Journal documentaire

dimanche 7 février 2016

négresse

J'ai rêvé qu'une femme noire s'appelait Dourila Lehold Kehana. Vérification faite, j'apprends que le premier nom existe en effet, bien que je ne me rappelle pas l'avoir jamais rencontré. Quant aux deux suivants, auxquels je trouvais un air plus crédible, ils sont totalement inconnus, de Google en tout cas.

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samedi 6 février 2016

bûchage

 

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Après que j’eus constaté, l’autre jour, l’excellence de Jacky à tronçonner dans mon jardin, je lui ai proposé de l’embaucher, un jour de l’été prochain, pour bûcher une heure ou deux au bois de Volebière. Il m’a répondu qu’il le ferait volontiers, mais que le mieux pour cela serait d’opérer dès cet hiver, sans attendre la saison où le bois est plein de sève, et les branches pleines de feuilles. J’ai considéré pour ma part que cela importait peu, car j’entendais ne couper que des arbres déjà morts. En outre, l’été me convient mieux parce que je suis en vacances et que j’ai alors tout le temps, dans les jours et les semaines suivant la coupe, de venir peu à peu récupérer les bouts de bois éparpillés. En revanche, me suis-je dit, la broussaille est moins embarrassante en ce moment, où elle est toute retombée. Tout bien considéré, puisque je disposais de quelques jours de congé, j’ai demandé au bûcheron s’il pourrait intervenir dans la semaine, et nous nous sommes mis d’accord pour une séance limitée d’une heure, avant-hier jeudi matin. Je redoutais un peu cette occasion, je me demandais si j’avais bien fait d’en décider ainsi, mais enfin tout s’est bien passé. Dans les premiers moments, comme mon compagnon m’avait surpris à regarder ma montre, il m’a assuré que je ne devais pas m’inquiéter, et que j’allais voir tout le travail que l’on peut abattre en une heure. Il a fait cette remarque, me dis-je, car il devine que je n’ai pas beaucoup l’expérience de ce genre d’activité. En fait je suis très satisfait de l’opération. J’ai pu apprécier une fois de plus les gestes sûrs de l’ouvrier. Il a dû couper une bonne centaine de bûches (principalement du chêne), dont quelques unes de bois vert, finalement (deux aubépines, un alisier, trois merisiers), toutes en cinquante centimètres, et je conserverai en outre une part du branchage pour le fagot. Il a aussi recoupé proprement plusieurs moignons de souche, dont certains difformes, que son prédécesseur avait laissés il y  a deux ans. A un moment Jacky m’a signalé que je pouvais ne pas conserver tous les arbustes, qui ne donneront jamais de bois à bûches, et privent les grands arbres d’une part de leurs nutriments : le mort-bois qu’il méprise, en rural pragmatique. Je me demande s’il connaît le nom de ces espèces mineures (cornouiller, viorne, fusain …). Il me faudra lui expliquer que je ne m’intéresse pas aux arbres seulement pour le combustible que je peux en tirer.

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vendredi 5 février 2016

vol et viol

En anglais les verbes to rob (voler) et to rape (violer) ont un air de famille, et peut-être une origine commune, ou voisine (à comparer avec les mots dérober, rapt). En français il semble que les verbes voler et violer n’aient aucun lien étymologique, malgré la ressemblance encore plus frappante. Quoi qu’il en soit, cette similarité de forme coïncide avec une parenté de sens, l’idée de prendre de force ce à quoi l’on n’a pas droit. En quelque sorte le vol est le viol de la propriété, comme le viol est le vol d’un acte sexuel.

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mardi 2 février 2016

ma vie palpiteuse, suite

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Entre deux phases de crachin, parfois même pendant, j’avance mes affaires. J’ai rarement vu le pays aussi humide. L’air est poisseux, même sous abri, et le sol si détrempé que je ne rentre plus ma voiture dans le jardin, de peur de m’y enliser. Je la laisse dans la rue et ça ne me plaît pas beaucoup.

Il y a une quinzaine de jours, j’apprenais que le jardinier gallois, Wyn, qui me rendait service depuis des années, repart soudain dans son pays. Par chance, je lui ai déjà trouvé un successeur, un certain Jacky, du village voisin. C’est lui qui viendra couper l’herbe, quand elle va se remettre à pousser. En attendant il est venu tronçonner une demi-heure. Je lui ai fait couper deux troncs d’arbres, et quelques bouts de bois trop gros pour ma scie, qui traînaient ici et là.

J’aime de moins en moins les journaux et souvent, quand j’en ai un entre les mains, je n’y trouve rien de plus intéressant que les mots croisés. De ce point de vue la presse locale, pour laquelle je conserve un préjugé favorable mais irrationnel, offre deux types de déceptions : il y a les journaux comme L’Hebdo du Bassin, qui présentent la solution dans le numéro même ou paraît la grille, et ceux comme L’Hebdo de Charente-Maritime, qui n’ont carrément pas de mots croisés.

J’ai un peu feuilleté la très attirante anthologie bilingue nahuatl-espagnol, que j’avais emportée dans mes bagages, de Trece poetas del mundo azteca, organisée par Miguel León-Portilla. A vrai dire j’en suis un peu déçu, je n’y trouve rien de bien excitant. Du plus célèbre de ces anciens poètes mexicains, le prince érudit Netzahualcóyotl, je me souviens que j’avais réédité jadis, dans une de mes Lettres documentaires (n° 44), des traductions qu’en avait donné Henri Ternaux, en son temps.

J’ai lu un prospectus à propos du couple Cognacq-Jaÿ, Ernest (1839-1928) et Marie-Louise (1838-1925). Nés pauvres, mais travailleurs acharnés, ils ont passé leur vie à faire fortune, avec leurs magasins de La Samaritaine, et à redistribuer leurs gains à leurs employés, aux nécessiteux, et dans des oeuvres d’utilité publique. J’admire cet exemple. Le préjugé de gauche, selon lequel les riches sont forcément des coupables, qui ne peuvent avoir acquis leurs biens que malhonnêtement, et sont incapables de générosité, est cause que la philanthropie est un sujet si mal vu, si ignoré de la médiaterie, pour ainsi dire un sujet tabou. L’égoïsme et la générosité sont-ils si inégalement répartis chez les riches et chez les pauvres? J’en doute.

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dimanche 31 janvier 2016

opération survie

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Je suis en opération-survie à La Croix depuis avant-hier et je vais y rester toute la semaine prochaine, si Dieu le permet. Ce n’est pas qu’il m’amuse de brûler en plein hiver des crédits de congé dont je ne disposerai plus aux beaux jours, mais il y a des travaux de plein air qu’il vaut mieux réaliser quand les arbres n’ont plus de feuilles. Et tant pis si le plein air n’offre que du ciel gris et du sol trempé, comme en ce moment.
Pour traîner par ici, j’ai reposé ma toque et remis le béret, qui me permet de passer plus inaperçu, parmi les ruraux. C’était une expérience curieuse, que de porter en ville mon béret pendant quelques semaines, puis ma toque pendant quelques autres. Dans le premier cas beaucoup de gens me regardaient d’un air méprisant, dans le second d’un air intrigué. Je comprends mieux cette dernière réaction : on ne devine pas forcément que sous une apparence toquée, se tient l’homme le plus normal du Grand Sud-Ouest. En tout cas il en va ainsi chez les urbains : avec le béret je dégoûte, avec la toque je déroute. En discutant avec un correspondant, il m’est revenu qu’il existe un portrait de Rousseau en costume arménien (par le peintre écossais Allan Ramsay, 1766) où il porte un semblable bonnet fourré, quoique de forme un peu plus haute que le mien, peut-être. Cette belle toque m’avait été offerte par le regretté Patrick Rabiller, mais je ne saurai jamais de quel recoin du Caucase ou de Perse il l’avait rapportée (il a dû me le dire et je l’ai oublié).

(Ecrit en écoutant ça).

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jeudi 28 janvier 2016

toque

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Cette toque, après tout, peut aussi bien servir. Elle n'est pas en plus mauvais état que moi.

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dimanche 24 janvier 2016

langue préhistorique

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J’ai passé un moment à parcourir le curieux livre d’entretiens dans lequel un certain Marcel Locquin expose ses idées sur la question de savoir Quelle langue parlaient nos ancêtres préhistoriques (Albin Michel, 2002). L’auteur, mort en 2009, était un savant reconnu, ingénieur, inventeur d’un type de microscope, biochimiste, mycologue (on lui doit le Que sais-je? sur Les champignons), mais il semble que le monde scientifique ne l’ait pas suivi dans ses recherches sur la paléo-linguistique. A vrai dire ses propos inspirent plus de sympathie que de confiance. Il insiste bizarrement à appeler «phonèmes» des éléments comme ab, ra, etc, qui sont en réalité des syllabes, soit des combinaisons de phonèmes, et beaucoup de ses hypothèses, étymologiques notamment, paraissent tirées par les cheveux. Mais sa démarche pluridisciplinaire ne manque pas d’intérêt. Il combine les données de plusieurs domaines, comme l’évolution du larynx et de la cavité buccale permettant peu à peu l’usage de la voix, l’empreinte laissée à l’intérieur des crânes par l’irrigation progressive de la zone du cerveau liée au langage, ou le repérage de mots fossiles à travers la statistique des syllabes aujourd’hui encore les plus employées. Une des pistes les plus fertiles est l’application de la théorie d’Ernst Haeckel selon laquelle l’ontogenèse (l’histoire de l’individu) récapitule la phylogenèse (l’histoire évolutive de l’espèce), de sorte que l’on peut retrouver dans les balbutiements de l’enfant l’image des premiers sons émis par nos lointains ancêtres. Locquin date d’entre 1 million et 500.000 ans la première articulation du langage (la combinaison de sons pour former des mots), et de cent mille ans seulement la deuxième articulation (la combinaison de mots pour former des énoncés). Un agrément du livre est la rêverie qu’il entraîne au sujet de la préhistoire, surtout  pour un lecteur comme moi, qui n’y connais rien. Il paraît que les hommes de Néandertal étaient muets mais, comme les bonobos, capables de comprendre des milliers de mots (prononcés par les hommes plus évolués). Autre mystère, Locquin dit qu’à un moment, la population humaine totale de la terre s’est brusquement effondrée, passant de 200.000 à 20.000 individus, dont seulement 10.000 en âge de se reproduire, l’espèce ayant alors frôlé l’extinction. J’imagine l’immensité du monde, quand il y avait si peu de gens…

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samedi 23 janvier 2016

un mystère américain

Mon blog est équipé d’outils statistiques qui me permettent de savoir par exemple combien de visiteurs, déjà connus ou occasionnels (sans leur identité, rassurez-vous), sont venus consulter mes pages dans la journée, dans la semaine, ou dans le mois. L’un de ces outils indique l’origine géographique des visiteurs. En général, pas de surprise : une écrasante majorité de Français, et de menus pourcentages provenant de pays étrangers, parfois plus ou moins exotiques. Je ne m’explique pas comment, cette semaine, la part de lecteurs des USA s’est soudain élevée jusqu’à 65 %. Si ce n’est une erreur, il y a là un phénomène étonnant. Cela ne m’inquiète pas autant que si j’avais eu tout d’un coup 65 % de lecteurs mettons de …, non je ne citerai pas d’exemple, mais tout de même…

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vendredi 22 janvier 2016

par les balcons

Dans une cité d'opprimés, je lis cet avis placardé : « Madame, Mademoiselle, Monsieur, Nous avons constaté que des personnes jettent régulièrement des déchets, mégots de cigarette ou encore excréments d'animaux, par les balcons des logements. Pour des raisons évidentes d'hygiène, de propreté et de sécurité, nous vous demandons de bien vouloir cesser ces agissements qui favorisent la recrudescence de nuisibles, et qui peuvent provoquer le développement de microbes. (Etc.) » Au vu des comportements signalés, on imagine l’espèce de civilisation qui règne dans le coin. Le détail qui me frappe, ce sont les raisons invoquées : hygiène, propreté, sécurité. Il paraît évident que dans le contexte, faire simplement appel au savoir-vivre, à la délicatesse envers autrui, serait tout à fait inutile et incompréhensible.

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mercredi 20 janvier 2016

prêchi-prêcha

La gauche prétend souvent lutter «contre la haine» (ne riez pas) mais cultive volontiers la «colère». La colère sans haine, si vous voyez …

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mardi 19 janvier 2016

potlatch

Je garde sous le coude ces bons ouvrages, qu'une institution publique bazarde. Je n'en ai pas besoin chez moi, où je n'ai pas trop de place, mais comme il me peine de les voir partir à la poubelle, j'essaye de leur trouver un autre destin. Si par hasard l'un ou l'autre intéresse quelqu'un de mes lecteurs, ils sont à lui. Il s'agit de :

- Dictionnaire d'histoire universelle, de Michel Mourre (Editions universitaires, 1968) en deux volumes (total 2367 pages). Reliure toilée.

- La civilisation romaine, par Pierre Grimal (collection Les grandes civilisations, Arthaud, 1960). 532 pages, avec 229 héliogravures. Reliure toilée.

- Meyers Grosses Konversations-Lexikon, 1904-1909. Encyclopédie allemande en 21 volumes, en caractères gothiques, avec un volume de suppléments, nombre de jolies planches en couleurs, reliure cuir et toile. Requiert 1,40 mètre d'étagères.

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lundi 18 janvier 2016

tout ça pour ça

Trajectoire magnifique de l’Occident, pour aboutir à cette folie piteuse : adorer l’Autre et s'auto-dénigrer.

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samedi 16 janvier 2016

province de Bié

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Qui sait si je me sentirais chez moi tout au centre de l'Angola, dans la province de Bié?

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mercredi 13 janvier 2016

sur Bowie

«Beau, oui, mais … je n’ai jamais aimé aucune chanson de David Bowie», notais-je dans ce journal (le 14 IV 2013) et c’est à peu près tout ce que j’ai à déclarer sur le personnage, mort hélas voilà trois jours. J’avais aussi remarqué, un an plus tard (le 6 IV 14), en lisant le journal de son ami Brian Eno, l’anecdote amusante : Julian Schnabel ayant déclaré à Bowie qu’il adorait la musique d’Eno, Bowie lui avait signalé sans ménagement qu’Eno, lui, n’aimait pas ses tableaux. A part ça … Sachant qu’il avait de nombreux fans, et que hormis quelques traits vaguement sulfureux, il n’avait rien pour déplaire à la médiaterie, je ne suis pas étonné de la marée d’hommages qui saluent sa disparition. Je le trouvais assez beau, en effet, malgré son type androgyne, très en vogue, mais que je ne prise pas particulièrement. C’était sans doute un génie du déguisement et de la mise en scène, plus que de la composition, à mon avis. Aucune de ses rengaines ne m’a marqué, je ne suis capable d’en citer un seul titre, et je ne trouvais à sa voix aucun charme. Je l'avais vu dans Furyo, où il ne m'avait pas non plus fait une impression extraordinaire. J’entends dire et je crois volontiers qu’il était sympathique, intelligent et cultivé. Alors, Dieu ait son âme.

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mardi 12 janvier 2016

l'âge en mois

Il y a quelque temps (le 9 IX) je m’étais demandé quel pouvait être mon âge, compté en mois. A cette occasion un interlocuteur m’a fait remarquer que c’est ce que l’on fait avec les très jeunes enfants, avant de se mettre à donner leur âge en années. Il est normal que l’année, unité plus évidente, ait la préférence. Mais le mois est aussi une intéressante quantité de temps, quoique moins commode à manier. Par curiosité, je me suis amusé à calculer à quels âges annuels tombent les grandes bornes chronologiques mensuelles. Les voici :
100 mois = 8 ans et quatre mois.
200 mois = 16 ans et huit mois.
300 mois = 25 ans pile.
400 mois = 33 ans et quatre mois.
500 mois = 41 ans et huit mois.
600 mois = 50 ans pile.
700 mois = 58 ans et quatre mois.
800 mois = 66 ans et huit mois.
900 mois = 75 ans pile.
1000 mois = 83 ans et quatre mois. Et ainsi de suite. Il est remarquable que les centaines de mois ne coïncident avec un compte rond d’années qu’une fois sur trois, donc tous les trois cents mois, c’est à dire tous les vingt-cinq ans. Un siècle est la somme de 1200 mois. Voilà encore une enquête presque utile, mais qui peut occuper un moment...

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lundi 11 janvier 2016

minorités

Si l’on définit le racisme comme l’hostilité envers les minorités, il faut admettre par exemple qu’un blanc ne peut être raciste en Afrique.

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vendredi 8 janvier 2016

ma deuxième notice dans Wiki

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Jacques Le Lorrain est le nom de la rue à Bergerac où se trouve le HLM dans lequel j’ai passé mon enfance et ma jeunesse depuis l’âge de 7 ans, au printemps 1963 (à l’époque on disait plutôt «les Blocs») et où ma mère a continué d’habiter jusqu’au printemps 2013. Pendant ce demi-siècle je n’ai jamais bien su qui était Jacques Le Lorrain, sinon vaguement que c’était un écrivain, qui avait une stèle au jardin public, de l’autre côté du centre-ville. J’ai un peu mieux connu le personnage lorsque, l’an dernier, l’ami Baudouin m’a prêté l'étude qu’en avait faite Michel Golfier dans le Colloque des Invalides consacré aux Ratés de la littérature, après quoi j’ai aussi lu le savant article de Grégory Haleux, dans son blog. En me renseignant sur le sujet, j’ai constaté que Le Lorrain faisait partie des lacunes de Wikipédia et, dans la foulée d’une première notice, que j’avais consacrée à un ornithologue, j’ai passé cet été une journée d’enthousiasme à composer l’esquisse d’une seconde notice, cette fois-ci sur l’homme de lettres bergeracois. N’ayant moi-même pas lu ses oeuvres, j’ai puisé principalement dans les articles de Golfier et de Haleux, et me suis aidé du Sudoc (le catalogue collectif des bibliothèques universitaires de France) pour préciser les références bibliographiques. Après quoi, comme souvent, un terrible accès d’oblomoverie m’a interdit de produire tout effort supplémentaire pour la réalisation du projet, et je l’ai oublié. Mais voilà quelques jours le diligent Symac, ayant découvert dans Wiki, où il a ses entrées, mon brouillon délaissé, m’a aimablement proposé de le publier, l’a mis en forme, doté de liens hypertexte, et c’est ainsi que maintenant cette modeste notice est en ligne.

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jeudi 7 janvier 2016

nationalité

Il faut que je le dise, pour une fois que je suis d’accord avec le président Hollande : j’aime bien son idée de déchoir de la nationalité française les terroristes bi-nationaux. Cela ne servirait sans doute pas à grand chose, mais permettrait peut-être de renvoyer quelques crapules à grands coups de pied dans le cul, ce qui est toujours appréciable. Evidemment les belles âmes, pour qui la défense systématique des criminels est une priorité, ne le voient pas de cette oreille, et poussent des cris d’orfraie. Elles trouveraient indigne que la république revienne sur la nationalité qu’elle a accordée. Moi je trouve d’abord indigne qu’elle distribue inconsidérément les cartes d’identité comme des caramels. Les adversaires de cette mesure affirment qu’elle créerait une injuste citoyenneté «à deux vitesses». La belle affaire. Ce qui m’étonne, c’est que leur frénésie d’égalité ne les amène jamais à considérer que la double (ou triple) nationalité est, du coup, un privilège tout à fait discutable. Il y a là bel et bien deux catégories de citoyens : d’une part le citoyen standard, l’autochtone de base, aux droits limités à sa seule patrie, d’autre part le citoyen premium, le super-citoyen dont les droits (de vote, entre autres) sont manifestement plus étendus…

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mercredi 6 janvier 2016

panneau

Encore une erreur de lecture, en voiture, l'espace d'un instant, j'ai cru voir un panneau annonçant en grosses lettres TORTURE SERVICE. Ce n'était que «Toiture Service», évidemment.

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mardi 5 janvier 2016

village de l'Herbe

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Le jour de l’an, avec mon aide de camp, nous fûmes visiter le hameau de L’Herbe, que l’on nous avait indiqué, dans la péninsule du Cap Ferret. Je recommande à mon tour cette destination, si vous venez à vous promener dans le coin. C’est l’endroit où se trouve, au bord de l’eau, la chapelle de la Villa Algérienne, dite aussi Sainte-Marie du Cap, que j’avais déjà vue, et qui à elle seule vaut le déplacement. En remontant le rivage sur une centaine de mètres vers le nord, on arrive à un village de cabanes tout à fait charmant. Il fait bon arpenter les sentiers étroits comme des couloirs, qui passent entre ces petits bâtiments alignés (en tout cas hors saison, car j’imagine qu’au moment du rush touristique : Attention, troupeau!).

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