Journal documentaire

mardi 6 décembre 2016

noix

10269712580638Il me faut dire un mot pour corriger la mauvaise impression que j'ai pu donner de mon noyer, dont je déplorais en octobre qu'il n'ait même pas été capable de me fournir une dizaine de noix. C'est qu'il n'avait pas fini de pondre. J'en ai ensuite ramassé une cinquantaine à mon passage de début novembre, et encore une quarantaine ce week-end, où j'étais sur place. Qui plus est j'ai pris cette fois-ci la peine d'ouvrir celles du mois dernier, et la plupart étaient bonnes, j'en ai rempli un pot. Il était bien temps que cet arbre, qui pousse depuis dix-sept ans, se mette enfin à rendre.
En passant à la Poste, j'ai vu que l'on vendait maintenant une assez jolie série de nouveaux timbres pour "lettre verte", figurant cette fois-ci des vitraux.

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lundi 5 décembre 2016

tercet des îles

Que se passe-t-il
Là-bas dans les îles
Andaman, Kouriles?

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samedi 3 décembre 2016

ajout de photos

 

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Ci-contre une vue récente du passage de la Petite Boucherie, qui nous est aimablement communiquée par Philippe Martineau.
Cf la note de dimanche dernier sur Nucéra et Cioran.

J'ajoute également une photo de Yannick Lavigne à la note d'hier sur ma causerie.

Et comme dit le proverbe populaire, Click to enlarge.

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conjonction

Unknown

J’aime bien qu’il se trouve une pièce de monnaie sur mon chemin, y compris une des moindres, et je la ramasse volontiers, sauf en cas de saleté repoussante. La découverte du petit rond métallique m’intéresse moins pour le gain, en général infime, que pour la magie de ce qui ressemble à un signe favorable, une obole du destin. Ainsi mercredi dernier, au moment d’embaucher, il y avait un sou gisant dans la poussière, vers le seuil du bâtiment. Rien d’exceptionnel. Ma surprise fut de tomber sur une pièce identique le soir même, en débauchant, sur le sol du parking. C’était un jour de conjonction.

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vendredi 2 décembre 2016

après coup

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 Il n’y avait pas foule à ma causerie de mardi sur Jean Mocquet. Onze personnes : au moins est-ce un nombre à deux chiffres, ce qui n’est pas si mal, vu mon impopularité générale, et l’attrait incertain de ces innombrables rencontres savantes (l’on me citait l’autre jour, comme pour me consoler d’avance, le cas de la conférencière argentine qui n’a réuni que deux auditeurs, dont la prof invitante). Mais le pire pour moi a été l’impression que je me suis faite : par perfectionnisme ou par lucidité, je ne vois après coup que les défauts de mon exposé. Si bien qu’à l’enthousiasme a succédé la déprime, une fois de plus. Así es la vida, la mienne en tout cas.

(Photo Yannick Lavigne)

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lundi 28 novembre 2016

conférence

Bon, c'est pour demain.

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dimanche 27 novembre 2016

résolution d'une énigme

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J'avais illustré une note sur Emil Cioran, le 12 septembre dernier, avec une photo peut-être inédite, offerte par le regretté Michel Ohl, montrant Louis Nucéra et Cioran à la fin des années 70, dans une rue de Saint-Germain des Prés que j'étais bien incapable d'identifier, ne connaissant guère Paris et n'y allant pratiquement jamais. Or voilà qu'hier un lecteur providentiel, monsieur R, m'a confié cette observation, à propos du bâtiment que l'on voit sur la droite de la photo : «D'après le peu que je connais de l'écriture japonaise, je crois pouvoir dire que la pancarte devant le restaurant se lit Hanafusa ou Hanabusa». Grâce à cet indice, j'ai découvert dans l'annuaire l'existence du restaurant Chez Hanafousa. La page web de l'établissement reproduit des photos, dont une de la devanture, et le doute n'est plus permis : tout coïncide, la triple vitrine, séparée par deux pans de mur, dont l'un devant lequel passe un tuyau. L'inscription en lettres françaises est «Chez Hanafousa, Paris», et la scène se déroule donc passage de la Petite Boucherie, une ruelle perpendiculaire au boulevard Saint-Germain, dont on aperçoit les maisons au fond. Merci R !

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samedi 26 novembre 2016

ma vie palpiteuse, suite

Unknown

Bizarrement cette image des vignots tournoyant dans les vagues m’a poursuivi pendant des jours, et me revenait sans cesse à l’esprit. Elle figure si bien à mes yeux notre propre sort, à nous autres qui certes vivons hors de l’eau, mais ne sommes pas moins ballottés par les flots du destin. Peut-être aussi que ma mélancolie habituelle était aggravée ces derniers temps, du fait que j’avais rendez-vous hier matin pour me faire arracher une dent. La trouille incline à la philosophie. Finalement la chimie du Xanax m’a permis d’affronter et de traverser cette épreuve avec une sérénité dont je ne me croyais pas capable. Mais c’était là une petite affaire, en vérité. En ressortant de chez la jeune praticienne, je me sentais de bonne humeur, sans doute sous l’effet conjugué de l’anesthésie et du soulagement, et j’avais envie de ne rien foutre. Comme nul ne m’attendait, je fus marcher un moment sur le bord de mer, au vieux port. Il pleuvait un peu mais j’étais si bien aise, que cela ne me dérangeait nullement. Je trouvai une de ces boîtes à livres, où l’on peut se servir. Quelqu’un de mauvais goût avait bourré celle-ci de petits romans de chez Harlequin, mais parmi eux j’eus l’aubaine de découvrir la volumineuse biographie de Montaigne, écrite par une certaine Madeleine Lazard (1992). En l’ouvrant, un peu plus tard, je fus directement au chapitre sur le voyage en Italie, où l’on s’avoue comme moi ignorant de l’identité du secrétaire, qui a écrit la première moitié du récit, et des raisons de son congé. Puis je fus me balader un moment dans un supermarché, qui est toujours pour moi un milieu féérique.

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mardi 22 novembre 2016

moules

Samedi dernier nous avions acheté des huîtres, et en les préparant j'ai vu que parmi elles s'étaient égarées une dizaine de moules, trop petites et trop peu nombreuses pour qu'il soit intéressant de les cuisiner. Comme je répugnais à l'idée de jeter ces animaux à la poubelle, et comme nous étions à moins d'un kilomètre du rivage, j'ai pensé que je pourrais prendre un moment pour aller les remettre à la mer, où elles seraient mieux à leur place. Ce fut un bon moment : ciel gris, plage déserte. La marée avait commencé de redescendre, mais l'eau était encore assez près pour que je n'aie pas beaucoup à marcher sur le sable mouillé. Sur l'eau de la baie stationnait une grande armée de bernaches, au cancanement sonore. En lançant ma poignée de moules, j'ai repensé à un vers de Cecilia Meireles, dans son troisième Nocturne de Hollande, où parmi une suite d'images figurant le mouvement continuel de la vie, elle évoque des escargots marins qui «roulaient dans le lent tourbillon des vagues». J'imaginai les moules tournoyant de même dans les flots, parmi les grains de sable en suspension. Dieu sait ce qu'elles deviendront.

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dimanche 20 novembre 2016

rappel

Je rappelle à mes amis, lecteurs, et correspondants, que je donnerai le mardi 29 novembre à 16 heures une causerie sur mon édition du voyage de Jean Mocquet aux Indes occidentales (principalement Guyane et Caraïbes) en 1604.

L'exposé a lieu a l'initiative d'une équipe de chercheurs, mais il est ouvert à toute personne intéressée.

Université Bordeaux-Montaigne, bâtiment H, 1er étage, salle H 111 (ex-bibli germanique).

Tramway ligne B, arrêt Montaigne-Montesquieu.

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vendredi 18 novembre 2016

tintamarre

Je feuillette une revue qui traînait sur une table, Tintamarre, «journal étudiant bordelais» (bi-mensuel, du 24 octobre). 32 pages A4, bien imprimées sur du bon papier, couverture en couleurs. S’agissant d’un journal gratuit et sans publicité (quoique plusieurs articles soient de toute évidence des publi-reportages pour des restaurants et des magasins des environs) il faut en conclure qu’il est produit avec les deniers publics. Mon goût du silence et de la discrétion ne m’incline pas à trouver attirant un tel titre. Le contenu non plus n’est pas fait pour moi : reportages sur des expositions d’art culturel, interviews de sportifs… Il y a une pleine page consacrée à l’horoscope, ce qui est un indice de crétinisme, et une autre à un commentaire de la campagne électorale aux USA, où l’on explique bien entendu que Donald Trump est un gros vilain, au contraire de sa sympathique adversaire. Si j’étais sollicité, je proposerais une enquête sur la lutte contre le gaspillage…

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jeudi 17 novembre 2016

coquilles

Unknown

Depuis longtemps je ne jette plus les coquilles d’huître, parce que je les garde pour empierrer mes entrées de bois et les ornières des chemins d’accès. J’en tire la double satisfaction de diminuer le volume des ordures que je confie au service de déchetterie (sans doute peu de gens en produisent moins que moi), et d’employer utilement un matériau valable et gratuit. A vrai dire j’utilise maintenant toutes les coquilles qui arrivent sur ma table, que ce soit celles des bigorneaux, des coques, etc, et même les plus friables, comme les moules. J’en suis venu à considérer que ce serait une sorte de péché, de les jeter à la poubelle.

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lundi 14 novembre 2016

maupassant, paz, dali

En continuant d’explorer la pile de vieux livres de poche, j’ai lu presque en entier les Contes de la Bécasse, de Maupassant, et pour le dire sommairement, car je n’ai pas envie d’en parler autrement, je les ai trouvés pas mal mais sans plus.

Dans le recueil d’articles Une planète et quatre ou cinq mondes, réflexions sur l’histoire contemporaine, d’Octavio Paz, j’ai lu avec intérêt «URSS : l’empire totalitaire», une réflexion anti-communiste d’autant plus appréciable que livrée par un Latino-américain dans le début des années 80. «… l’idéologie officielle, le marxisme-léninisme, s’est transformée en catéchisme que tout le monde récite, mais auquel personne ne croit…»

Les Entretiens avec Salvador Dali, d’Alain Bosquet, sont un livre facile et savoureux, pétillant de malice grâce aux incessantes fusées du provocateur catalan. J’en ai recopié une longue page de citations, pour les relire à loisir. Dali se disait aristocrate et monarchiste, mais anarchiste en même temps et, pas avare de contradictions, se proclamait catholique, tout en admettant que Dieu ne lui avait pas accordé la grâce de la foi. «Vous signez-vous parfois? — Très souvent ! Et il m’arrive tout aussi souvent de m’agenouiller et de prier. Je me rends très peu à l’église, parce que je ne suis pas pratiquant. Je ne vais qu’à celle de mon petit village de Cadaquès, et encore, c’est pour donner le bon exemple au peuple…»

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dimanche 13 novembre 2016

races

Magie des grandes races, et magie tout autant des menues racelettes intermédiaires et marginales.

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samedi 12 novembre 2016

Frazer et le feu

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Je feuillette un livre intéressant, que je n’ai pas envie de lire, les Mythes sur l’origine du feu, de sir James Frazer (1854-1941), grand mythomane, si l’on peut ainsi nommer un homme qui a passé sa vie à collecter les mythes. Je vois que l’ouvrage avait été traduit par Michel Drucker (un homonyme, je suppose). Je le feuillette avec la nostalgie de l’époque lointaine où je possédais moi aussi quelques manuels d’anthropologie de cette Petite Bibliothèque Payot. Je ne sais plus quand je les ai donnés, vendus, ou perdus. En parcourant la conclusion, je comprends que Frazer divise l’histoire de l’humanité en trois âges, sous ce rapport : l'âge où les hommes ignoraient l’usage ou même l’existence du feu, celui où ils ont appris à s’en servir, sans savoir le produire, celui enfin où ils ont pu en faire à volonté. La deuxième phase me fascine, celle où l’on ne possédait que du feu de récupération, précieuse oeuvre de la nature, qu’il fallait sans doute conserver et entretenir avec grand soin. A la troisième, tout paraît joué, le progrès banalise la chose, il n’y a plus qu’à inventer la roue, l’écriture et l’ordi. Je lis dans Wiki que Frazer, né roturier, fut anobli en 1914. Je suis sûr qu’il le méritait.

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vendredi 11 novembre 2016

sur Donald et Hillary

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J’ai entendu des experts expliquer cette imperfection du système électoral américain, que s’agissant d’un suffrage indirect, dans lequel l’électorat général n’élit que de grands électeurs, qui désignent à leur tour le président, il peut se produire une distorsion de la volonté populaire, telle que le gagnant soit élu par la majorité des grands électeurs, tout en étant minoritaire dans les voix de la base. Cela fait penser à ce qui se passe en pire dans les élections législatives françaises, où par le jeu des alliances, un parti minoritaire peut obtenir beaucoup plus de députés qu’un autre parti minoritaire, tout en ayant obtenu beaucoup moins de voix. Voir aussi ce qui arrive quand les «représentants» du peuple adoptent des lois, qui seraient refusées par la majorité du peuple s’il était consulté par référendum. Ces experts estimaient vraisemblable que Donald Trump perde à ce jeu, et que Hillary Clinton remporte la présidence en gagnant une majorité de grands électeurs, mais en étant minoritaire en voix. C’est le contraire qui s’est produit, Trump ayant gagné une confortable majorité de grands électeurs, tout en restant semble-t-il légèrement minoritaire en voix (quelque 0,2 %). Il y a là une petite injustice, dont on peut penser qu’après tout elle compense l’énorme injustice du traitement médiatique, les grands médias ayant pris parti quasi unanimement pour Clinton et contre Trump, ce qui n’était pas équitable. Et ce dernier a eu d’autant plus de mérite à s’imposer dans un contexte aussi déloyal.
Les meetings de Trump vont me manquer. Heureusement qu’on peut se les repasser sur YouTube. Il a certes du bagout dans les entretiens, mais c’est vraiment dans la harangue des foules qu’il sait déployer toute la puissance de l’upper-beauferie, qui fait son charme. Je me souviens qu’il y avait deux types de meetings, ceux où il commençait calmement puis allait crescendo pour finir en hurlant, et ceux où il était en pleine forme, les meilleurs, où il gueulait du début à la fin. Pour tout avouer j’aime bien aussi la voix nette et autoritaire de sa rivale Hillary, une autre forte personnalité, même si je ne partage pas ses idées.

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mercredi 9 novembre 2016

le candidat du peuple a gagné

 

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Dieu a dû entendre mes prières, et celles de quelques autres, car enfin mon candidat favori est élu président des Etats-Unis d'Amérique, au moment où j'y croyais de moins en moins fermement. J'ai beau savoir que le métier des journalistes consiste principalement à mentir, je m'étais laissé bourrer le mou dernièrement et je finissais par croire à la sondagerie, qui s'est avérée une fois de plus être l'anti-baromètre parfait, annonçant avec assurance l'inverse de ce qui va se produire. J'espère que Donald ne me décevra pas, mais je n'ai pour l'instant aucune raison de douter de lui. En tout cas ce jour d'élection m'apporte déjà la grande satisfaction de voir la tronche démoralisée des journalistes. Il faut dire que cette fois-ci, ils se sont bien plantés. Je me disais l'autre jour que ceux de RTL, que j'écoute assez souvent, ont tous été à 100 % contre Trump, depuis un an et demi que dure la campagne, ce qui n'est pas très équitable, ni déontologique. Eux et le reste de la médiaterie se prennent maintenant un grand coup de réalité dans la gueule, et ça ne leur fait pas de mal...

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vendredi 4 novembre 2016

indignez-vous

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Je ne serais pas allé le chercher, mais je suis tombé sur un exemplaire du fameux Indignez-vous! de Stéphane Hessel, qui avait fait tant de bruit à sa parution, en 2010. Ce n’est pas vraiment un livre, à peine une livrette : si l’on enlève les pages d’emballage, les notes et la postface, il reste un article de quatorze pages. C’est un petit précis d’humanisme moderne à la portée des écoliers, cette espèce de christianisme laïcisé qui sert aujourd’hui de catéchisme politiquement correct. On y trouve un condensé de platitudes («L’intérêt général doit primer sur l’intérêt particulier» (ceux qui ne sont pas d’accord, levez la main!)) et de prêchi-prêcha socialiste. Il faut nous indigner, explique Stéphane (quelle bonne idée : on n’y aurait jamais pensé!), par exemple du «traitement fait aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms», mais surtout pas des problèmes créés par eux. Il pense que la cause du fascisme a été que «les possédants, avec leur égoïsme, ont eu terriblement peur de la révolution», mais semble ignorer que les «possédants» n’ont pas été les seuls à avoir peur, ni à déguster la tyrannie abjecte exercée par la nouvelle classe de possédants mise en place par ladite révolution. Son grand maître à penser a été Sartre, le «philosophe» de la liberté, qui a bien mollement mis en pratique sa théorie de l’engagement quand l’occupant nazi était là, et qui a ensuite été un parfait collabo de la terreur communiste. Hessel s’attarde spécialement sur le triste sort des Palestiniens, et c’est une indignation que je partage avec lui, on ne peut pas être en désaccord sur tout. Mais je n’avais pas non plus besoin de lui pour y penser.

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jeudi 3 novembre 2016

RoRoRo

En considérant une carte, je me suis avisé de l’étrange ressemblance entre les noms des trois principales villes portuaires de mon département natal, dotés de la même première syllabe : du nord au sud, La Rochelle, Rochefort, Royan. Ce Ro-Ro-Ro me fait penser à la collection de livres de poche allemands "rororo", ainsi nommée par abréviation de la formule Rowohlt Rotations Romane (un germaniste de mes lecteurs saurait-il dire au juste comment traduire cela : Romans imprimés de chez Rowohlt?). Voilà un trait commun inattendu entre la Charente-Maritime et le Schleswig-Holstein. Ca n’est pas très facile à caser dans une conversation, mais qui sait.

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mercredi 2 novembre 2016

pilou hé

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Le souvenir m’est revenu subitement d’une chanson que j’entendais dans mon enfance, le Pilou Pilou hé de Gilbert Bécaud (1959). Je n’avais pas réécouté, je n’avais pas seulement repensé depuis des décennies, je crois, à cette oeuvre assurément démodée. Je ne m’en rappelais que les premières lignes : Pilou, Pilou, Pilou hé / Moi j’attends le jour où j’irai / Au pays qu’a un joli nom… J’apprends maintenant que le parolier était un certain Louis Amade, haut fonctionnaire de police, comme quoi tout existe. Il y a une sorte de gaité naïve propre à l’époque dans ce rythme jazzy, et dans la simplicité du texte. Je ne sais ce que veut dire Pilou, qui semble être le nom du destinataire. Il est bien que le «joli nom» du pays ne soit pas précisé, qu’il reste dans le flou du non-dit.

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