mardi 22 novembre 2016

moules

Samedi dernier nous avions acheté des huîtres, et en les préparant j'ai vu que parmi elles s'étaient égarées une dizaine de moules, trop petites et trop peu nombreuses pour qu'il soit intéressant de les cuisiner. Comme je répugnais à l'idée de jeter ces animaux à la poubelle, et comme nous étions à moins d'un kilomètre du rivage, j'ai pensé que je pourrais prendre un moment pour aller les remettre à la mer, où elles seraient mieux à leur place. Ce fut un bon moment : ciel gris, plage déserte. La marée avait commencé de redescendre,... [Lire la suite]
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vendredi 25 janvier 2008

Lettre documentaire 417

DOUZE NOCTURNES DE HOLLANDE par Cecília Meireles     UN Peu à peu la rumeur du monde s’affaiblit.Les visages, les voix, altérés, se dispersent.Le temps versatile s’échappe en des recoinsde vitre, de velours, d’accolade estompée. La lune vient avec d’autres invitations :elle déplie sous mes yeux la carte du ciel,elle fait relâcher les poings serrés du jour,et trace des chemins, transparente et abstraite. O arbres de la nuit... Méditation aimante...- Cette ombre me transporte tout au fond des airs,vers les... [Lire la suite]
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jeudi 17 janvier 2008

Lettre documentaire IV (du 4 septembre 1992, réédition)

Deux poèmes de Cecília Meireles, traduits du portugais par Philippe Billé NOUS ET LES OMBRES Et autour de la table, nous, vivants, nous mangions, et nous parlions, en cette nuit étrangère, et nos ombres sur les murs bougeaient, pelotonnées comme nous, et gesticulaient, sans voix. Nous étions doubles, nous étions triples, nous étions tremblants, à la lumière des lampes à acétylène, sur les murs séculaires, denses, froids, et vaguement monumentaux. Plus encore que les ombres nous étions irréels. ... [Lire la suite]
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mardi 15 janvier 2008

Lettre documentaire 416

AUBE SUR LE VILLAGE de Cecília Meireles Aube sur le village brumeux avec les glycines ruisselantes de rosée, les figues argentées de rosée, les derniers raisins miraculeux. Le silence est assis dans les couloirs, adossé aux épaisses cloisons, comme en sentinelle. Et dans chaque chambre les couvertures velues enveloppent le sommeil : puissants animaux bienfaisants, incarnats et noirs. Avant qu’un soleil lunaire dissolve les vitres froides, et que la chaleur de la... [Lire la suite]
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