Journal documentaire

samedi 22 septembre 2018

VOIR ROUGE

Armée rouge
Baton Rouge
Béret rouge
Boue rouge
Boulet rouge
Carton rouge
Chapeau-Rouge
Chiffon rouge
Chou rouge
Croix-Rouge
Drapeau rouge
Fer rouge
Feu rouge
Fil rouge
Fourmi rouge
Fruits rouges
Garde rouge
Globule rouge
Haricot rouge
Infrarouge
Khmers rouges
Lanterne rouge
Lumière rouge
Mer Rouge
Montrouge
Morne-Rouge
Moulin Rouge
Mouron rouge
Ocre rouge
Peau-Rouge
Perdrix rouge
Place Rouge
Planète rouge
Poisson rouge
Tapis rouge
Téléphone rouge
Viande rouge
Vin rouge

Posté par Ph B à 16:08 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,


mercredi 19 septembre 2018

vieux maître

Qu'advient-il du vieux maître maintenant sans famille et impotent, entouré d'esclaves en pleine forme?

Posté par Ph B à 06:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 18 septembre 2018

journal et index

Voici enfin prête la version pdf de mon Journal documentaire de 2017.
J'aimerais autant le publier sous forme de livre en papier.
Quelqu'un a-t-il des suggestions à ce sujet?
J'ai aussi mis à jour l'index général de mes journaux.
Ils restent consultables sur cette page.

Posté par Ph B à 05:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 16 septembre 2018

tourisme

220px-Bordeaux_-_Juillet_2012_(73)J'aime bien faire du tourisme mais je n'aime pas beaucoup me déplacer. Aussi pratiqué-je plus volontiers le tourisme de proximité, je me promène autour de chez moi. Ainsi jeudi après-midi en rentrant du travail (mon nouvel emploi du temps me met en week-end le jeudi vers midi) je suis resté dans le tram jusqu'à l'arrêt Cité du Vin, pour aller visiter l'Intermarché du cours Edouard Vaillant, dont j'avais repéré l'existence dans des documents. La découverte d'un nouveau supermarché est toujours pour moi une expérience initiatique très appréciable. Mais à l'extérieur le bâtiment est aussi laid que la maison voisine est élégante, avec son balcon arrondi. De là je suis passé par des rues secrètes pour reprendre le tram à l'arrêt Hangars, où se trouvent deux des plus belles façades des quais, l'une en pierre et en briques, l'autre dotée d'un balcon au soubassement joliment bosselé. Samedi à midi je me suis rendu sur la rive droite, place Stalingrad, où m'attirait la tenue d'un marché vegan & veggie. A vrai dire je fus un peu déçu, il n'y avait pas grand chose et tout était cher. J'ai quand même acheté pour me sustenter un sandwich aux légumes savamment fermentés par les soins d'une jeune artisane. Hélas il ne m'a pas bien calé, je ne lui ai trouvé aucun goût et il m'a donné des gaz, si bien qu'ensuite j'ai passé une bonne partie de l'après-midi à péter dans les rues de Bordeaux, qui n'avaient déjà pas besoin de ça. Mais enfin je me suis bien promené. Et ce matin, profitant des «journées européennes du patrimoine», j'ai visité le Grand Théâtre, où jusqu'alors je n'étais jamais entré qu'une fois dans le vestibule. Je n'avais pas prévu qu'il y ait une telle affluence. Nous étions toute une foule de curieux, à progresser lentement par les escaliers et les salles, suivant un itinéraire rigoureusement balisé. J'ai remarqué que l'Afrique était totalement absente de ce long cortège. L'architecture et la décoration du bâtiment justifient sa grande réputation, mais le meilleur moment fut pour moi celui où nous débouchâmes sur la terrasse en haut de la façade, où sont installées douze statues de déesses et de muses, et d'où l'on a une belle vue sur la place de la Comédie, les allées de Tourny et l'accès aux Quinconces. Je n'aurais jamais pensé me trouver un jour là. 

Posté par Ph B à 22:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 15 septembre 2018

antiquités du mexique

J'ai regardé une vidéo où une certaine Sarah Clayton, archéologue au Mexique, fait un exposé puis répond aux questions du public. Elle évoque entre autres la découverte de squelettes aux mains attachées dans le dos, devers Teotihuacán, dans une fosse commune. Je remarque le moment étrange (dans la 44e minute et la première moitié de la 45e) où une dame demande avec une incroyable naïveté s'il se pouvait que ces gens aient eu les mains liées en signe de respect (these people with their hands tied, was it a sign of respect?). L'archéologue se sent alors tenue de préciser, comme elle ne l'avait pas fait jusqu'à présent, qu'il s'agissait sans aucun doute d'un massacre, et que les victimes avaient probablement été enterrées vivantes.

Posté par Ph B à 07:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


vendredi 14 septembre 2018

grammaire latine

Morisset, Précis de grammaire latine_0000

Ce qui me plaît vraiment, dans le Précis de grammaire des lettres latines de chez Magnard (édition 1994), plus encore que la clarté des chapitres (oui, ce manuel remonte aux époques où la grammaire était faite pour expliquer les choses, non pour les embrouiller), ou le choix des illustrations (le profil d'Auguste est si bien gravé, sur un denier d'or, que l'on a envie de passer les doigts dans sa chevelure (p 193)), c'est que certaines phrases, parmi celles imprimées en noir, le sont en orange ou en bleu. Cette coquetterie m'égaie, j'ai bien besoin de ça.

(On peut feuilleter l'ouvrage ici).

Posté par Ph B à 06:54 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 13 septembre 2018

Elon cause avec Joe

images

«Quand as-tu réalisé que tout le monde n'était pas aussi intelligent que toi? - Quand j'avais cinq ou six ans» répond Elon Musk à Joe Rogan en sirotant un whisky dans l'émission Joe Rogan Experience. L'émission, la 1169e du nom, dure 2 h 37 et a déjà été vue 11 millions de fois en l'espace de huit jours. Elon Musk, qui porte un T-shirt «Occupy Mars», est un entrepreneur et ingénieur né en Afrique du Sud, naturalisé canadien puis américain. Il a vendu son premier programme de jeux vidéos à l'âge de onze ans. Depuis il a fabriqué des voitures, des fusées, des robots, des tunnels et des lance-flammes, il a co-fondé PayPal, il a fait partie des conseillers de Trump, il veut installer sur Mars une colonie d'un million d'hommes, et il a accumulé une fortune de vingt milliards de dollars. La première pensée qui me vient à l'esprit, quand je vois ce genre de type, c'est qu'on est tous égaux.

Posté par Ph B à 00:59 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 12 septembre 2018

jeunes troupeaux

Il fut peut-être un temps où les étudiants étaient plus adultes que les nouveaux bambins qui nous arrivent. L'université leur consacrait hier une journée d'accueil, pour les acclimater en douceur. Ils erraient en troupeaux par les couloirs, ou se réunissaient dans la cour centrale. On leur avait installé quelques stands édifiants : jus d'orange à prix libre, Lutte ouvrière, Transphobie, lutte contre les inégalités... Ils baignaient dans la propagande avant même que d'avoir suivi leur premier cours. 

Posté par Ph B à 05:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 11 septembre 2018

perse

1003670-Saint-John_Perse

Je feuillette Saint-John Perse, qui tantôt m'épate et tantôt me saoule. Dans son anthologie de chez Seghers, Alain Bosquet a isolé à la façon d'aphorismes, sous le titre «Choix d'images», de belles formules tirées des oeuvres de Perse. Je les préfère aux textes entiers. Et certaines tombent comme des alexandrins. «La mer, entre les îles, est rose de luxure.» «Mon cheval arrêté sous l'arbre qui roucoule.» «Equinoxe d'une heure entre la terre et l'homme.» «Et déjà la journée s'épaissit comme un lait.»

Posté par Ph B à 00:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 10 septembre 2018

arc-en-ciel

Après la Bêtise au front de taureau, la LGBTise au front de licorne.

Posté par Ph B à 06:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 9 septembre 2018

commentaires

En examinant les compteurs, dans la chambre des machines de mon blog, je contemple ce beau chiffre : il a maintenant recueilli exactement 3000 commentaires.

Posté par Ph B à 04:41 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 8 septembre 2018

poème de nuit

Cette nuit j'ai rêvé que j'écrivais un poème. Ou du moins que j'en avais l'intention. J'avais vu des poétesses lire en public de ces vers libres sans mètre ni rime, de la poésie facile mais pas sans grâce. Je voulais à mon tour écrire un tel poème, comme ces filles, un peu pour me foutre de leur gueule, mais dans le fond pas tant que ça. Le poème commençait par «Cette nuit j'ai rêvé que j'écrivais un poème...»

Posté par Ph B à 07:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 7 septembre 2018

abattage

J'ouvre un savant Dictionnaire de l'islam (Brepols, 1995). Premier article : «Abattage» (des animaux). On est tout de suite dans l'ambiance.

Posté par Ph B à 04:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

lundi 3 septembre 2018

promenades dans bordeaux

fontaine_wallace

Le hasard a fait que j'ai croisé deux fois Alain Juppé ce week-end. Vendredi matin rue Ferrère, près de l'entrée du Capc. Il sortait d'une voiture qui venait de se garer le long du trottoir. Et le lendemain après-midi vers l'arrêt du tram A, place Pey-Berland. Il avait troqué le costume contre un polo rouge et cédait aux prières d'un passant, qui exigeait l'indispensable selfie.
Samedi avec mon aide de camp nous fûmes visiter les sept fontaines Wallace que l'on peut voir dans Bordeaux. Il y en a trois tout près de chez moi, cours Xavier Arnozan, place Mitchell, et au Jardin Public. Trois autres plus loin dans la ville, place Porto-Riche, place du Général Sarrailh et dans le jardin de la mairie. Enfin une sur la rive droite, place Stalingrad. Ces visites nous avaient été inspirées par l'article que Tim Pike leur a consacré dans son excellent blog Invisible Bordeaux (où l'on trouve aussi, parmi d'autres curiosités, deux reportages sur les horloges publiques bordelaises). Je ne connaissais guère ces fontaines que de nom, je me suis renseigné pour l'occasion dans ledit blog et dans Wikipédia, qui les présente dans une notice et donne par ailleurs une liste exhaustive de celles qui sont réparties dans le pays et dans le monde (il y en a jusqu'au Mozambique !). Les quelque cinquante fontaines installées dans Paris avaient été offertes au XIXe siècle par leur créateur Richard Wallace, francophile anglais, celles de Bordeaux par le philanthrope hébreu Daniel Iffla, dit Osiris, qui a aussi fait construire la synagogue d'Arcachon. Ces fontaines en fonte présentent un heureux mélange d'élégance, de robustesse et d'utilité. Utilité toutefois relative, car seules trois de celles que nous avons vues fonctionnaient (Arnozan, Jardin public, Stalingrad), celle de la place Sarrailh étant d'ailleurs dépourvue de pédale. Ces édicules paraissent identiques, mais j'ai remarqué sur certains l'absence des petites boucles latérales en forme de tête d'éléphant. Toutes les fontaines sont peintes en noir ou en vert foncé, celle de la place Mitchell seule en vert plus clair. Celle du jardin de la mairie, placée sous des arbres, a le toit recouvert de mousse.
Le lendemain, comme nous étions d'humeur touristique, nous profitâmes de la gratuité des musées le premier dimanche du mois pour visiter mon voisin le Capc (Centre d'arts plastiques contemporains) où je n'avais pas mis les pieds depuis peut-être trente ans. Je dois avouer que les expositions temporaires ne m'ont pas époustouflé. Il y avait notamment cet étalage grandiloquent d'énormes blocs de marbre informes, dû au génie vietnamien Danh Vo. Un problème de ces installations est souvent la disproportion entre les moyens déployés (et ce que ça doit coûter) et l'effet esthétique incertain. Problème aggravé en l'occurrence par la majesté du cadre, l'architecture de l'entrepôt Lainé étant à mes yeux plus agréable à contempler que les amoncellements présentés. Quant aux collections permanentes, elles n'étaient pas non plus bien à mon goût. Beaucoup d'oeuvres insipides, certaines même ridicules (je n'ai pas noté les noms). Les seules qui m'ont vraiment plu, mais que je connaissais déjà, sont les lignes de pierre de Richard Long sur la terrasse (plus que ses peintures de boue exposées sur les murs du café) et les peintures de Simon Hantaï

Posté par Ph B à 05:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

jeudi 30 août 2018

coop

439

Nous nous sommes étonnés mutuellement, avec mes voisins anglais, en constatant qu'ils prononçaient distinctement les deux o du nom de l'épicerie Coop, alors que nous autres faisons comme s'il n'y en avait qu'un. C'est du moins ce qui se pratique dans mon entourage, mais je crois que certains francophones prononcent eux aussi Co-op. Pour ma part je dois avouer que même pour le mot entier coopérative, ou coopération, j'ai tendance à synthétiser les deux o.

Posté par Ph B à 06:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 29 août 2018

méditation sur l'avenir

Dans les derniers jours où j'étais à la Croix, j'ai passé une après-midi à faire des collages avec les matériaux récupérés ces derniers mois. J'en ai créé douze. Des visages, des personnages, et deux lettrages. A un moment Jen est passée. Un des visages lui plaisait, je le lui ai offert. Il me restait onze images. Et pendant mes trois premières soirées bordelaises de la saison, j'ai encore composé une série de neuf lettrages. Chacun avec un mot de neuf lettres, disposé en carré, trois lignes de trois lettres, sur le modèle du Rem-bra-ndt que j'avais composé il y a quelques années. Tout cela forme une somme de vingt nouveaux collages. J'aime ce chiffre rond. Ce sont des oeuvres de petit format, entre la carte postale et la carte à jouer, selon mon habitude. Je les scannerai bientôt, si possible. Je songe au peu d'argent, mais de l'argent tout de même, que je pourrais en tirer. Ainsi en ce moment je médite souvent sur les revenus dont je pourrais disposer si j'arrêtais de travailler. Mon travail à la fac ne me nourrit pas mal. Un travail à quatre-vingt pour cent, payé dans les mille cinq cents euros, c'est assez confortable, vu mon genre de vie. Mais il ne m'amuse plus, je pense à le quitter. J'ai maintenant l'âge légal, d'arrêter si je veux. Mais si je me retire, je ne toucherai plus qu'une méchante pension de quatre ou cinq cents euros. Cela serait bien rude, malgré mes habitudes frugales. Si toutefois je venais à opter pour la liberté, et la pauvreté qui irait avec, que pourrais-je trafiquer, pour m'aider à survivre? Vendre mes images, brocanter, négocier mes livres, placer des traductions... Tout cela est bien incertain. En attendant les éventuelles décisions, nous allons continuer de naviguer à vue...

Posté par Ph B à 06:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 26 août 2018

no

No border, no order.

Posté par Ph B à 22:51 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

samedi 25 août 2018

dix choses que je n'aime pas

Je n’aime pas déjeuner au lit.

Je n’aime pas les tabourets de bar.

Je n’aime pas les agrafes.

Je n’aime pas la veste fermée par un seul bouton.

Je n’aime pas les lave-vaisselle.

Je n’aime pas la pâte feuilletée.

Je n’aime pas marchander.

Je n’aime pas que les journalistes marchent en parlant.

Je n'aime pas spécialement l'argot, même si j'en use.

Je n'aime pas les couverts en plastique.

Posté par Ph B à 05:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 23 août 2018

authentique

On devrait peut-être, par précaution, s'abstenir d'acheter tout aliment dont l'emballage porte la mention «Authentique».

Posté par Ph B à 06:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 22 août 2018

ma douche avec une araignée

depositphotos_122412906-stock-illustration-black-spider-on-white-background

Ma douche avec une araignée. L'autre jour dans l'après-midi, comme il faisait bien chaud, j'ai voulu me doucher. En arrivant dans la salle d'eau j'ai tout de suite vu qu'il y avait une araignée dans un coin du bac de douche. Une araignée ni géante ni minuscule, dans les deux centimètres de long, trapue et bien noire. J'ai d'abord pensé m'en débarrasser, peut-être l'écraser tout simplement, puis j'y ai renoncé. Soyons cool, me dis-je, pas de brutalité inutile. J'ai commencé à me doucher. L'eau ne tombait pas directement sur elle, mais elle recevait des éclaboussures qui devaient l'ennuyer. Alors elle s'est mise en mouvement pour se diriger ... vers mes pieds. Je l'ai chassée d'un coup de jet, mais elle est revenue. C'est ainsi, j'ai le bestiole-appeal, mes orteils lui paraissaient un asile convoitable. Cette fois c'en était trop. J'ai orienté le jet de façon à balayer la bête vers le trou d'évacuation, où elle a disparu emportée par le flot. Je  me croyais enfin seul. Mais voilà qu'après quelques instants elle ressort du trou, en pleine forme. Il doit y avoir là-dedans des anfractuosités qui lui avaient permis d'échapper à la noyade. Elle est repartie s'installer dans son coin, l'angle sud-ouest, qui avait sa faveur. Au moins ne s'intéressait-elle plus à mes pieds. J'ai fini de me rincer et suis reparti de la douche avec la satisfaction écologique d'avoir épargné un animal certes répugnant mais probablement inoffensif. Or quelques heures plus tard, en repassant par là, j'ai vu qu'elle était toujours au même endroit, mais son petit organisme était affaissé sur la faïence. Elle avait succombé a posteriori.

Posté par Ph B à 06:38 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,