mercredi 1 août 2012

souvenirs de juillet

Il arrive que l'on soit pris d'une telle flemme d'écrire, que l'on a même la flemme d'écrire qu'on a la flemme d'écrire. C'est un peu mon cas, ces temps-ci. Parmi mes activités mémorables du mois de juillet, j'ai lu la bonne biographie de Francisco Pizarro, conquistador de l'extrême, due à Bernard Lavallé (Payot, 2004). L'individu n'était peut-être pas très admirable, mais on ne peut manquer d'être frappé par l'énergie et le destin hors du commun de ce petit noble provincial bâtard, analphabète mais bon soldat, qui à 50 ans passés se... [Lire la suite]
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jeudi 3 mai 2012

tirri & tandil

Un certain Néstor Tirri a publié à Buenos Aires, en 2007, une sorte de roman intitulé La piedra madre, dans lequel il rapporte sur un ton fantaisiste des souvenirs du cercle d'amis qu'il fréquentait dans sa jeunesse à Tandil. Gombrowicz et Le Vigan ne s'y croisent pas, mais y font des apparitions successives, respectivement dans les chapitres 7 et 8. Le Vigan n'y est qu'un vague fantôme à la dalle en pente. Gombrowicz est plus consistant mais se fait plaisamment chambrer. Il est dépeint comme un hurluberlu tombé sur la ville en... [Lire la suite]
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mercredi 25 avril 2012

mastronardi

En me renseignant sur les quelques hommes de lettres que Gombrowicz a fréquentés pendant son exil argentin, je suis tombé sur les Cuadernos de vivir y pensar, d'un certain Carlos Mastronardi (1901-1976). C'est un épais recueil de réflexions brèves, dépassant rarement la demi-page, et portant sur la littérature et le reste, réflexions que le poète avait consignées dans des cahiers à certaines périodes de sa vie, plus assidûment dans ses dernières années (il fête son soixante-dixième anniversaire aux deux tiers du volume). Cette édition... [Lire la suite]
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mardi 24 avril 2012

tandil

Le comédien Robert Le Vigan (1900-1972), de son vrai nom Coquillaud, et surnommé La Vigue par son copain Céline, avec qui il s'enfuit à pied à travers l'Allemagne en 1944-1945, eut ses biens confisqués et fut condamné en 1946 à l'indignité nationale et aux travaux forcés, pour faits de collaboration. Libéré en 1948, il s'exila d'abord en Espagne, puis en Argentine, où il se fixa et demeura jusqu'à sa mort à 72 ans, dans la ville de Tandil, qui comptait dans les 50.000 habitants au milieu du vingtième siècle, et se situe au pied des... [Lire la suite]
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