Journal documentaire

lundi 27 juin 2016

poignée

La poignée de main est un geste parfait, qu’aucune simagrée ne saurait remplacer.

Posté par Ph B à 22:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


vendredi 24 juin 2016

nu

L’adjectif «nu» est si bref et abrupt, qu'il répugne au diminutif : on n’est jamais nuet, ou nuette.

Posté par Ph B à 09:55 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 21 juin 2016

bordeaux, ses maires et ses ruisseaux

1183-1958-blason-bordeaux

En cherchant des renseignements sur Bordeaux, je suis tombé sur la liste de ses maires. On en compte maintenant quelque 240, depuis 1208. Le plus durable aura sans doute été Chaban, qui a occupé le poste pendant presque cinquante ans (1947-1995). En épluchant la liste, je me suis aperçu que bien des noms, qui jusqu’alors n’étaient pour moi que des noms de rues, étaient en fait ceux de maires, surtout du XIXe siècle (Lafaurie de Montbadon, Gourgue, David Johnston, Duffour-Dubergier, Antoine Gautier…). Mais c’est parmi ceux du XIIIe siècle que j’ai trouvé les plus curieux : Jean de Lalinde, Thomas de Sandwich, Vital Pansa…
Par ailleurs je m’interroge sur le nom d’une des deux rivières sur l’embouchure desquelles la ville a été fondée : la Devèze, qui coule depuis Mérignac (l’autre étant le Peugue, venant de Pessac). Elle donne son nom à la rue de la Devise. J’avais entendu dire et je voulais bien croire que ce nom, comme celui d’autres cours d’eau, venait de ce qu’elle avait servi à diviser, c’est à dire à marquer la limite entre des territoires (la Devise est ce qui distingue). Mais je lis dans Wiki que Devèze dériverait du latin Defensum, qui «se disait autrefois d’un bois et plus souvent d’un pâturage communal dont l’utilisation était interdite et règlementée» (l’explication n’est pas sourcée). Voilà qui change tout, et je ne sais qu’en penser.

Posté par Ph B à 23:05 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 19 juin 2016

taille

Il vaut mieux tailler les feuillus caducs en hiver, quand ils n’ont plus de feuilles : parce qu’on voit mieux quelles branches couper, parce que la masse de déchets est moindre, et parce que les branchettes seront plus faciles à utiliser si l’on veut en faire du fagot. Pour les persistants (houx, laurier, arbousier etc), qui ont toujours autant de feuilles, il peut sembler que la saison importe peu, mais il faut songer qu’en été ils sont bourrés d’insectes.

Posté par Ph B à 08:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 18 juin 2016

la vicomtesse d'eristal

Unknown

Bien que n’ayant encore jamais lu ni vu de pièces de Jean Anouilh, j’étais curieux de connaître ce qui semble être la seule oeuvre autobiographique publiée par ce natif de Bordeaux, La vicomtesse d’Eristal n’a pas reçu son balai mécanique, sous-titrée Souvenirs d’un jeune homme (La Table Ronde, 1987 (année de sa mort)), que l’on m’a aimablement offerte. La formule bizarre du titre est l’énoncé d’un message reçu alors que le jeune homme était préposé aux réclamations dans un grand magasin. L’auteur raconte là ses premiers emplois, ses débuts de dramaturge, ses années de guerre, et quelques autres souvenirs de théâtre. J’ai l’impression que l’intention principale d’Anouilh est de répondre, tardivement, aux accusations qui ont été portées contre lui à la Libération. Sans être un franc collabo (ni plus ni moins qu’un Sartre, mais celui-ci avait le grand avantage d’être communiste), il n’a pas non plus été un grand admirateur de la Résistance, et moins encore de l’Epuration. Ce livre badin n’a rien d’extraordinaire, mais il est agréable et intéressant.

Posté par Ph B à 09:19 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,


vendredi 17 juin 2016

guérilla

La guérilla c’est la guerrille, la guerrette, la petite guerre, la guerre petite, celle en effet où rien n’est grand.

Posté par Ph B à 08:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 15 juin 2016

réaction

Contre les excès du féminisme fanatique, organiser une Guy Pride?

Posté par Ph B à 07:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 14 juin 2016

enveloppe

img154

Pour le Voyage de Mocquet, j'ai reçu entre autres commandes celle d'un calligraphe spécialisé dans l'occupation de l'espace.

Posté par Ph B à 09:26 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 13 juin 2016

sur dutourd

jean-dutourd-casse-pipe-T-WNqGGE

«Parler littérature est le plus charmant entretien que puisse procurer la civilisation.» C’est là une des phrases les plus aimables du recueil de Jean Dutourd, Contre les dégoûts de la vie (Flammarion, 1986, page 24). Une des plus acides est celle où il approuve «cette force exaspérante qu’est le bon sens, contre quoi l’on ne peut rien, sinon dire des injures ou monter des machines de guerre» (p 214). En évoquant dans une même note, voilà quelque temps (le 27 avril), ce livre et les Historias del barrio de Gabi Beltrán, j’avais le sentiment de rapprocher ainsi deux personnalités bien différentes. Cela d’autant que l’académicien, en certain point de son ouvrage, ne cache pas son peu d’estime pour la bande dessinée. Il y a pourtant un trait commun aux deux auteurs, la confidence récurrente de leur nostalgie pour une activité solitaire et secrète de leur enfance : la lecture. J’aime bien chez Dutourd son goût répété pour ce que le style peut avoir de «moelleux», et sa façon vieillotte de s’exclamer : Dame!

Posté par Ph B à 22:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 10 juin 2016

rien

thumbnail_20160604_205728

L’approche de mon soixantième anniversaire, qui était lundi dernier, m’a déprimé pendant plusieurs semaines, moi qui n’ai déjà pas besoin de ça. Je redoutais l’échéance, et finalement ce fut un non-événement à peu près parfait, tout à fait surmontable. Un dîner en tête à tête avec mon coach, les hommages d’une vingtaine de correspondants, et le tour était joué, il n’est pas si difficile de survivre.
Une bonne chose, pour m’aider à surmonter l’épreuve, a été que j’ai enfin réussi, dans les jours précédents, à publier le Voyage de Jean Mocquet, que j’attendais depuis longtemps. Il a fallu me battre pendant bien cinq mois contre le destin, qui ne levait pas le petit doigt, car pendant tout ce temps, du côté de l’imprimerie, l’on était malade, puis sourd-muet, puis en déménagement, et je finissais par désespérer (contrairement à ce qui est indiqué dans l’ouvrage, il n’a pas été imprimé en avril, mais à la mi-mai) mais enfin nous y sommes arrivés. La livrette me plaît assez, et elle éveille quelque intérêt dans le public, ce dont je me félicite d’autant plus que, comme d’habitude, je ne bénéficie d’aucune publicité, d’aucun lancement, bref d’aucun appui.
La campagne d’annonces par mail que j’ai menée a été l’occasion de revisiter mes messageries et de faire du ménage dans mon carnet d’adresses. Comme il y avait longtemps que je ne m’en étais pas occupé, j’ai été amené plus d’une fois à me demander ce que je devais faire des adresses des disparus. J’ai pris l’option d’effacer seulement leur numéro de téléphone et leur e-mail, mais de conserver leur nom et ce qui fut leur adresse physique, en souvenir.
Je suis maintenant curieux de savoir ce que l’on aura pensé du petit livre. En le relisant une énième fois, j’y repère deux demi-erreurs que je corrigerais, s’il y a un jour un deuxième tirage. D’une part, dans une parenthèse de la page 5, j’aurais dû me référer aux pages 25-26 (de la présente édition), et non aux pages 102-103 (de l’édition originale). D’autre part, j’aurais pu intituler plus simplement Calendrier, et non Chronologie, la liste des dates du voyage mentionnées explicitement dans le texte (p 63). J’ai laissé en l’état quelques obscurités du récit, comme cette tournure de la page 7, quand, après que le bateau a fait demi-tour pour essayer de retrouver un homme tombé à la mer, l’auteur dit «mais en arrivant au lieu où il était tombé, nous ne trouvâmes que son haut de chausse, parce qu’il venait de dessus le bord». Qu’est-ce à dire, au juste? Sur ce point comme sur d’autres, quelqu’un m’apportera peut-être de nouveaux éclairages.

Posté par Ph B à 10:39 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 5 juin 2016

feu

C'est toujours pour moi un grand sujet de satisfaction, quand j'arrive à démarrer mon feu avec une seule allumette.

Posté par Ph B à 16:43 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 31 mai 2016

chirpa

J'ai rêvé qu'une voiture était immatriculée CHIR-PA-35. Je voyais distinctement la plaque. 35, c'est Rennes, me disais-je. En me renseignant ce matin, j'apprends que Chirpa est le nom d'un personnage de cinéma fantastique, dont je n'avais jamais entendu parler, et qui ne me donne pas envie d'en savoir plus.

Je fais une cure de Jean Lebrun, en écoutant des podcasts de sa Marche de l'histoire pendant mes repas. Il a des côtés politicorrects un peu agaçants, mais sans cela il ne pourrait certainement pas officier sur France Inter, et son émission est assez instructive et variée : la Révolution culturelle, Jean Yanne, Port-Royal, Axel de Fersen, Walesa, Alain Decaux, Jean Genet...

Posté par Ph B à 06:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 30 mai 2016

la vie sexuelle de catherine m

la-vie-sexuelle-de-catherine-m

La vie sexuelle de Catherine M, parue voilà quinze ans, mais que je viens seulement de découvrir dans une édition de poche d’occasion, peut étonner à plus d’un titre. D’abord parce qu’il n’est pas commun de consacrer tout un livre à ce genre de confession, c’est un bel exercice de franchise. Ensuite parce que de telles confidences sont plus inattendues, venant de la directrice d’une revue aussi peu folichonne qu’Art Press. Enfin parce que la vie sexuelle en question n’est pas banale, mais il est vrai que si l’on en fait le sujet d’un volume entier, c’est qu’on a de la matière. Quelle vitalité! Catherine Millet a pratiquement tout essayé, tout pratiqué, tout accepté, à tout moment, dans tous les coins, dans toutes les positions et «avec plein de monde» (page 69) : des amants innombrables, successifs ou simultanés, dont pas mal d’inconnus rencontrés lors de vastes orgies, ou de séances d’abattage anonyme en série. Voilà un ouvrage divertissant à lire, hormis quelques passages théoriques assez opaques, auxquels je préfère de brèves réflexions comme cette remarque en passant, à propos de ses masturbations d’adolescente, que «Même lorsqu’on ne vous a rien dit, vous savez d’instinct quelles activités doivent être cachées» (132). Le livre est écrit avec un vocabulaire franc mais varié, dans un style qui me donne la même impression de beauté froide que le corps de l’auteur, en photo sur la couverture, un style sans faute mais pas toujours sans fadeur. Je trouve une certaine grâce à quelques passages, comme le souvenir de la première fois où elle a sucé une bite («c’est peut-être dès ce moment-là que j’ai appris à me sortir de l’embarras en plongeant le visage vers l’entrejambe et en prenant la queue dans ma bouche», 12) ou la scène amusante où elle copule à l’improviste avec deux partenaires, dans la remise d’un musée (172 sq). J’ai quelques points d’accord avec Catherine, par exemple elle aime être prise comme j’aime prendre, en levrette j’avoue (89). Mais si le livre se lit dans l’ensemble sans ennui, je dois dire que le genre de vie qu’il présente me laisse perplexe et ne me fait guère envie. Le libertinage, par exemple : c’est à mes yeux une option tout à fait légitime, mais je pense qu’il faut choisir, vivre en libertin ou vivre en couple, pas les deux à la fois. Comment elle et son mari supportent-ils cette promiscuité, cette volagerie incessante? Elle laisse entendre que ça ne va pas toujours sans mal, et l’on peut s’en douter. Pour ma part je suis bien aise de n’avoir pas à endurer ce genre d’inconfort affectif, sans compter l’aspect hygiénique : coucher à droite et à gauche ne va pas sans risque, mais cette dame ne s’en alarme pas plus que ça et se résigne à constater que la chaude-pisse est «la fatalité partagée de ceux qui baisent beaucoup» (18). Quelle perspective! L’amour à plusieurs, aussi : depuis longtemps il m’est avis qu’en la matière, dès qu’on est trois, on est trop, mais l’auteur au contraire s’en accommode assez volontiers. Et puis il y a chez elle un goût de la souillure, peut-être hérité de la mythologie georges-bataillesque et de l’idéologie soixante-huitarde, qui m’est totalement incompréhensible. Cette joie de la pisse, cette capacité à lécher le cul d’hommes crasseux, etc, avec la conviction de «s’élever au-dessus des préjugés» (161), non, non, non, par pitié. Je n’aurai qu’un mot : pouah! Mais enfin, tant que ces fantaisies se déroulent entre adultes que cela amuse, après tout… Quoiqu’il en soit, il est certain que ce livre, entre ce qu’il peut avoir de pittoresque et de repoussant, ne laisse pas indifférent.

Posté par Ph B à 16:13 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 29 mai 2016

maison fun

Une devise potentielle, pour la Maison Fun, je veux dire la Maison Funéraire : Funérarium, Sweet Home!

Posté par Ph B à 19:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 28 mai 2016

ma vie palpiteuse, suite

Coq_Gaulois_2016

Un des bons côtés de l’enfer capitaliste français, c’est que je ne suis pas mal servi en matière de congés. Ne travaillant que quatre jours par semaine, du lundi au jeudi, il me suffit de poser quatre jours de congé pour être dix jours en vacances, avec les deux week-ends. Je suis donc au vert à la Croix, pour quelque temps.

Comme tous les ans, le printemps m’accable. Quelle exubérance, quelle énergie, quel désordre. Surtout dans un jardin à la terre argileuse hyper-fertile, où je n’avais pas mis les pieds depuis trois semaines. Il y a des moments où, si j’en avais les moyens, mes outils de jardinage préférés seraient le bulldozer, la bétonneuse, le lance-flammes, et le rouleau compresseur.

J’avais emporté avec moi le Diario de 360°, de Luis Goytisolo (le cadet des trois frères écrivains humanistes). C’est soi-disant un roman, en fait pour l’essentiel une série de fragments d’essais, avec quelques vagues passages de fiction, l’ensemble étant présenté comme les notes quotidiennes d’un journal tenu pendant un an, de mars à mars. Je pensais que ça m’intéresserait, au moins par endroits, mais j’ai eu beau feuilleter, tout m’ennuie là-dedans. Je suis incapable d’en lire une page entière.

Contrairement à son habitude, la Poste vend en ce moment une série de timbres pas idiots, ni laids, le carnet de douze Coqs de France, paru à l’occasion du Salon de l’Agriculture. Je n’en avais pas vraiment besoin, mais je l’ai acheté pour le fun. Le nom des douze races est déjà un régal : Barbezieux, Bourbonnais, Gaulois, Gournay, Coucou de Rennes, Faverolles, Alsace, Bresse, Meusien, Marans, Gâtinais, La Flèche. Mais surtout les jolis dessins colorés, sur fond blanc, font plaisir à voir. Ni le carnet, ni le site de la Poste ne se donne la peine de nommer l’artiste. Il faut regarder les timbres au compte-fils, pour voir qu’ils sont signés par l’illustrateur (Henri) Galeron.

(«Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, “franchouillard” ou cocardier, nous est étranger, voire odieux.» Bernard-Henri Lévy, revue Globe, 1985).

Posté par Ph B à 09:07 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 27 mai 2016

brûler des pneus

Brûler des pneus est un délit vraiment nuisible et stupide. Celui qui se le permet est un barbare fou furieux. Je ne peux croire un instant qu'il éprouve le moindre intérêt pour le bien commun.

Posté par Ph B à 07:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 24 mai 2016

Mocquet voyage

Sur le voyage de Jean Mocquet en Guyane.

img153

 L’explorateur français Jean Mocquet a publié en 1617 un épais volume, contenant le récit de ses six Voyages en Afrique, Asie, Indes Orientales et Occidentales. Le livre a été réédité deux fois au XVIIe siècle, et une fois encore au XIXe. A la fin du XXe siècle, un éditeur de Paris a repris le texte du quatrième récit, celui du Voyage à Mozambique et Goa

Pour ma part , je me suis intéressé à la deuxième expédition de Mocquet, la seule qui l’ait conduit dans le Nouveau Monde. Parti de Cancale, l’auteur aborde au Rio de Oro et aux îles du Cap Vert, puis gagne l’Amérique du Sud, où il séjourne quelques semaines dans ce qui est l’actuelle Guyane (à l’embouchure de l’Oyapock et à la «rivière de Cayenne»), enfin parcourt les Caraïbes (Tobago, Trinidad, Testigos, Margarita, îles Vierges, Porto Rico) avant de rentrer en Europe. 

J’aime beaucoup cette brève relation, qui n’est peut-être pas un texte capital, mais ne manque ni de charme, ni d’intérêt. Mocquet rapporte sans façons, sur un ton léger et sincère, ses souvenirs, ses anecdotes. Avec le franc parler de l’honnête homme de son temps, il admire ce qui lui paraît admirable et déplore ce qui lui paraît déplorable, dans le comportement des Indiens qu’il a fréquentés, comme dans celui des Européens. Il a des notations précises, et transcrit par exemple plusieurs mots du vocabulaire caribe, dont on peut aujourd’hui vérifier l’exactitude. Il a de belles trouvailles de langage : ainsi, c’est la première fois que je vois un chroniqueur utiliser le terme judicieux de «halle», pour désigner les grandes huttes collectives des indigènes. Il y a dans son histoire quelques passages amusants, d’autres dramatiques, enfin différents traits qui me l’ont rendu attachant.

J’ai cherché un éditeur pour ce bon document, et j’ai failli en trouver, mais enfin comme la quête s’annonce longue et incertaine, j’ai décidé, en attendant mieux, de faire imprimer à mes frais une centaine d’exemplaires de ce Voyage aux Indes Occidentales (Guyane et Caraïbes) en 1604. L’objet se présente comme un livret de 64 pages de format A5 (14,5 x 21 cm). Le texte est illustré des huit gravures originales, et publié dans une version à peine modernisée (orthographe, quelques tournures) à seule fin d’en faciliter la lecture. Je l’ai complété d’une introduction, de notes, de deux index (noms de personnes et de lieux) et d’une chronologie. Aux curieux que cela tente, je vends cet ouvrage pour la somme de 5 euros (+ 2 euros de port, soit 7 au total, si l’on souhaite se le faire livrer par correspondance), payables de préférence par chèque, par virement à la Banque postale, ou par transaction primitive (un billet de 5 euros et environ 2 euros en timbres). (Possibilité de payer sur le compte Paypal de mon aide de camp, dont je peux transmettre les coordonnées).

Par commodité, veuillez adresser les commandes postales à mon adresse professionnelle :
Philippe Billé,
Bibliothèque ibérique,
Université Bordeaux-Montaigne,
33607 Pessac Cedex.

Posté par Ph B à 07:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 22 mai 2016

question sur cantu

Dans un article sur Bordeaux qu'un copain m'a passé, Henri Calet déclarait (en 1955) que "l'historien italien César Cantu avait vanté la joliesse des femmes de la capitale de la Guyenne". Par hasard quelqu'un saurait-il me dire où trouver la citation exacte de Cantu?

Posté par Ph B à 09:54 - Commentaires [2] - Permalien [#]

samedi 21 mai 2016

marseille

Il faudrait un prix réservé aux journalistes capables d'écrire un article entier sur Marseille, sans nous bassiner avec la "cité phocéenne".

Posté par Ph B à 23:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 20 mai 2016

oisellerie de saison

spatule

Un beau jour du début de ce mois, séjournant près du Bassin, chez mon aide de camp, j’ai vu passer dans le ciel un vol d’une dizaine de grands oiseaux, des échassiers dont la silhouette ne m’était pas familière. Le détail surprenant était leur long bec élargi au bout : ce ne pouvaient être que des spatules. Je pensais qu’il ne s’en trouvait qu’à l’extrême Sud et à l’extrême Sud-Est du continent, mais j’ai eu confirmation qu’il en vient en effet par ici maintenant.

Sous un des bûchers, entre le mur de planches et une gerbe de branches qui y était suspendue à un clou, des merles ont trouvé moyen de faire un nid. Quand nous l’avons découvert, il était encore vide. Il y eut bientôt deux oeufs bleus. J’ai lu que les pontes peuvent en compter jusqu’à six, nous avions donc affaire à un ménage modeste. Du coup nous n’osions plus trop passer dans le coin, ou alors sur la pointe des pieds, par peur de déranger. La merlette s’en accommodait, nous regardant sans broncher, elle avait dû comprendre que nous n’étions pas hostiles. Un seul oeuf a éclos, il n’y eut qu’un merleau, grossissant à vue d’oeil. Puis il a quitté le nid. Je l’ai d’abord retrouvé à quelques décimètres de là, planqué parmi les branchettes de fagot. Puis plus rien. Espérons que tout va bien.

Posté par Ph B à 08:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,