Cherchant à consulter en ligne le Trésor de la Langue Française, le fameux TLF, j'apprends que maintenant ce sigle est aussi le pseudo d'un rappeur, par abréviation de la formule Thug Life Forever (Vie de voyou pour toujours, voyez-vous).

Dans la série des métaphores populaires hygiéniques, du type «être coiffé comme un dessous de bras» ou «s'être rasé avec une biscotte», j'ai relevé naguère celle-ci, que je ne connaissais pas encore, «avoir essuyé ses lunettes avec une tranche de jambon» (merci Dominique R).

En feuilletant les annonces de demande de livres sur le Bon Coin, je tombe sur celles où l'on recherche une «histoire vrai», des manuels de «classe terminal» (le mec est arrivé en première avec ce niveau de langue), «Mort à crédit, livre de la Céline», ou encore des «romans de Bob Morale». On n'imagine pas qu'autant d'illettrés aient envie de lire.

Je me demande souvent par quelle fatalité les arbres des parkings de supermarché sont toujours trop petits pour donner assez d'ombre, précieuse en été. Je ne me pose plus la question pour l'Intermarché de Beauvoir, où j'ai pu constater cette semaine que l'élagage hivernal consiste à réduire l'arbre à la forme d'un poteau.

Ainsi va le monde, en cette fin d'année.