vendredi 18 avril 2008
Aimer Césaire ou pas
La disparition d’Aimé Césaire me rappelle le souvenir de la seule fois où j’ai essayé de lire ses œuvres. C’était il y a un peu plus de dix ans et je rouvre aujourd’hui la Lettre documentaire n° 220, de janvier 1997, dans laquelle j’avais brièvement consigné mes impressions. La poésie de ce génie m’avait paru «vraiment chiatique, facile et boursouflée». Après une telle expérience, je comprends pourquoi je ne suis jamais retourné y voir. Le président de la République en fait paraît-il grand cas, mais comme j’ai déjà remarqué plusieurs fois que nous n’avions pas les mêmes goûts, ce nouveau point de désaccord ne me surprend pas.
Commentaires
et toi terre tendue terre saoule
terre grand sexe levé vers le soleil
terre grand délire de la mentule de Dieu
terre sauvage montée des resserres de la mer avec
dans la bouche une touffe de cécropies
terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu’à
la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
hommes
Aimé
Excusez-moi, obscurantiste je n'ai pas pu faire mieux, mais ne m'aimez vous pas simplement pour ma poésie?
"Le cahier.." c'est tout de même très beau. Quant au président de la République je ne pense pas qu'il ait lu une seule ligne de poésie bonne ou mauvaise d'ailleurs.
Amis poètes...
Je crois avoir lu quelque part que Jacques Chirac avait été surpris feuilletant Patrice de La Tour du Pin...
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=3882&pid=8863842
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
