Le Nouvel Obscurantiste

Le blog de Philippe Billé, misanthropologue. Contenant son Journal documentaire (des notes de lecture, et des notes du reste) ainsi que de belles Lettres documentaires, etc.

samedi 1 août 2009

Le cinéma de A à E

Films vus en juillet : c'est bien simple, aucun.

Posté par Ph B à 07:52 - Journal documentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 30 juin 2009

Le cinéma de A à E

Films vus en juin :

Le bal des maudits, d’Edward Dmytryk (1958). Le destin croisé de trois hommes, pendant la deuxième Guerre mondiale. Un film qui se regarde sans ennui, mais en ricanant un peu par moments. Il y a, du moins dans la version française, cette bizarrerie des dialogues dans lesquels les locuteurs allemands jettent du ach, du Herr et du ja wohl à tout bout de phrase, pour que l’on comprenne bien à quel point ils sont étranges, tandis qu’Américains et Français sont dispensés de ces simagrées. Le personnage joué par Montgomery Clift me paraît trop appuyé, il est si juif, si injustement brimé, et en même temps si loyal, si courageux, si dévoué, si formidable en somme, que cela finit par faire beaucoup. En contrepoint le rôle de Dean Martin est à la fois plus ingrat et plus subtil, avec son mélange de droiture et de lâcheté, d’aisance et de gaucherie. Quant à Marlon Brando, entre sa beauté physique, la gravité de sa composition et l’élégance de l’uniforme allemand, il ne manque pas d’allure. C.

Un chien andalou, de Luis Buñuel (1928). J’étais curieux de voir ce petit film poétique, long d’un quart d’heure à peine, et j’ai été un peu déçu. Il y a bien sûr l’image très forte de l’œil coupé, mais qui n’est pas à proprement parler belle, et le reste est loin à la traîne. C’est un petit essai de surréalisme désordonné, destiné surtout à choquer par le mauvais goût et l’absurdité, ce à quoi il est tout à fait parvenu. Il a été réalisé par deux jeunes fils à papa bourrés d’énergie et aux dents longues, Dali et Buñuel, prêts à tout pour se faire remarquer. Comme toujours, c’est chez les bourges que l’idéologie anti-bourgeoise s’exprime le plus vivement. Dali a par ailleurs montré sans peine, dans le reste de son œuvre, qu’il avait vraiment du génie. Buñuel, qui était beaucoup plus lourd, a eu plus de mal. D.

El, de Luis Buñuel (1952). Cette histoire de folie m’a assez plu, j’aime bien les deux acteurs principaux, les truquages simples mais saisissants de quand le protagoniste a une crise de paranoïa dans l’église, la fin énigmatique. C.

La vie criminelle d'Archibald de la Cruz, de Luis Buñuel (1955). J’ai bien aimé l’entrée spacieuse de la maison d’Archibald, façon patio, avec une grosse porte en bois et de grands pots de plantes vertes, et son atelier de potier chic. Sinon, cette histoire à dormir debout ne m’a pas passionné. Le film a grande réputation car on y met en scène des fariboles d’inspiration psychanalytique, ce qui est un mérite discutable. La scène de la «mise à mort» du mannequin montre des images fortes plutôt que belles. D.

Posté par Ph B à 08:09 - Journal documentaire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 2 juin 2009

Le cinéma de A à E

Films vus en mai :

* Angélique marquise des Anges, de Bernard Borderie (1964). Ce n’est pas du cinéma génial, mais divertissant. C.

* Merveilleuse Angélique, de Bernard Borderie (1965). En tout cas, c’était pas du cinéma de rappeur. C.

* Angélique et le Roy, de Bernard Borderie (1966). Et cette Michèle Mercier, quelle vitalité! C.

* Dune, de David Lynch (1984). Je n’ai pas réussi à m’intéresser à ce film bien fait, mais fait plutôt pour les adolescents, je pense. Je me suis demandé par moments combien de fois la réalisation de tels décors avait coûté plus cher, qu’il ne me faudrait pour rénover correctement ma maison à La Croix. J'ai coupé avant la fin, je finissais par m’ennuyer. C.

Posté par Ph B à 09:13 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 30 avril 2009

Le cinéma de A à E

Films vus en avril

* Sans retour (Southern comfort) de Walter Hill, (1981). Une histoire de survie en milieu hostile, qui fait penser à Délivrance mais en moins bien. J’ai trouvé le ton un peu vulgaire, l’histoire peu crédible, alors que l’anecdote n’est pas une mauvaise idée (des soldats en manœuvre, perdus dans le bayou). J’aurais aimé regarder plus en détail la cabane du braconnier et celles du village cajun. C’est seulement au dernier plan, quand apparaît un camion militaire, que je me suis rappelé avoir déjà vu ce film jadis, j’avais oublié tout le reste, qui n’est en effet pas très mémorable. C.

* L’équipée sauvage, de Laslo Benedek (1953). Un troupeau de motards mal élevés vient foutre le souk dans un bled paisible de l’Amérique profonde, avec à sa tête Marlon Brando en grand dadais boudeur prétentieux idiot. Marrant pour ricaner au deuxième degré. D.

* Under fire, de Roger Spottiswoode (1983). Pas mauvais film d’action mais film politique bébête, sur les sandinistes. Trintignant introduit un peu d’élégance dans ce travail de bourrin. D.

Posté par Ph B à 08:45 - Journal documentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 31 mars 2009

Le cinéma de A à E

Films vus en mars.

Le 4ème étage, de Josh Klausner (1999). Plus ridicule qu’effrayant. D.

Le dernier nabab, d’Elia Kazan (1976). Avec plusieurs stars mais très peu de magie. D.

Le grand restaurant, de Jacques Besnard (1966). Malgré le charme sympathique de la couleur d’époque, cette comédie turbulente ne mériterait qu’une note passable, si elle ne comportait dans les premières minutes la scène géniale où de Funès, patron du restaurant, donne une recette de cuisine en allemand, cependant que les ombres d’un lustre lui dessinent une chevelure et des moustaches à la Hitler. Il faut avoir vu ça. Mémorable aussi, la scène où il se grime en tarlouze capricieuse pour tester son personnel. B.

Posté par Ph B à 13:52 - Journal documentaire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 1 mars 2009

Le cinéma de A à E

Films vus en février.

Affliction, de Paul Schrader (1998). Drame shakespearien en milieu redneck, avec Nick Nolte, James Coburn, force neige et alcool. A.

Voyage au bout de l’enfer, de Michael Cimino (1978). Le titre original The deer hunter est quand même moins prétentieux. Un bon film, un peu longuet, avec un De Niro superbe, dans la force de l’âge. B.

Shrek II : Far Far Away, d’Andrew Adamson, Kelly Ashbury, Conrad Vernon (2004). Avec Shrek je suis toujours bon public. B.

Broken flowers, de Jim Jarmusch (2005). Agréable à regarder une fois. C.

Posté par Ph B à 01:03 - Journal documentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 17 février 2009

Il existe maintenant tellement de films mettant en scène la deuxième Guerre mondiale, que je me demande si leur durée cumulée égale ou dépasse celle du conflit lui-même.

Posté par Ph B à 08:19 - Journal documentaire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 1 février 2009

Le cinéma de A à E

Deux seuls films vus en janvier :

La porte de l’Enfer, de Teinosuke Kinugasa (1953). Ce film plusieurs fois primé est une tragédie sentimentale d’un grand ennui, dont nous dédommagent par instants de vraiment jolis décors. D.

Les frères McMullen, d’Edward Burns (1997). Trois frères irlandais américains confrontés à leurs problèmes de couple. J’ai dormi pendant une bonne partie du film, qui avait cependant l’air moins bête que je n’aurais cru a priori. C.

Posté par Ph B à 10:02 - Journal documentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 30 décembre 2008

Le cinéma de A à E

Films vus en décembre :
Les affranchis, de Martin Scorcese (1990). Avec Robert de Niro et Joe Pesci. J’avais déjà vu ce dernier jouer le même rôle de voyou psychopathe, dans Casino. L’effet du cinéma est tel, que l’on doit faire effort pour se figurer que ce n’est là qu’un acteur, qui n’est pas comme ça dans la vie réelle. C.
Le Chacal, de Michael Caton-Jones (1997). Avec Bruce Willis, Richard Gere, Sidney Poitier, qui rivalisent si bien de ridicule, que l’on aurait du mal à les départager. D.
Les sentiers de la perdition, de Sam Mendes (2002). Avec Paul Newman et Tom Hanks, deux acteurs qui m'agacent. C.
L’île au trésor, de John Hough (1972). Film assez médiocre, qui réserve cependant la surprise d’un casting inattendu, faisant jouer ensemble Orson Welles et Jean Lefèvre ! D.

Posté par Ph B à 22:30 - Journal documentaire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 30 novembre 2008

Le cinéma de A à E

Films vus en novembre :

Est-Ouest, de Régis Wargnier (2000). Avec Sandrine Bonnaire et Oleg Menshikov, supportables, et sur la fin Catherine Deneuve insupportable, en grande bourge humaniste dévouée frémissante. Un film sur le communisme irrespirable, c’est plutôt rare. Qui plus est, pas mal fait. C.

Revu The Shining, de Stanley Kubrick (1980). L’anecdote de l’écrivain raté embauché comme gardien d’hiver dans un grand hôtel au fin fond du Colorado est bien trouvée mais le scénario tourne au grand guignol. L’actrice qui joue l’épouse a une telle tête de dinde, qu’en fait on a envie de lui défoncer la gueule à grands coups de hache dès ses premières apparitions. Les images qui se veulent effrayantes sont surtout dégoûtantes. Le film captive par la présence extraordinaire de Jack Nicholson, par les prises de vue (paysages en vue aérienne, couloirs filmés à hauteur de tricycle) et par la beauté somptueuse des décors (pièces de l’hôtel, labyrinthe). B.

Mad Max, de George Miller (1979). N’ayant pas vu à sa sortie ce film à la fois violent et puéril, je découvre presque trente ans après que je n’avais pas raté grand chose. L’action est si trépidante, que l’on ne s’ennuie pas, même si on se rend bien compte qu’on est en train de perdre son temps. Curiosité de trouver un Mel Gibson tout jeunot, à peine sorti de l’adolescence. D.

Furyo, de Nagisa Oshima (1983). Ca n’avait pas l’air inintéressant, mais les deux fois où j’ai essayé de le regarder, j’ai passé une bonne part du temps à dormir, donc je ne peux pas bien juger. David Bowie est assez agréable à regarder, malgré ses yeux de deux couleurs, mais je ne le trouve pas très bon acteur, (ni d’ailleurs bon chanteur). Le protagoniste japonais R Sakamoto me fait la même impression, Takeshi Kitano est facilement meilleur. C ?

Posté par Ph B à 09:39 - Journal documentaire - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1  2   Page suivante »