Journal documentaire

samedi 21 janvier 2017

le 45e président des USA

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Comme j’étais occupé par les soldes et par d’autres affaires, j’ai raté en partie les cérémonies d’intronisation de Donald Trump. Ce n’est pas très grave, car autant je suis fan de Trump, autant je ne suis pas fan de cérémonies, avec leurs flonflons inévitables. La vision de Donald en train de danser un slow sirupeux avec Madame n’était pas très à mon goût, par exemple. Pas plus que les scènes de protestation hystérique, également inévitables, où se manifeste cet espèce de fascisme crasseux (vitres brisées, voitures incendiées, etc) qui a le culot de se prétendre «antifasciste». L’événement était quand même l’occasion de voir de belles images, ainsi les élégants uniformes bleu-blanc-rouge d’une fanfare de Noirs de l’Alabama, venue défiler en hommage au nouveau président, ou la tenue très chic de Melania, lors de la rencontre entre le nouveau couple présidentiel et l’ancien. Monsieur Trump a prononcé un excellent discours de 17 minutes, dont je retiens en particulier cette phrase : «Il est temps de rappeler ce vieux dicton que nos soldats n’oublieront jamais : que nous soyons noirs, bruns ou blancs, un même sang rouge coule dans nos veines de patriotes!» («It is time to remember that old wisdom our soldiers will never forget: that whether we are black or brown or white, we all bleed the same red blood of patriots!») Parmi les quelques décisions prises par Trump avant son entrée en fonction, j’ai bien aimé celle de renoncer à son salaire de président, qui sera versé à des oeuvres de charité, et son refus du projet d’un nouvel avion présidentiel, qu’il jugeait trop coûteux. Il a montré là un sens de la générosité, de l’économie, et de la fermeté, dont j’espère qu’il augure bien de son action future.

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vendredi 20 janvier 2017

slovaques, tillinac, claque

J’ai lu dans le journal qu’un couple de jeunes Slovaques s’emploie régulièrement à ramasser les déchets qui traînent dans leur environnement, et qu’il y a ici et là dans le monde quelques autres «chasseurs d’ordures». Je me sens donc un peu moins seul, quand je pratique à l’occasion cette activité de «cantonnier bénévole» (selon la formule de Thoreau) mais les compagnons sont encore bien rares. Il faudrait que cela prenne l’ampleur d’une mode.

J’ai lu Le Bar des Palmistes, petit livre où Denis Tillinac raconte un bref voyage en Guyane (à Cayenne, et sur les rives des fleuves-frontières, Oyapock et Maroni) en 1988. Cette guyanerie plaisante, mais un peu fade, occupe une soirée.

L’ancien premier ministre Manuel Valls s’est fait gifler par un excité. Malgré toute mon antipathie pour le personnage, ce comportement me paraît inacceptable. Je trouve aussi grave, et peut-être plus que le geste lui-même, l’approbation qu’il recueille chez certains. Il paraît que Mélanchon a désapprouvé cette action, et je lui donne raison. Je suis si rarement d’accord avec lui, que j’ai voulu le noter.

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jeudi 19 janvier 2017

Haïku urbain

Au bord du trottoir,
Dans un rond de dégueulis,
Des pigeons festoient.

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mardi 17 janvier 2017

supplément

Un plaisir supplémentaire du tram, par cette froidure, c'est qu'on voyage non seulement dans un troupeau, mais dans un troupeau qui tousse.

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dimanche 15 janvier 2017

encore un mot sur Payeras

Je ne suis pas bien content de ma note de l’autre jour sur Mario Payeras, où j’évoquais surtout les aspects négatifs d’un livre, qui pourtant m’a bien plu à certains égards. L’ayant laissé dans mon ermitage, je ne l’ai plus sous les yeux, pour en parler précisément. En y repensant je me souviens d’un passage où l’auteur décrit les rigueurs du climat selon les saisons. Tantôt celle où les hommes sont assaillis jour et nuit de petits moustiques qu’ils passent leur temps à écraser sur leur peau couverte de sang, dont ils ne songent à se protéger sous des draps à cause de la chaleur, et dont certains leur entrent même dans la bouche quand ils mangent. Tantôt celle où les pluies submergent les gués, et il faut traverser les rivières sur la pointe des pieds, avec de l’eau jusqu’au cou et le chargement sur la nuque. Il y a aussi un moment où les combattants reviennent après plusieurs mois à une de leurs caches, où les livres qu’ils y avaient déposés ont pourri entre temps, à l’exception de trois d’entre eux : L’an I de la révolution (probablement de Victor Serge), Cent ans de solitude (dont le style a sans doute influencé le conteur) et El país de las sombras largas (après enquête, je pense qu’il doit s’agir du best seller du romancier suisse Hans Ruesch, par ailleurs pilote automobile, ouvrage d’abord paru en 1950 sous le titre Top of the world, puis intitulé en italien Paese dalle ombre lunghe et en français Igloos dans la nuit, alors qu’Au pays des longues ombres aurait été tout aussi bien. On imagine l’impression que pouvait produire cette histoire de banquise sur les lecteurs perdus au fin fond des jungles guatémaltèques).

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jeudi 12 janvier 2017

tram

tramLe tramway de Bordeaux marche assez bien, quand il n’est pas en panne. Le problème est que ça lui arrive plus souvent qu’à son tour, malgré plusieurs années de rodage. Je viens d’en faire les frais deux fois en une semaine, cela promet de la joie pour les temps qui viennent. La machine s’arrête, un haut-parleur annonce que le trafic est interrompu jusqu’à cinq, dix ou douze stations de là, et aboie quelques vagues conseils, comme celui de prendre des bus. Lesquels, à quel endroit, pour aller où? Le message serait à peu près le même si la voix haut-parlante disait aux passagers : Démerdez-vous, et allez vous faire foutre. Le chauffeur prend la fuite en marmonnant, le personnel d’assistance est inexistant. La compagnie marque en ces occasions tout le mépris du voyageur que l’on sentait déjà dans sa façon de le trimballer dans des rames surchargées, quand au moins la bétaillère avance. Cette organisation lamentable est digne du Tiers-Monde. Je pense que même un pays communiste ferait mieux.

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mercredi 11 janvier 2017

jugement

Nous jugeons parfois sévèrement, parce que nous avons des préjugés. D'autres fois, c'est simplement parce que nous avons des yeux.

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mardi 10 janvier 2017

relocalisation

800px-Velux

Depuis l’été dernier je ne dispose donc plus de l’appartement de Saige, situé terriblement en territoire opprimé, mais idéalement à un petit quart d’heure de marche de mon lieu de travail. Pendant tout le quadrimestre de fin d’année j’ai été hébergé aux abords de la baie d’Arcachon, ce qui ne manquait pas de charme, mais se payait au prix d’une heure de voiture matin et soir. A mesure que l’on avançait vers le coeur de l’hiver le trajet se faisait de plus en plus dans l’obscurité de la nuit, ajoutant aux dangers de la route, où surgissent à tout moment sangliers et chevreuils. Je remettais sans cesse à plus tard la corvée de chercher une autre habitation, quand s’est présentée l’occasion de sous-louer, à un voyageur longuement absent, un petit appartement sous les toits, dans le quartier des Chartrons. Me revoici donc bordelais, trois ou quatre nuits par semaine. J’occupe un troisième et dernier étage, sans autre fenêtre que des velux, dans un affluent de la rue Notre-Dame, non loin de l’église Saint-Louis. Un de mes premiers soins a été de m’assurer que je pourrais m’enfuir par les toits, en cas d’incendie ou d’invasion. Le détail a son importance, pour un partisan du droit de l’homme au rez-de-chaussée.

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samedi 7 janvier 2017

caverne

Salle de cinéma : caverne de Platon.

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vendredi 6 janvier 2017

radios

Depuis que j'ai renoncé au service public, ma vie d'auditeur oscille entre une radio popu, RTL, et une radio pour adultes, Radio-Classique.

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mardi 3 janvier 2017

tout va bien

 

il-ne-restait-presque-rien-ce-samedi-midi-de-l-incendie-qui-a-embrase-la-nuit-derniere-un-parking-situe-a-pessacPour minimiser la réalité des faits, c’est à dire pour mentir autant que possible, le ministère de l’Intérieur n’indique donc plus le nombre de voitures incendiées rituellement à chaque nouvel an, mais seulement les départs de feu (qui à eux seuls se comptent déjà par centaines, ce qui est tout de même un bel indice de la barbarie qui sévit dans le pays). Je lui suggère, pour que les chiffres soient encore moins inquiétants, de ne plus comptabiliser que les villes où ont lieu ces exactions, ou même les départements, cela aurait tout de suite meilleure allure. En lisant Sud Ouest, je vois qu’il y a eu sept voitures brûlées dans la seule île de Ré, qui n’a pourtant pas la réputation d’un endroit particulièrement agité. Il est moins surprenant qu’il y ait eu également sept voitures brûlées dans un parking de Pessac, banlieue de Bordeaux. Par négligence, ou par hypocrisie, le journal se contente de localiser l’incident dans l’allée des Lilas, que personne ne connaît, et se garde bien de mentionner qu’il s’agit de la cité Saige-Formanoir, renommée pour sa "diversité". C’est la résidence où j’ai habité ces deux dernières années, jusqu’à cet été, et que je ne suis pas mécontent d’avoir quittée, tant l’ambiance y devenait irrespirable. La photo montre précisément le parking où je me garais tous les jours, et où ma voiture aurait été carbonisée avec les autres, si je fréquentais encore cette zone. Le quartier se transforme peu à peu en ce qu’on appelle un ghetto, terme ambigu. Le ghetto se crée par la fuite ininterrompue de toute personne ayant les moyens de fuir, et un minimum de goût pour la tranquillité. Ce fait divers va maintenant tomber dans l’oubli qui lui tend les bras, et le journal n’en parlera plus, d’autant que selon toute vraisemblance aucun coupable ne sera arrêté, encore moins condamné.

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lundi 2 janvier 2017

matinée d'hiver

SANZ8168Hier à l’aube, j’ai rêvé que l’expression «Avoir les ficelles de la dentellière» voulait dire : arriver en fin de carrière, être proche de la retraite.

Pour présenter mes voeux aux lecteurs de mon blog et à mes contacts dans Facebook, j’ai pensé choisir une image dans le beau gisement iconographique des anciennes couvertures du Chasseur français (voir ici et ). Je n’arrivais pas à me décider, peut-être parce que je les ai trop vues, ou que je ne sais plus lesquelles de mes préférées j’ai déjà employées à cet usage. Mais du coup cela m’a donné l’idée de chercher en ligne des oeuvres d’un des auteurs réguliers de ces unes d’antan, le peintre animalier havrais Georges-Frédéric Rötig (1873-1961). Mon choix s’est porté sur une très belle vue de «Matinée d’hiver, harde de cerfs en forêt», dans les tons sépia, avec une luminosité remarquable. L’image a beaucoup plu, pensez donc, 22 likes sur Facebook, c’est pour moi un véritable raz-de-marée d’assentiment. En voulant rechercher des renseignements complémentaires sur l’image, que j’avais prise me semble-t-il sur un site de vente d’oeuvres d’art, j’ai été incapable de la retrouver. Et j’ai vu que ce talentueux peintre français ne dispose dans Wikipédia que d’un médiocre article en italien. Il faudrait réparer cette injustice.

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dimanche 1 janvier 2017

meilleurs voeux à tous

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vendredi 30 décembre 2016

CE QUI NE M'ATTIRE PAS DANS L'ISLAM

N’étant pas docteur en théologie, et n’ayant pas l’intention de le devenir, je me contenterai d’évoquer ici des aspects de la religion et de la culture musulmanes, tels qu’ils se présentent communément au citoyen d’un pays dans lequel ils occupent une place nouvelle et grandissante.

Le Coran, pour commencer. Il a la réputation d’être un bel ouvrage dans le texte original arabe, et je veux bien le croire, sans pouvoir en juger. J’aime assez la disposition bizarre des sourates (les chapitres) par ordre décroissant de longueur, et leurs titres poétiques, mais pour le reste, leur contenu ne me dit pas grand chose. Je ne comprends pas ce que ce livre apporte dans l’histoire des idées. J’y vois surtout des remâchées des textes bibliques, au pire obscures, au mieux banales, sans l’originalité de l’Ancien Testament, ni l’aménité du Nouveau. D’emblée on y présente Dieu comme clément ou miséricordieux, pour ensuite jeter du «châtiment» à tout bout de page.

Mahomet. Il souffre à mes yeux de la comparaison avec le prophète Jésus. En tant qu’incroyant de bonne volonté, j’ai de l’estime et de la sympathie pour le Jésus tout en douceur, paisible et peu charnel, des Evangiles, et je comprends que les chrétiens aient célébré son exemple dans un ouvrage comme l’Imitation de Jésus-Christ. Alors que le personnage de Mahomet, guerrier, meurtrier, pillard et polygame, ne me fait pas du tout la même impression. L'imitation de Mahomet ne m'inspire pas.

La «charia», ensemble de lois religieuses régissant la vie des musulmans. Si ce que j’en entends dire est vrai (châtiments corporels, mains coupées, femmes traitées comme du bétail, et divers traits de rudesse et d’arriération des moeurs) je me félicite de ne pas vivre en pays musulman, du moins pour l’instant, mais en Occident, où il est connu que nous bénéficions de la liberté d’opinion, de critique, et d’expression, n’est-ce pas?

La violence générale du monde musulman, du moins tel qu’il apparaît dans les nouvelles qui nous en parviennent. Il semble que l’attentat soit le mode commun de relation entre communautés, y compris entre les différentes obédiences mahométanes.

La prosternation comme attitude de prière. Je trouve que ça n’a pas beaucoup d’allure.

L’iconophobie, héritée du Décalogue des Hébreux. J’aime les images figuratives, et pas spécialement les images religieuses, mais j’apprécie le rôle important joué par le christianisme dans l’histoire de l’art. La calligraphie et les arabesques, c’est bien joli mais ça va un moment.

L’alimentation «hallal», avec son tabou du cochon et de l’alcool, et ses prescriptions d’abattage rituel. C’est là aussi une superstition sans intérêt. Les tabous des végétariens sont plus sensés.

La fête de l’Aïd, avec ses égorgements massifs de moutons, l’ambiance «tous bouchers».

La circoncision, également en vogue chez les Hébreux. Comme toute mutilation sexuelle, c’est à mes yeux la parfaite horreur.

Les youyous des femmes, quelle pauvreté.

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jeudi 29 décembre 2016

sur mario payeras

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Bizarrement je me suis laissé captiver par un livre communiste, que je ne serais pas allé chercher, mais sur lequel je suis tombé par hasard, Los días de la selva (les jours de la forêt) de Mario Payeras (1940-1995). J’ai lu dans une réédition de 1982 (Managua, éditions Nueva Nicaragua) ce livre d’abord paru l’année précédente à Cuba, et qui raconte en huit récits la préparation et les débuts d’une guerre de guérilla dans la région du Quiché, au Guatemala, dans les années 1972-76. L’idéologie guévariste de l’auteur, lui-même guatémaltèque, n’avait rien pour m’attirer. Sa conception du monde est très manichéenne : pour lui la population du Guatemala, et probablement celle du monde entier, est divisée en deux, d’un côté les vilains riches, de l’autre les gentils pauvres, et la société n’ira bien que quand les gentils pauvres auront enfin exterminé tous les vilains riches (ce thème revient trois fois, p 59, 90, 114). On voit aussi apparaître d’autres superstitions collectivistes, comme la phobie de la propriété privée, ou la croyance que l’histoire n’est faite que par les masses populaires et non par des individus hors du commun (alors que l’histoire même du communisme fourmille d’exemples du contraire). On croit sentir dans les premiers moments la distance d’une certaine auto-dérision, tant on ne cache pas ce qu’il peut y avoir d’amateurisme et de naïveté dans l’arrivée très artificielle des militants marxistes venus du monde urbain dans cet univers de jungle des confins, où ils sont accueillis fraichement par les habitants qui pour la plupart manifestent au mieux de l’indifférence, quand ce n’est de l’hostilité ou de la peur. Ces supposés opprimés-exploités sont en fait de petits colons venus s’établir plus ou moins illégalement dans des parcelles de forêt reculée qu’ils défrichent, et où ils vivent certes pauvrement mais paisiblement. Les apprentis guérilléros mènent d’abord l’existence de misérables parasites, puis prennent de l’assurance et s’attirent des sympathies dans la population en rendant des services. Ils passent enfin à l’action, c’est à dire à quelques destructions et assassinats, déclenchant une féroce répression policière, dont toute la paysannerie du coin va déguster. Le passage le plus sordide, l'épisode le plus contestable est le moment où les révolutionnaires se voient "obligés à fusiller" un de leurs camarades, avec qui ils ne s'entendent pas, mais qu'ils ne veulent pas laisser partir, de peur qu'il les trahisse. S’il ne m’a pas convaincu par ses recettes de lutte contre la misère, le livre présente à l’évidence des qualités de narration, un ton juste, ni trop lent ni trop succinct, de belles descriptions des joies et des difficultés de la survie des premiers temps dans des conditions extrêmes, d’intéressants portraits d’hommes. J’ai lu ailleurs que l’auteur ensuite a rompu avec la violence politique et s’est rangé à des conceptions plus raisonnables, avant sa disparition précoce au Mexique. Il évoque deux ou trois fois le charme du tamborillo, un arbre qui fait des fleurs jaunes en février, comme le mimosa, que je n'ai pas su identifier, mais peu importe.

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mercredi 28 décembre 2016

d'marle en bisse

J'ai vu citer (je retrouverai peut-être par qui) l'expression charentaise Aller d'marle en bisse, c'est à dire Aller de merle en rouge-gorge. Je suppose que ce n'est pas une tournure traditionnelle mais plutôt, par plaisanterie, un démarquage de la formule française équivalente, Aller de mal en pis, dont les sons coïncident. J'aime bien y trouver réunis les deux oiseaux omniprésents dans les jardins, en cette saison.

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dimanche 25 décembre 2016

joyeux noël à tous

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Image trouvée, non reférencée.
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vendredi 23 décembre 2016

ma vie palpiteuse, suite

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Peu de sensations me sont aussi agréables, que le soulagement d’être enfin dépassé par un bourrin véloce, qui me collait au cul et n’y arrivait pas.

J’ai passé quelques heures, hier et avant-hier, dans le bois de Cunèges, à lutter contre le désordre de la nature. Même sans espoir de triompher, il faut se battre pour l’honneur. Et je n’étais pas mécontent de revoir le pays, qui me réserve encore des surprises. Cette fois-ci, j’ai découvert le Carrefour Contact de Sigoulès, qui n’est pas mal. Ils avaient du pécharmant et du champagne à bon prix. En route j’ai remarqué au moins trois anciennes jardineries, maintenant fermées. Je me suis demandé si c’était le hasard ou un mouvement général. En passant j’ai vu dans un champ trois hérons équidistants, tous tournés du même côté. Ailleurs j’en ai levé un qui était dans le fossé au bord de la route et qui s’est envolé au ras de la voiture. Et il y avait un pré où stationnait toute une colonie d’aigrettes, je n’en avais jamais vu un tel rassemblement si avant dans les terres.

On parle d’avancer l’âge du droit de vote à seize ans. Je serais plutôt d’avis de le repousser à vingt ans ou même au-delà, mais ce n’est pas la tendance à la mode. Seize ans, donc. Tant qu’à faire, pourquoi pas six? Les enfants de cet âge sont déjà parfaitement instruits par l’éducation nationale et par la médiaterie. J’en entendais l’autre jour à la radio, qui visiblement étaient déjà socialistes, et savaient que Donald Trump est une sorte d’Hitler. Autant dire qu’ils n’avaient plus rien à apprendre.

Dernièrement mes affaires m’ont conduit trois fois dans Bordeaux, renouant ainsi avec les joies du tram, la bétaillère humaine. Il y a une campagne d’affiches contre la fraude. Chaque modèle montre en gros plan le visage d’un resquilleur supposé. Tous ceux que j’ai vus représentaient des Blancs. Cela manque de diversité, je devrais peut-être lancer une alerte au Conseil Supérieur de la Joie des Races.

Ces temps-ci je n’ai pas arrêté de me plonger dans des livres intéressants (sur Montaigne, sur l’histoire des langues européennes, sur celle de l’Amérique espagnole, sur celle de la guerre, sur celle des galères) mais que je ne trouve pas le temps ou le courage de lire entiers, et sur lesquels je n’ai rien de spécial à déclarer. Cela tient moins à la qualité des ouvrages qu’à mon état d’esprit, sans doute, et au réel manque de temps. De passage chez Mollat, j’ai voulu me procurer le premier volume des Oeuvres de Tocqueville dans la Pléiade, que je convoite car c’est celui qui recueille tous ses souvenirs de voyage, mais on ne l’avait pas, il faudra attendre. Ces derniers soirs je ronge laborieusement de petits ouvrages encyclopédiques sur la Bible et le christianisme. C’est bien, cette sage lecture m’apaise.

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samedi 17 décembre 2016

aide-toi

Avec le vice-président du Front Populaire Anticommuniste de Guyenne, l'autre jour, nous discutions de l'adage Aide-toi, le ciel t'aidera, qui en termes sociaux peut se traduire par : Opprimés de tous pays, sortez-vous les doigts du cul. Cela ne suffit pas toujours, pensions-nous, il faut voir le contexte.

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mercredi 14 décembre 2016

décembre

J'aime la lumière basse du soleil en cette saison.

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