dimanche 29 octobre 2017

cortazar

J'ai lu sans grande joie une biographie de Cortázar en bande dessinée parue cette année (par J Marchamalo et M Torices, Madrid : Nórdica Cómic). C'est une hagiographie très complaisante de saint Julio et je n'aime pas les dessins, sauf exceptions (de beaux nuages p 117, une belle lumière p 168, et des fac-similés bien faits, comme p 70-71 des échantillons du type de notes que l'écrivain traçait en marge de ses lectures). Outre les notes, il avait comme moi la manie de souligner les coquilles. Il y a une anecdote amusante, comme quoi... [Lire la suite]
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jeudi 30 juin 2016

martin gil

J’ai passé un bon moment à me promener dans le recueil d’articles Mirar desde arriba («regarder d’en haut») qu’avait fait paraître à Buenos Aires, en 1930, un certain Martín Gil, essayiste, météorologue et astronome. Il y fait le point et donne son avis sur diverses questions, par exemple pourquoi les icebergs se mettent-ils à dériver certaines années, pourquoi la lune nous présente-elle toujours la même face (c’est qu’elle est animée d’une rotation orbitale, et non axiale) ou que faire en cas d’orage (selon lui, autant il est... [Lire la suite]
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samedi 26 septembre 2015

sur horacio quiroga

L’arrivée d’un lot de livres et de documents à trier, hérités d’une philologue disparue, et consacrés à Horacio Quiroga, m’a occupé quelques journées au travail, et m’a arraché à Rome et à Trump quelques soirées, pendant lesquelles je me suis penché sur la vie et l’oeuvre de celui qui reste peut-être le plus célèbre des écrivains uruguayens. Comme il posait semble-t-il volontiers, et faisait lui-même des photos, sa réputation est illustrée d’une constellation de clichés qui peuplent les livres et les journaux. J’aime en particulier... [Lire la suite]
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vendredi 20 juin 2014

martin fierro

Pendant des années je n'ai connu que de nom le célèbre Martín Fierro de José Hernández et j'étais persuadé a priori que ce classique argentin ne pouvait présenter aucun attrait à mes yeux. Tout au contraire, en l'ouvrant par hasard voilà quelque temps, j'ai été aussitôt conquis par les mille grâces de ce long poème paru en 1872, composé de près de quatre cents strophes, pour la plupart des sixains et des quatrains, au total 2300 et quelques vers. Cela raconte à la première personne les aventures du gaucho Martín Fierro, qui vit... [Lire la suite]
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jeudi 12 juin 2014

triste moineau

En cherchant à me renseigner, voilà deux ans, sur l'exil de Le Vigan dans la ville de Tandil, en Argentine (voir au 24 IV 2012), j'avais appris la parution en 2009, dans la même ville, d'un livre consacré au sujet par une certaine Mariana Rodríguez. Sur le moment je n'ai pas ménagé mes efforts pour essayer de me procurer cet ouvrage intitulé Triste gorrión (triste moineau) et sous-titré Memorias de Robert Le Vigan, Entre el actor famoso y el anciano exiliado (de l'acteur célèbre au vieillard exilé), mais ce fut en vain. Le document... [Lire la suite]
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samedi 10 novembre 2012

Bs As

J'ai passé une soirée à feuilleter un recueil de textes d'un écrivain argentin, Estampas de Buenos Aires, paru dans ladite ville en 1946. Dans cet album de grand format je n'ai rien lu car j'étais seulement attiré par les illustrations, des dessins à la plume me semble-t-il, dus à une certaine Marie Elisabeth Wrede. Il y avait là de belles vues de la capitale, de ses avenues et de ses parcs. Mon attention était retenue en particulier par les images où le paysage comprenait à la fois des éléments urbains modernes, comme de grands... [Lire la suite]
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jeudi 3 mai 2012

tirri & tandil

Un certain Néstor Tirri a publié à Buenos Aires, en 2007, une sorte de roman intitulé La piedra madre, dans lequel il rapporte sur un ton fantaisiste des souvenirs du cercle d'amis qu'il fréquentait dans sa jeunesse à Tandil. Gombrowicz et Le Vigan ne s'y croisent pas, mais y font des apparitions successives, respectivement dans les chapitres 7 et 8. Le Vigan n'y est qu'un vague fantôme à la dalle en pente. Gombrowicz est plus consistant mais se fait plaisamment chambrer. Il est dépeint comme un hurluberlu tombé sur la ville en... [Lire la suite]
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lundi 30 avril 2012

Lettre documentaire 489

Quelques phrases des Cuadernos de vivir y pensar de Carlos Mastronardi(Academia Argentina de Letras, 1984)choisies et traduites par Philippe Billé Au fil des ans, nous accumulons les souvenirs comme si c’étaient des biens précieux. Quand le coffre est rempli, quand arrive la mort, nous jetons la clé à la mer, et nul ne saura ce que nous fûmes. Par magie, le coffre se vide au même instant. (page 28) Persistances, retours : mes rues quotidiennes sont pleines de morts. (40) Contre la lumière émanant des morts se découpent nos... [Lire la suite]
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mercredi 25 avril 2012

mastronardi

En me renseignant sur les quelques hommes de lettres que Gombrowicz a fréquentés pendant son exil argentin, je suis tombé sur les Cuadernos de vivir y pensar, d'un certain Carlos Mastronardi (1901-1976). C'est un épais recueil de réflexions brèves, dépassant rarement la demi-page, et portant sur la littérature et le reste, réflexions que le poète avait consignées dans des cahiers à certaines périodes de sa vie, plus assidûment dans ses dernières années (il fête son soixante-dixième anniversaire aux deux tiers du volume). Cette édition... [Lire la suite]
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mardi 24 avril 2012

tandil

Le comédien Robert Le Vigan (1900-1972), de son vrai nom Coquillaud, et surnommé La Vigue par son copain Céline, avec qui il s'enfuit à pied à travers l'Allemagne en 1944-1945, eut ses biens confisqués et fut condamné en 1946 à l'indignité nationale et aux travaux forcés, pour faits de collaboration. Libéré en 1948, il s'exila d'abord en Espagne, puis en Argentine, où il se fixa et demeura jusqu'à sa mort à 72 ans, dans la ville de Tandil, qui comptait dans les 50.000 habitants au milieu du vingtième siècle, et se situe au pied des... [Lire la suite]
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