprimée en rouge et noir sur fond blanc.

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vendredi 2 septembre 2016

orion

orion

Plusieurs fois dans mes insomnies de cette  semaine, vers cinq six heures du matin, j’ai revu Orion paradant au-dessus de l’horizon sud-est. C’est vraiment une des plus belles constellations, et sans doute la plus géométrique. Je me dis que son charme tient aux trois axes formés chacun de trois étoiles équidistantes, un petit axe (Alnitak-Alnilam-Mintaka) et deux grands (Bételgeuse-Alnilam-Rigel, Saiph-Alnilam-Bellatrix) qui semblent se croiser tous trois au même point central (Alnilam, donc). J’ai souvent contemplé Orion, mais la disposition quasiment parfaite de ces sept étoiles ne m’apparaît que maintenant, peut-être parce que j’étais jusqu’à présent influencé par les représentations traditionnelles, qui ne la mettent pas en valeur, préférant au contraire dessiner un tracé périphérique. L’étoile cruciale, Alnilam, est l’epsilon d’Orion, soit l’étoile de cinquième magnitude apparente dans la constellation. En me renseignant à son sujet, je lis qu’on l’estime entre 275.000 et 537.000 fois plus lumineuse que le soleil. L’astronomie, c’est aussi le vertige des chiffres.

 

Orion-Nebula-location

 

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jeudi 1 septembre 2016

élevage

La France, pays de veaux. Calfland.

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mercredi 31 août 2016

nord

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J’ai appris cet été que les noms français des points cardinaux (Nord, Sud, Est, Ouest) proviendraient de l’anglais. Les dictionnaires font remonter les premières traces de cet emprunt au Moyen Age, ce qui ne dit pas quand les quatre mots sont devenus usuels. J’ai remarqué que, dans des documents plus récents, encore même au dix-neuvième siècle, le français utilisait plus volontiers des termes traditionnels, comme Orient ou Levant pour Est, Couchant ou Ponant pour Ouest, et Midi pour Sud, mais je ne vois pas quel a pu être le mot banal pour Nord. Je ne lui trouve comme synonyme que le romain Septentrion, les «sept boeufs», par allusion aux sept étoiles de la Grande Ourse, paraît-il (ce pourrait aussi bien être celles de la Petite Ourse, moins visible mais plus exactement polaire). Belle image, mais le paysan ou le marin médiéval ou antique se servait-il vraiment d’une telle appellation?

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