samedi 10 août 2019

en voyage (avec Mazarin)

Mazarin consacre deux pages (107-108) de son Bréviaire des politiciens à la conduite "En voyage". Voici ces maximes, copiées et annotées. Ne révèle à personne combien tu as d'argent sur toi. Au contraire plains-toi sans cesse de ne pas en avoir assez. (Sur le second point, on croirait entendre un syndicaliste. Pour ma part, si j'estime avoir assez de pèse, je ne m'en vanterai ni ne pleurnicherai.) Si des indiscrets te demandent d'où tu viens, réponds évasivement. (Ou bien dis juste au curieux, Qu'est-ce ça peut te foutre?) Ne... [Lire la suite]
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mercredi 7 août 2019

mazarin

Au printemps j'ai lu un très petit livre, dont le format se prêtait bien au transport en tram, que je pratiquais encore, c'est le Bréviaire des politiciens, du cardinal Mazarin. Ce recueil de pensées est paraît-il une traduction du latin, par un certain François Rosso, publiée chez Arléa en 1997 avec une préface d'Umberto Eco. A vrai dire j'ai failli ne pas lire le mince volume, qui en le feuilletant me rebutait par plusieurs aspects. D'abord parce qu'il est imprégné d'un éloge général du secret, de l'hypocrisie, allant jusqu'à la... [Lire la suite]
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mardi 25 juin 2019

Lettre documentaire 508

Treize Proverbes de FRANZ TAMAYO extraits du Fascicule premier (1905) de ses Proverbios sobre la vida, el arte y la ciencia : - La science vérifie, l'art vivifie. - Une nature noble est toujours plus accessible aux suppliques qu'aux menaces. Et du Fascicule second (1924) : - ... Quand on est jeune on lit pour apprendre, quand on est vieux pour contempler. - Il existe une certaine imbécillité dotée d'une apparence d'esprit. C'est la pire, car elle est incurable. - Donner ennoblit toujours ; recevoir rabaisse toujours. - En... [Lire la suite]
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vendredi 18 janvier 2019

spengler

Quelques pensées d'Oswald Spengler (1880-1936) extraites de ses oeuvres, traduites par Henri Plard, lues la semaine dernière dans un vieux numéro de Nouvelle Ecole (n° 33, été 1979) : Le libre-arbitre n'est pas un fait, mais un sentiment. Tout acte est un destin qui se déguise en un vouloir. L'amertume la plus profonde, dans la vie, c'est de devoir dire qu'on n'est pas à la hauteur d'une tâche, qu'on n'est pas un grand savant, un grand soldat, un grand artiste. Mais la dignité intérieure exige cet aveu. C'est la souffrance... [Lire la suite]
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