mercredi 5 juin 2013
le cinéma de A à E - windtalkers
Vu l'autre soir une partie de Windtalkers, les messagers du ciel, de John Woo (2002). Des recrues navajos rendent les plus grands services aux marines, dans la guerre du Pacifique. Ce film veut démontrer que les Blancs sont de vilains racistes méprisants, alors que les Indiens sont de braves types dévoués, avec des cultures différentes formidables, qui leur permettent de communiquer avec les esprits et tout et tout. Mais je n'ai pas été convaincu. Les scènes de bataille à grand fracas n'en finissent pas et les moyens visiblement... [Lire la suite]
mercredi 15 mai 2013
le cinéma de A à E - match point
Vu l'autre soir Match point, de Woody Allen (2005). N'aimant pas l'opéra, je n'ai pas été spécialement charmé que la musique du film soit exclusivement constituée d'extraits d'opéras. Quelques détails m'ont déplu, comme la référence appuyée (naïve ou prétentieuse) à Dostoïevski (gros plan de la couverture d'un livre lu par le protagoniste) ou la laideur des peintures contemporaines montrées çà et là. Mais dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé cette intrigue captivante, bien trouvée, avec de belles images comme celle de la balle de tennis... [Lire la suite]samedi 11 mai 2013
Le cinéma de A à E - eastwood
En regardant l'autre soir Les pleins pouvoirs, je me disais que le visage de Clint Eastwood a quelque chose de celui de Jean-Louis Costes, et en outre l'agent Ed Harris est un sosie du gérant du magasin de photocopies à côté de la fac, mais avec un air plus aimable. A la fois acteur, producteur et réalisateur du film, Eastwood ne manque pas, une fois de plus, de s'y tailler un rôle très avantageux de héros infaillible, dont les prouesses incroyables finissent par lasser, malgré son charme indéniable. Le film présente banalement les... [Lire la suite]
vendredi 3 mai 2013
Le cinéma de A à E - japonaiserie et chinoiserie
J'ai failli regarder Soleil levant, de Philip Kaufman (1993). La présence des acteurs Sean Connery et Harvey Keitel me mettait en confiance et j'avais grand tort. Quelques minutes de vision, à vrai dire quelques secondes, suffisent pour que l'on comprenne qu'il s'agit là d'une parfaite ânerie, qui ne mérite pas qu'on y perde son temps. E.
J'ai regardé comme je pouvais Hero, de Zhang Yimou (2003) en luttant contre le sommeil, et en y perdant quelques batailles. Cette oeuvre met en scène d'antiques légendes chinoises, avec... [Lire la suite]
samedi 27 avril 2013
Le cinéma de A à E - rien ne va plus
Vu naguère Rien ne va plus, de Claude Chabrol (1997). Un Chabrol assez sobre, sans trop de lourdeurs idéologiques, et bien mené, mieux toutefois dans la première partie «européenne», que dans la seconde «antillaise», où cela tourne au grand guignol. C.
jeudi 4 avril 2013
le cinéma de A à E - conversation
J'avais déjà vu jadis la Conversation secrète de Coppola (1974) qui m'avait laissé un souvenir assez ennuyeux, et en la revoyant j'éprouve la même impression d'un film où il ne se passe pas grand chose, où l'on se demande sans arrêt quand ça va commencer pour de bon, et qui se termine en queue de poisson. J'ai trouvé le premier plan, de lente plongée vers la place publique, très spectaculaire, et j'aime beaucoup la tête de Gene Hackman avec les lunettes et la moustache démodées. Pour le reste : bof. C.mercredi 27 février 2013
le cinéma de A à E - jeux
Vu Jeux interdits, de René Clément (1952). Ce petit film au sujet inhabituel, enfantin et mortuaire, ne manque pas d'une certaine poésie bucolique et se laisse voir, même si l'on n'est pas sûr de chercher à le revoir. La froideur médiatique et institutionnelle, qui l'accueillit paraît-il, contraste avec son succès public international. Les musiquettes de guitare espagnole, dont une que l'on a trop entendue massacrer par des générations de collégiens, ne me déplaisent pas. C.lundi 24 décembre 2012
Le cinéma de A à E - Blackthorn & Guitry
Vu Blackthorn, de Mateo Gil (2011). Western bolivien belle époque dans d'assez beaux décors, avec d'assez beaux héros (Sam Shepard, Eduardo Noriega). C.
Vu Tu m'as sauvé la vie, de Sacha Guitry (1950). Le baron Guitry a été sauvé d'un accident par le vagabond Fernandel. Un tel sujet nous vaudrait aujourd'hui l'inévitable leçon de catéchisme socialo sur les vilains riches et les gentils pauvres, mais ce film date d'une époque où le cinéma pouvait encore faire preuve d'assez d'esprit critique, et l'acteur-scénariste-réalisateur promène... [Lire la suite]
mardi 6 novembre 2012
le cinéma de A à E - Corneau
Vu Tous les matins du monde, d'Alain Corneau (1991). Cette histoire d’un austère gentilhomme veuf, janséniste, misanthrope et mélomane n’était pas un sujet facile à choisir pour le cinéma, le succès du film en est d’autant plus méritoire et réconfortant. Comme beaucoup de bourges culturels, le réalisateur était paraît-il communiste, proche même d'une secte trotskiste, mais fort heureusement cela ne se sent pas dans le film. Le protagoniste est campé par un Jean-Pierre Marielle magistral, auprès de qui les Depardieu père et fils ont... [Lire la suite]lundi 5 novembre 2012
le cinéma de A à E - Agora
Vu Agora, d'Alejandro Amenabar (2009). Ce péplum réalisé avec les moyens énormes du genre a pour propos principal de présenter les chrétiens comme une meute de brutes et d'ordures, dépourvues de tout sens moral, ennemies de la culture et assoiffées de meurtre. Le sujet a été soigneusement choisi pour illustrer cette cause, car le film est centré sur le personnage d'Hypathie, une astronome égyptienne qui aurait été lapidée par des chrétiens, et qui présentait ainsi le profil idéal d'une icône martyre, dans l'Espagne socialo-féministe... [Lire la suite]
