<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Journal documentaire</title><link>http://journaldoc.canalblog.com/</link><description>Le journal de Philippe Bill&#xe9;, misanthropologue. Des notes de lecture, et des notes du reste.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 24 May 2012 11:23:46 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>un petit hommage</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/24/24332252.html</link><category>Choses vues</category><category>collage</category><category>J&#xfc;nger</category><category>lettrage</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/24/24332252.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24332252/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/24/24332252.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/03/02/3882/75996655.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px auto 5px; display: block;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/03/02/3882/75996655_p.jpg&quot; alt=&quot;img050&quot; width=&quot;310&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 24 May 2012 06:56:50 GMT</pubDate></item><item><title>mes histoires de serpents</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/23/24324633.html</link><category>Journal documentaire</category><category>serpents</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/23/24324633.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24324633/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/23/24324633.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/42/77/3882/75965509.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/77/3882/75965509_p.jpg&quot; alt=&quot;couleuvre_a_collier&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;112&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;MES HISTOIRES DE SERPENTS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fais partie des citadins qui ont connu les serpents par les images longtemps avant d’en rencontrer en r&#xe9;alit&#xe9;, et qui du reste n’en ont jamais vu beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai un vieux souvenir, dans lequel je ne saurais plus dire quelle est la part de la m&#xe9;moire et celle de l’imagination. C’&#xe9;tait en Dordogne, j’avais donc au moins sept ans. J’&#xe9;tais install&#xe9; avec mon p&#xe8;re, qui p&#xea;chait, sur le mur d’une ruine, tout au bord de la rivi&#xe8;re, peut-&#xea;tre au lieu-dit la Bourgatie. Au bas du mur, il y avait d’un c&#xf4;t&#xe9; l’eau, de l’autre des buissons de ronce, parmi lesquels nous voyions des serpents. Je ne sais plus pourquoi, &#xe0; un moment mon p&#xe8;re s’est mis &#xe0; m’engueuler, ses col&#xe8;res souvent me surprenaient. J’ai pens&#xe9; qu’il allait me frapper, que je tomberais soit dans l’eau, soit parmi les serpents, que dans tous les cas j’allais mourir. J’&#xe9;tais &#xe9;pouvant&#xe9;. Je ne sais plus comment cela s’est termin&#xe9;, en fin de compte il n’a pas d&#xfb; se passer grand chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai vu quelques fois des serpents dans des vivariums, chez les marchands d’animaux et dans les zoos. Le spectacle de ces cages m’a toujours plus ou moins d&#xe9;go&#xfb;t&#xe9;. La moiteur, la vague odeur, ajoutaient au sordide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois, je ne sais plus dans quelles circonstances inhabituelles des ann&#xe9;es 80, je me suis trouv&#xe9; avec ma m&#xe8;re, chez ma grand-m&#xe8;re de la Croix-Comtesse. Je tra&#xee;nais seul dans le jardin. Le bassin en ciment, qui ne gardait plus l’eau, &#xe9;tait vide, le fond recouvert d’une pellicule craquel&#xe9;e de feuilles d&#xe9;compos&#xe9;es. Un petit serpent brun s’y &#xe9;tait pris au pi&#xe8;ge, il ne pouvait en ressortir. Je suis all&#xe9; en avertir ma m&#xe8;re. Aussit&#xf4;t elle a pris un outil, pelle ou balai, et elle a &#xe9;cras&#xe9; la bestiole. J’&#xe9;tais confus, surpris de voir ma m&#xe8;re aussi d&#xe9;termin&#xe9;e, d&#xe9;sol&#xe9; d’avoir caus&#xe9; la mort du serpent, honteux de n’avoir su trouver d’autre issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bel &#xe9;t&#xe9;, avec mon tout jeune fils et sa m&#xe8;re, nous louions un g&#xee;te &#xe0; Fournel. Le premier jour, en fin d’apr&#xe8;s-midi, nous f&#xfb;mes au ravitaillement. De retour, un cageot dans les bras, je montais le perron de la vieille maison, quand Madame, qui me suivait, m’avertit que je venais d’enjamber un serpent sans le voir. Il n’&#xe9;tait pas bien gros mais il nous inqui&#xe9;tait, nous ne savions s’il &#xe9;tait dangereux, nous avions le gosse avec nous. Nous avons consult&#xe9; le paysan d’&#xe0; c&#xf4;t&#xe9;. En homme averti, il s’est muni sans h&#xe9;siter de deux grands tournevis pour aller tuer l’animal. Avec un des tournevis, il l’a fait rouler sur lui-m&#xea;me, comme pour l’&#xe9;tourdir, et l’a immobilis&#xe9;. Puis, avec l’autre, il lui a &#xe9;cras&#xe9; la t&#xea;te. J’&#xe9;tais surpris de la rapidit&#xe9; et de la s&#xfb;ret&#xe9; des gestes, et vaguement d&#xe9;go&#xfb;t&#xe9; de la triste issue. J’ai demand&#xe9; &#xe0; cet homme s’il savait quelle esp&#xe8;ce de serpent c’&#xe9;tait l&#xe0;. Il a seulement pu me dire que c’&#xe9;tait ce qu’on appelait chez lui un &#xab;petit serpent&#xbb;. J’ai su plus tard qu’il s’agissait d’un orvet inoffensif, comme sans doute le serpent du bassin de la Croix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour qui veut &#xe9;tudier un peu, il n’est pas difficile de s’informer sur les serpents. On trouve commun&#xe9;ment des guides complets des esp&#xe8;ces europ&#xe9;ennes, bien moins nombreuses que les esp&#xe8;ces d’oiseaux, de mammif&#xe8;res ou de poissons. Moins nombreuses encore si l’on ne consid&#xe8;re que les esp&#xe8;ces vivant en France, ou dans une r&#xe9;gion. Les orvets sont les plus petits, et les biologistes les tiennent pour des l&#xe9;zards sans pattes, &#xe0; cause de certains traits comme la queue sessile. A part eux, les deux grandes cat&#xe9;gories sont les vip&#xe8;res au corps trapu, &#xe0; la t&#xea;te en triangle, &#xe0; la prunelle en fente, et les couleuvres au corps plus allong&#xe9;, &#xe0; la t&#xea;te droite, &#xe0; la prunelle ronde. Les esp&#xe8;ces les plus communes, comme la couleuvre verte et jaune ou la couleuvre &#xe0; collier, ne peuvent &#xea;tre confondues. Mais les choses sont souvent plus claires dans les livres que dans la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#xe9;but d’apr&#xe8;s-midi, par une chaleur &#xe9;crasante, je me promenais avec ma m&#xe8;re &#xe0; Fournel. Nous avons trouv&#xe9; une &#xe9;norme couleuvre verte et jaune toute enroul&#xe9;e, dormant au soleil, en plein milieu de la petite route. Rien n’aurait mieux illustr&#xe9; que cette nonchalance, l’expression &#xab;feignant comme une couleuvre&#xbb;, que j’entends encore la voix de ma grand-m&#xe8;re prononcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu des serpents que je trouvais &#xe9;cras&#xe9;s sur la route et j’arr&#xea;tais la voiture pour les regarder, surtout si j’&#xe9;tais avec le petit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois qu’on se baignait dans un &#xe9;tang am&#xe9;nag&#xe9;, en Dordogne ou dans le Lot, il y a eu tout d’un coup un serpent &#xe9;gar&#xe9; qui nageait parmi les gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le bois de Cun&#xe8;ges, j’ai vu quelques couleuvres &#xe0; collier. Un matin que je m’y promenais avec Samuel, on a trouv&#xe9; une grenouille, qui se tenait au bord d’une flaque d’eau. Le petit a voulu faire le tour de la flaque pour observer plus &#xe0; son aise. A ce moment on s’est aper&#xe7;u qu’un serpent &#xe9;tait l&#xe0;, une couleuvre &#xe0; collier enroul&#xe9;e sur elle-m&#xea;me. Elle restait immobile, &#xe0; nous regarder, puis elle a dress&#xe9; la t&#xea;te en sifflant et elle a fil&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un apr&#xe8;s-midi que je faisais visiter le bois &#xe0; Charlie, comme nous nous &#xe9;tions arr&#xea;t&#xe9;s pour parler, il a vu qu’un serpent dormait par terre, &#xe0; un peu plus d’un m&#xe8;tre de mes pieds, nus dans les sandales. C’&#xe9;tait une vip&#xe8;re. Nous l’avons consid&#xe9;r&#xe9;e quelques secondes, et j’ai voulu aller chercher une pelle dans ma cabane. Mais d&#xe8;s que j’ai boug&#xe9;, le serpent s’est enfui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour que je remontais la rive du ruisseau en amont de ma parcelle, avec ma directrice de conscience, nous avons trouv&#xe9; une petite vip&#xe8;re qui prenait le soleil au bord de l’eau, enroul&#xe9;e sur une grosse racine d’arbre. Tout d’un coup sentant notre pr&#xe9;sence, elle a plong&#xe9; et s’est enfuie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois qu’on revenait de la plage, au Moutchic, les enfants ont trouv&#xe9; une toute petite couleuvre &#xe0; collier morte, sur le parking. C’&#xe9;tait pour eux un tr&#xe9;sor qu’ils ne voulaient pas laisser. Cela me d&#xe9;go&#xfb;tait un peu, mais pour leur plaire, je l’ai mise dans la bo&#xee;te &#xe0; gants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir o&#xf9; nous avons camp&#xe9; au terrain de Dampierre, en nous promenant au bord de la Boutonne, nous avons d&#xe9;rang&#xe9; un serpent install&#xe9; sur une souche, qui s’est jet&#xe9; &#xe0; l’eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une parcelle de la for&#xea;t de Chiz&#xe9;, qui venait d’&#xea;tre b&#xfb;ch&#xe9;e, je glanais des copeaux. Du bout de ma canne ferr&#xe9;e, j’en ai retourn&#xe9; un qui &#xe9;tait pos&#xe9; sur une souche. Il y avait dessous un tout petit serpent, qui s’est enfui aussit&#xf4;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour que je voulais pelleter dans un des tas de terre derri&#xe8;re la maison de Taussat, en soulevant la b&#xe2;che qui recouvrait le tas, j’ai d&#xe9;couvert un serpent. Il s’est &#xe9;clips&#xe9; dans les herbes, avec ce beau mouvement sinueux et rapide. C’est le m&#xea;me jour o&#xf9;, voulant m’attaquer &#xe0; un autre tas de terre, du premier coup de pelle j’ai d&#xe9;rang&#xe9; un nid de gu&#xea;pes, et j’ai tout arr&#xea;t&#xe9;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 23 May 2012 07:23:56 GMT</pubDate></item><item><title>id&#xe9;Al</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/17/24279130.html</link><category>Journal documentaire</category><category>Arcachon</category><category>g&#xe9;ographie</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/17/24279130.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24279130/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/17/24279130.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/91/3882/75770588.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/91/3882/75770588_p.gif&quot; alt=&quot;bassin_arcachon&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le bassin d&apos;Arcachon a la forme en triangle d&apos;un A majuscule. Trois villes en A : Arcachon, Ar&#xe8;s, Audenge, dessinent un second triangle inscrit dans le premier.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 May 2012 05:47:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le cin&#xe9;ma de A &#xe0; E</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/10/24226934.html</link><category>Journal documentaire</category><category>cin&#xe9;ma</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/10/24226934.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24226934/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/10/24226934.html</guid><description>&lt;p&gt;Vu ces derniers temps :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La m&#xf4;me&lt;/em&gt;, d&apos;Olivier Dahan, 2007. L&apos;art et la personnalit&#xe9; d&apos;Edith Piaf ne m&apos;ont jamais beaucoup attir&#xe9;. Je ne peux juger si le portrait qu&apos;en donne ce film, en chanteuse populo caract&#xe9;rielle tragique, est exact ou exag&#xe9;r&#xe9;, mais il ne m&apos;en rapproche pas beaucoup. La photo est assez jolie. La structure narrative toute en flash-backs est trop compliqu&#xe9;e pour moi (et un peu pr&#xe9;tentieuse : le r&#xe9;alisateur croit peut-&#xea;tre qu&apos;on va se repasser son chef d&apos;oeuvre en boucle pour arriver &#xe0; tout bien piger). D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L&apos;affaire Farewell&lt;/em&gt;, de Christian Carion, 2009. Cette histoire d&apos;espionnage n&apos;est pas tr&#xe8;s vulgaire, ni b&#xea;te, ni captivante. D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Oliver Twist&lt;/em&gt;, de Roman Polanski (2006). Bof. D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sans arme, ni haine, ni violence&lt;/em&gt;, de Jean-Paul Rouve (2008). D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Garde &#xe0; vue&lt;/em&gt;, de Claude Miller (1981). J&apos;avais entendu dire grand bien de ce film, qui r&#xe9;unit les bons acteurs Serrault et Ventura, mais je trouve que l&apos;histoire sonne faux, et je me suis plut&#xf4;t ennuy&#xe9;. D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le dernier Cheyenne&lt;/em&gt;, de Tab Murphy (1995). Un mauvais film, plein de bons sentiments, et tourn&#xe9; dans de beaux d&#xe9;cors. E.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le gendarme &#xe0; Saint-Tropez&lt;/em&gt;, de Jean Girault (1964). Sympathique mais faible. D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pirates&lt;/em&gt;, de Roman Polanski (1986). D.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 May 2012 07:14:04 GMT</pubDate></item><item><title>et le gagnant est...</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/07/24201927.html</link><category>Choses vues</category><category>sociologie</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/07/24201927.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24201927/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/07/24201927.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/76/3882/75461106.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/76/3882/75461106_p.jpg&quot; alt=&quot;president&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;336&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 May 2012 04:55:00 GMT</pubDate></item><item><title>interlude</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/06/24198174.html</link><category>Choses vues</category><category>drapeau</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/06/24198174.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24198174/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/06/24198174.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/33/57/3882/75445720.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/33/57/3882/75445720_p.jpg&quot; alt=&quot;Bbr&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 06 May 2012 15:39:00 GMT</pubDate></item><item><title>tirri &amp; tandil</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/03/24168449.html</link><category>Journal documentaire</category><category>Argentine</category><category>Gombrowicz</category><category>LeVigan</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/03/24168449.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24168449/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/05/03/24168449.html</guid><description>&lt;p&gt;Un certain N&#xe9;stor Tirri a publi&#xe9; &#xe0; Buenos Aires, en 2007, une sorte de roman intitul&#xe9; &lt;em&gt;La piedra madre&lt;/em&gt;, dans lequel il rapporte sur un ton fantaisiste des souvenirs du cercle d&apos;amis qu&apos;il fr&#xe9;quentait dans sa jeunesse &#xe0; Tandil. Gombrowicz et Le Vigan ne s&apos;y croisent pas, mais y font des apparitions successives, respectivement dans les chapitres 7 et 8. Le Vigan n&apos;y est qu&apos;un vague fant&#xf4;me &#xe0; la dalle en pente. Gombrowicz est plus consistant mais se fait plaisamment chambrer. Il est d&#xe9;peint comme un hurluberlu tomb&#xe9; sur la ville en parachute, raclant les R et sommant son auditoire provincial de croire en ses m&#xe9;rites litt&#xe9;raires suppos&#xe9;s.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 03 May 2012 07:14:40 GMT</pubDate></item><item><title>Lettre documentaire 489</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/30/24135255.html</link><category>Lettres documentaires</category><category>Argentine</category><category>Mastronardi</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/30/24135255.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24135255/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/30/24135255.html</guid><description>&lt;p&gt;Quelques phrases des &lt;strong&gt;Cuadernos de vivir y pensar&lt;/strong&gt; de Carlos Mastronardi&lt;br /&gt;(Academia Argentina de Letras, 1984)&lt;br /&gt;choisies et traduites par Philippe Bill&#xe9;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ans, nous accumulons les souvenirs comme si c’&#xe9;taient des biens pr&#xe9;cieux. Quand le coffre est rempli, quand arrive la mort, nous jetons la cl&#xe9; &#xe0; la mer, et nul ne saura ce que nous f&#xfb;mes. Par magie, le coffre se vide au m&#xea;me instant. (page 28)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Persistances, retours&amp;nbsp;: mes rues quotidiennes sont pleines de morts. (40)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre la lumi&#xe8;re &#xe9;manant des morts se d&#xe9;coupent nos ombres inqui&#xe8;tes. (78)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une ivresse naturelle et &#xe0; peine perceptible, qui s’appelle la vie. Comme tout le monde prend de cet alcool (la vie), nul n’en remarque les effets. (216)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai eu hier soixante-dix ans. Cela arrive &#xe0; beaucoup de gens. Pas de f&#xea;te, rien qui sorte de l’ordinaire&amp;nbsp;: je suis d&#xe9;j&#xe0; habitu&#xe9;. (230)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#xea;tre humain, de par son individualit&#xe9;, poss&#xe8;de une &#xe9;tincelle personnelle, comme l’a pressenti certain mystique. Elle existe m&#xea;me chez les plus vulgaires et les plus insignifiants, sauf s’il s’agit d’une institutrice argentine ou d’un boutiquier catalan. (268)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute princesse peut se vanter d’avoir un anc&#xea;tre boucher ou serf de la gl&#xe8;be. Il n’y a pas que la lign&#xe9;e des Capet qui puisse revendiquer ce privil&#xe8;ge ancestral. (298)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la diff&#xe9;rence de l’homme, les peuples et les nations se vantent de leur vieillesse. (315)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jeune vendeur de journaux discutait avec un autre jeune homme&amp;nbsp;: &#xab;Regarde&amp;nbsp;: tu n’es qu’un morceau de viande avec des yeux.&#xbb; (316)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, ses amis, ne savions pas ce que devenait un &#xe9;tudiant nomm&#xe9; Dupuy. Pendant de longues journ&#xe9;es, nous f&#xfb;mes sans nouvelle. La r&#xe9;ponse vint de la mer, qui jeta son cadavre sur la plage. (321)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la diff&#xe9;rence de celui des hommes, l’orgueil national se renforce avec le grand &#xe2;ge. (Je l’ai peut-&#xea;tre d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;crit, je ne me rappelle pas). (323)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#xe8;re vient du pass&#xe9;, inversement le temps vient du futur. Quand ils convergent ou se compl&#xe8;tent, la mati&#xe8;re et le temps forment l’instant pr&#xe9;sent, grimace ou bulle de l’&#xe9;ternit&#xe9;. (349)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant la plupart de mes amis sont morts.&lt;br /&gt;Si je n’ai plus personne en qui me reconna&#xee;tre,&lt;br /&gt;Si je me trouve de trop dans le monde,&lt;br /&gt;Il ne me co&#xfb;terait gu&#xe8;re de le quitter,&lt;br /&gt;car tout ce qui se transfigure&lt;br /&gt;me refuse et me dissout dans le pass&#xe9;.&lt;br /&gt;Je ne connais plus cette ville, ses visages et sa musique.&lt;br /&gt;Les gens que je recherche sont dans d’autres royaumes.&lt;br /&gt;Je ne perdrais que quelques sensations, quelques habitudes.&lt;br /&gt;Je perdrais, disons, la temp&#xe9;rature,&lt;br /&gt;les couleurs famili&#xe8;res,&lt;br /&gt;la brise fra&#xee;che de l’automne sur la c&#xf4;te,&lt;br /&gt;l’&#xe2;pre go&#xfb;t du tabac,&lt;br /&gt;le fracas des rues citadines,&lt;br /&gt;l’haleine de la terre mouill&#xe9;e&lt;br /&gt;dans la campagne paisible. (351)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 30 Apr 2012 06:37:00 GMT</pubDate></item><item><title>mastronardi</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/25/24097543.html</link><category>Journal documentaire</category><category>Argentine</category><category>Gombrowicz</category><category>Mastronardi</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/25/24097543.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24097543/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/25/24097543.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/85/3882/75087787.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/25/85/3882/75087787_p.jpg&quot; alt=&quot;mastronardi&quot; width=&quot;128&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En me renseignant sur les quelques hommes de lettres que Gombrowicz a fr&#xe9;quent&#xe9;s pendant son exil argentin, je suis tomb&#xe9; sur les &lt;em&gt;Cuadernos de vivir y pensar&lt;/em&gt;, d&apos;un certain Carlos Mastronardi (1901-1976). C&apos;est un &#xe9;pais recueil de r&#xe9;flexions br&#xe8;ves, d&#xe9;passant rarement la demi-page, et portant sur la litt&#xe9;rature et le reste, r&#xe9;flexions que le po&#xe8;te avait consign&#xe9;es dans des cahiers &#xe0; certaines p&#xe9;riodes de sa vie, plus assid&#xfb;ment dans ses derni&#xe8;res ann&#xe9;es (il f&#xea;te son soixante-dixi&#xe8;me anniversaire aux deux tiers du volume). Cette &#xe9;dition posthume a &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;alis&#xe9;e en 1984 par l&apos;Academia Argentina de Letras avec un soin qui laisse &#xe0; d&#xe9;sirer, vu que l&apos;on pr&#xe9;cise en sous-titre &#xab;1930-1970&#xbb;, alors que les textes vont en r&#xe9;alit&#xe9; jusqu&apos;en 1974 (aux derni&#xe8;res lignes de 1970, on est encore &#xe0; plus de cent pages de la fin du livre). Il est question par endroits de Gombrowicz (si cela int&#xe9;resse: pages 76, 83, 234, 304 &amp;amp; 305) mais l&apos;ouvrage dans l&apos;ensemble ne m&apos;a pas beaucoup accroch&#xe9; (j&apos;en traduirai quand m&#xea;me quelques phrases).&lt;br /&gt;A un moment (page 316) Mastronardi rapporte succinctement ce propos d&apos;un vendeur de journaux, s&apos;adressant &#xe0; un autre jeune homme : &#xab;Regarde, tu n&apos;es qu&apos;un morceau de viande avec des yeux&#xbb;. On ne sait ce qui motive cette parole, vraiment frappante. Pourquoi ce locuteur met-il &#xe0; part la &#xab;viande&#xbb; et les yeux? Peut-&#xea;tre parce que le regard est l&apos;&#xe9;l&#xe9;ment le plus expressif de la personnalit&#xe9;, si bien que les yeux semblent en quelque sorte se d&#xe9;tacher sur le reste de la masse corporelle, plus terne et plus neutre. Les yeux ne sont pas seulement la fen&#xea;tre par o&#xf9; l&apos;esprit conna&#xee;t le monde ext&#xe9;rieur, mais r&#xe9;ciproquement celle par o&#xf9; autrui conna&#xee;t l&apos;&#xe9;tat d&apos;esprit d&apos;un individu. C&apos;est pourquoi les yeux sont le plus souvent la premi&#xe8;re chose que l&apos;on cherche &#xe0; voir chez les personnes &#xe0; qui l&apos;on parle, ou celles que l&apos;on croise. L&apos;ou&#xef;e aussi nous apprend beaucoup sur le monde, et c&apos;est un sens &#xe0; certains &#xe9;gards primordial par rapport &#xe0; la vue, puisqu&apos;il fonctionne sans cesse, y compris dans l&apos;obscurit&#xe9; de la nuit, au moyen d&apos;un organe qui ne peut s&apos;obturer naturellement. Mais il est &#xe9;vident que la contemplation d&apos;une oreille ne nous renseigne pas beaucoup sur l&apos;&#xe2;me qui se tient derri&#xe8;re.&lt;br /&gt;Mastronardi vieillissant me touche par ses observations sur l&apos;&#xe2;ge: ses premi&#xe8;res difficult&#xe9;s &#xe0; marcher, les disparitions dans son entourage, le d&#xe9;tachement qui le dispose &#xe0; distribuer ses biens. Un beau jour de 1973, il observe que &#xab;A la diff&#xe9;rence de celui des hommes, l&apos;orgueil national se renforce avec le grand &#xe2;ge. (Je l&apos;ai peut-&#xea;tre d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;crit, je ne m&apos;en souviens pas)&#xbb;. La parenth&#xe8;se me chiffonne comme si, au lieu que je le lise dans un livre, l&apos;auteur &#xe9;tait pr&#xe8;s de moi en train de me causer. Cela peut para&#xee;tre bizarre, mais du coup j&apos;ai envie de l&apos;aider, de faire un geste. Dans un &#xe9;lan de sympathie inutile mais imp&#xe9;rieux, je me mets &#xe0; feuilleter en arri&#xe8;re, &#xe0; la recherche de la premi&#xe8;re formulation, que je me souviens d&apos;avoir lue peu avant. Je remonte comme &#xe7;a en h&#xe2;te une cinquantaine de pages, en vain. L&apos;&#xe9;chec me contrarie, une vague honte s&apos;y ajoute, je me demande &#xe0; quoi bon perdre mon temps &#xe0; six heures du matin &#xe0; rechercher une phrase dont personne n&apos;a rien &#xe0; foutre, &#xe9;crite il y a quarante ans &#xe0; l&apos;autre bout du monde par un vieillard fatigu&#xe9;. Puis je reprends la qu&#xea;te et aussit&#xf4;t je trouve, &#xe0; huit pages en amont, la premi&#xe8;re version. Tu avais &#xe9;crit, mon cher Carlos : &#xab;A la diff&#xe9;rence de l&apos;homme, les peuples et les nations se vantent de leur vieillesse&#xbb;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 25 Apr 2012 07:08:00 GMT</pubDate></item><item><title>tandil</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/24/24088944.html</link><category>Journal documentaire</category><category>Argentine</category><category>Gombrowicz</category><category>LeVigan</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/24/24088944.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24088944/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/24/24088944.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/83/03/3882/75057352.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/83/03/3882/75057352_p.jpg&quot; alt=&quot;levigan&quot; width=&quot;127&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le com&#xe9;dien Robert Le Vigan (1900-1972), de son vrai nom Coquillaud, et surnomm&#xe9; La Vigue par son copain C&#xe9;line, avec qui il s&apos;enfuit &#xe0; pied &#xe0; travers l&apos;Allemagne en 1944-1945, eut ses biens confisqu&#xe9;s et fut condamn&#xe9; en 1946 &#xe0; l&apos;indignit&#xe9; nationale et aux travaux forc&#xe9;s, pour faits de collaboration. Lib&#xe9;r&#xe9; en 1948, il s&apos;exila d&apos;abord en Espagne, puis en Argentine, o&#xf9; il se fixa et demeura jusqu&apos;&#xe0; sa mort &#xe0; 72 ans, dans la ville de Tandil, qui comptait dans les 50.000 habitants au milieu du vingti&#xe8;me si&#xe8;cle, et se situe au pied des montagnes &#xe0; 350 kilom&#xe8;tres au sud de Buenos Aires. De son c&#xf4;t&#xe9; l&apos;&#xe9;crivain polonais Witold Gombrowicz (1904-1969), surpris par l&apos;&#xe9;clatement de la guerre en 1939 alors qu&apos;il &#xe9;tait &#xe0; Buenos Aires en croisi&#xe8;re, demeura dans le pays et ne retourna en Europe qu&apos;en 1963. Pendant son exil sud-am&#xe9;ricain il v&#xe9;cut principalement dans la capitale argentine, mais s&#xe9;journa aussi dans quelques autres villes, dont Tandil o&#xf9; il se rendit cinq fois entre 1957 et 1960, y passant en tout quelque onze mois. En m&#xe9;ditant ces donn&#xe9;es, je me suis demand&#xe9; si les deux exil&#xe9;s s&apos;&#xe9;taient rencontr&#xe9;s, comme il est possible, ou s&apos;ils avaient au moins entendu parler l&apos;un de l&apos;autre. J&apos;ai cherch&#xe9; quelque temps &#xe0; &#xe9;claircir ce point, en vain et j&apos;y ai bient&#xf4;t renonc&#xe9;. A la v&#xe9;rit&#xe9;, m&#xea;me s&apos;ils ont pu se croiser dans cet espace et cette p&#xe9;riode, je n&apos;assurerais pas que l&apos;acteur popu et l&apos;auteur aristo auraient eu grand chose &#xe0; se dire. Il existe des biographies de Le Vigan, que je n&apos;ai pas &#xe0; port&#xe9;e de main. &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/92/48/3882/75057362.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/48/3882/75057362_p.jpg&quot; alt=&quot;gombrowicz_w&quot; width=&quot;99&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En revanche j&apos;ai profit&#xe9; de l&apos;occasion pour retourner fouiller dans les livres de et sur Gombrowicz, que j&apos;ai feuillet&#xe9;s quelques soir&#xe9;es. J&apos;ai revisit&#xe9; ses &lt;em&gt;Peregrinaciones argentinas&lt;/em&gt;, o&#xf9; j&apos;ai retrouv&#xe9; quelques anecdotes qui m&apos;avaient d&#xe9;j&#xe0; vaguement amus&#xe9;, comme les m&#xe9;chancet&#xe9;s racont&#xe9;es sur le compte du gros po&#xe8;te Neruda. J&apos;ai parcouru &lt;em&gt;El exilio procaz&lt;/em&gt; (l&apos;exil insolent) : &lt;em&gt;Gombrowicz por la Argentina&lt;/em&gt;, d&apos;un certain Pablo Gasparini, qui ne m&apos;a pas captiv&#xe9;, sauf au moment o&#xf9; il cite assez longuement une lettre &#xe0; un jeune ami argentin, &#xe9;crite de Berlin le 21 juillet 1963, dans laquelle l&apos;&#xe9;crivain &#xe9;voque tardivement mais explicitement son homosexualit&#xe9;. Mais surtout j&apos;ai relu avec grand plaisir le recueil de t&#xe9;moignages &lt;em&gt;Gombrowicz en Argentine&lt;/em&gt;, publi&#xe9; par sa veuve en 1984. J&apos;y trouve cent vues sur ce qui me s&#xe9;duit le plus chez le bonhomme, son propre personnage de noble d&#xe9;chu, ironique, provoquant. J&apos;ai aim&#xe9; autrefois quelques uns de ses &#xe9;crits, comme son pamphlet &lt;em&gt;Contre les po&#xe8;tes&lt;/em&gt;, ses &lt;em&gt;Souvenirs de Pologne&lt;/em&gt;, et la version abr&#xe9;g&#xe9;e des &lt;em&gt;Envo&#xfb;t&#xe9;s&lt;/em&gt;, parue en feuilleton quand je lisais encore &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, ce qui n&apos;est pas hier, mais je dois avouer que ses oeuvres principales me tombent des mains, pourquoi le taire, et je leur pr&#xe9;f&#xe8;re le style de l&apos;auteur en tant que personne, ses manies, ses mani&#xe8;res, ses r&#xe9;flexions, sa l&#xe9;gende.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 24 Apr 2012 07:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>d&#xe9;mence et f&#xe9;minisme</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/18/24041684.html</link><category>Journal documentaire</category><category>Espagne</category><category>Hildegart</category><category>sociologie</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/18/24041684.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24041684/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/18/24041684.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/59/99/3882/74871235.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/59/99/3882/74871235_p.jpg&quot; alt=&quot;hildegart&quot; width=&quot;117&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Au dossier des rapports entre d&#xe9;mence et f&#xe9;minisme, il faut porter le cas impressionnant de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Hildegart_Rodr%C3%ADguez_Carballeira&quot;&gt;Hildegart&lt;/a&gt; Rodriguez Carballeira (1914-1933), enfant prodige puis socialiste espagnole, tu&#xe9;e dans son sommeil &#xe0; coups de pistolet par sa propre m&#xe8;re, qui ne la trouvait pas assez parfaite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Apr 2012 06:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>livre noir</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/16/24024211.html</link><category>Journal documentaire</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/16/24024211.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24024211/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/16/24024211.html</guid><description>&lt;p&gt;La proposition d&apos;un leader socialiste, de supprimer le mot race de la constitution fran&#xe7;aise, part peut-&#xea;tre d&apos;un bon sentiment, mais elle est &#xe9;videmment stupide. La lutte contre le racisme, ou contre son fant&#xf4;me, fait h&#xe9;las dire ou faire un tel nombre d&apos;&#xe2;neries, qu&apos;il y aurait de quoi en remplir un livre. On pourrait l&apos;intituler &lt;em&gt;Le livre noir de l&apos;antiracisme&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Apr 2012 06:51:14 GMT</pubDate></item><item><title>citations de tallemant</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/14/24008968.html</link><category>Citations</category><category>Tallemant</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/14/24008968.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24008968/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/14/24008968.html</guid><description>&lt;p&gt;Quelques phrases, passages et tournures piqu&#xe9;es dans les &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Historiettes&lt;/span&gt;&amp;nbsp;de Tallemant des R&#xe9;aux.&lt;br /&gt;(Je peux fournir les r&#xe9;f&#xe9;rences de chapitre, si on cherche).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Une nuit il eut une forte colique venteuse ...&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;... homme bien fait et qui parlait agr&#xe9;ablement, mais qui avait mang&#xe9; tout son bien.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;... fille de basse naissance mais qui &#xe9;tait adroite, et sut vite que sa ma&#xee;tresse &#xe9;tait une personne &#xe0; se laisser gouverner.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Elle vit encore, mais gueuse.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;... &#xe9;tait un fils de M xxx, qui se fit riche, acheta une terre et se fit anoblir.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Il est toujours propre, quoique vieux.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Il n&apos;a fait toute sa vie que griveler, pour d&#xe9;penser et non pour th&#xe9;sauriser.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Il n&apos;avait pas beaucoup de g&#xe9;nie; la m&#xe9;ditation et l&apos;art l&apos;ont fait. Il lui fallait bien du temps pour mettre une pi&#xe8;ce en l&apos;&#xe9;tat de para&#xee;tre.&#xbb; (on dirait qu&apos;il parle de moi)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Helvetica; font-size: 18px;&quot;&gt;&#xab;...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ses sueurs avaient une odeur agr&#xe9;able.&#xbb; (l&#xe0; aussi, d&apos;ailleurs)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Elle vendit, car elle n&apos;avait point de bien, tout ce qu&apos;elle avait de bijoux.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Il monte &#xe0; cheval sans toucher aux &#xe9;triers.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Quand il prenait des prisonniers, il les faisait tuer par son fils qui n&apos;avait que dix ans.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Il s&apos;attachait fort au roi et commen&#xe7;a &#xe0; lui plaire en dressant des pies-gri&#xe8;ches.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Il ne cherchait point le p&#xe9;ril, mais quand il y &#xe9;tait, il y faisait tout ce qu&apos;on y pouvait faire.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Il &#xe9;tait devenu fort sourd et p&#xe9;tait partout, &#xe0; table m&#xea;me, sans s&apos;en apercevoir&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Le pr&#xe9;sident p&#xe8;te dans sa main et la porte au nez de son excellence.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;... les Anglais, nation fort m&#xe9;lancolique ...&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Quoiqu&apos;il f&#xee;t fort le seigneur, et qu&apos;effectivement il f&#xfb;t de bonne naissance, il ne passait pas pourtant pour un homme de qualit&#xe9;.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Il en fit rechercher avec soin les exemplaires, et cette recherche fut cause que tout le monde acheta ce livre, et qu&apos;on a su ce qu&apos;on n&apos;aurait peut-&#xea;tre jamais appris sans cela.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;C&apos;&#xe9;tait un homme fort laborieux, un vrai cul de plomb.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Ce fat de la Serre y loge pr&#xe9;sentement, et y a fait je ne sais quel taudis.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Il)&amp;nbsp;&#xab;le fit son h&#xe9;ritier, &#xe0; condition qu&apos;il prendrait son nom et ses armes.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Un musulman ou juif espagnol) &#xab;mangeait du pourceau quasi tous les jours.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;&apos;Je m&apos;en vais vous apprendre une recette que j&apos;ai vu pratiquer en Angleterre&apos;. Et se mit &#xe0; lui donner quelques coups de poignet&#xbb; (il le branle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Voyant que leurs affaires n&apos;allaient pas assez vite pour aller bien ...&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Un jour qu&apos;il vit un des siens qui dormait la bouche ouverte, il lui alla faire un pet dedans.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Il a le malheur d&apos;avoir un sot fils.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Quand il &#xe9;tait chagrin, il ne laissait pas d&apos;aller voir le monde, mais il &#xe9;tait fort mal divertissant, et m&#xea;me on pouvait dire qu&apos;il &#xe9;tait &#xe0; charge.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Oeuvre) &#xab;qui, quoique languissante en bien des endroits, est pourtant la meilleure chose qu&apos;il ...&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;On le surnomma le P&#xe9;teux, &#xe0; cause que, de jeunesse, il s&apos;&#xe9;tait accoutum&#xe9; &#xe0; p&#xe9;ter partout.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;... et ils se mari&#xe8;rent ; mais c&apos;&#xe9;tait mettre un rien avec un autre rien.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;L&apos;abb&#xe9; de Carrouges, en se promenant le long d&apos;un &#xe9;tang, r&#xea;vait combien il faudrait de sucre et de citrons pour en faire de la limonade.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;C&apos;est un original. Il se fait courre par ses paysans, comme on court un cerf, et dit que c&apos;est pour faire exercice. Il a de l&apos;inclination aux m&#xe9;caniques, il travaille de la main admirablement.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Un homme disait : Je suis confisqu&#xe9; ; je ne saurais plus baiser que de jeunes filles, je ne puis plus boire que de bon vin, et je prends go&#xfb;t &#xe0; l&apos;Evangile.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;... et quand je lui dis adieu, elle me baisa si fort au milieu de la bouche, que ce baiser me fit une profonde plaie au coeur.&#xbb;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 14 Apr 2012 09:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>historiettes de tallemant</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/11/23983740.html</link><category>Journal documentaire</category><category>lecture</category><category>Tallemant</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/11/23983740.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23983740/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/11/23983740.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/56/3882/74639315.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/80/56/3882/74639315_p.gif&quot; alt=&quot;tallemant&quot; width=&quot;131&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Parce que J&#xfc;nger en dit du bien plusieurs fois, je me suis int&#xe9;ress&#xe9; aux &lt;em&gt;Historiettes&lt;/em&gt; de Tallemant des R&#xe9;aux et j&apos;ai pass&#xe9; quelques semaines &#xe0; les lire. Il me semble que le chasseur subtil ne pr&#xe9;cise pas de quelle &#xe9;dition il disposait, mais comme il dit qu&apos;elle avait six volumes, et comme on lui conna&#xee;t des habitudes chic, je suppose qu&apos;il s&apos;agissait de la premi&#xe8;re, parue en 1834-1835. Cette premi&#xe8;re publication &#xe9;tait largement posthume, puisque G&#xe9;d&#xe9;on Tallemant a v&#xe9;cu au dix-septi&#xe8;me si&#xe8;cle (1619-1692), et que son manuscrit a dormi pr&#xe8;s de deux cents ans dans une biblioth&#xe8;que ou un grenier avant d&apos;&#xea;tre miraculeusement publi&#xe9;. Pour ma part, j&apos;ai d&#xe9;couvert cette oeuvre sans pareille en empruntant l&apos;&#xe9;dition en deux volumes de la biblioth&#xe8;que de la Pl&#xe9;iade, parue en 1960, et pr&#xe9;sentant l&apos;int&#xe9;r&#xea;t d&apos;&#xea;tre la premi&#xe8;re version int&#xe9;grale, non expurg&#xe9;e. Les &lt;em&gt;historiettes&lt;/em&gt; sont un immense recueil de br&#xe8;ves anecdotes sur une quantit&#xe9; de personnages contemporains de Tallemant, allant des plus &#xe9;minents, comme le roi de France, &#xe0; des gens plus communs. Cette somme est divis&#xe9;e en chapitres consacr&#xe9;s &#xe0; une personne, une famille, ou un th&#xe8;me. Au contraire des grandes fresques politiques ou sociales, l&apos;ouvrage ne pr&#xe9;sente que des faits ponctuels, la plupart d&apos;ordre priv&#xe9;, dont l&apos;auteur a &#xe9;t&#xe9; le t&#xe9;moin, ou qu&apos;on lui a rapport&#xe9;s. La grande curiosit&#xe9; du livre est de plonger le lecteur dans la vie quotidienne de gens d&apos;un autre temps, que l&apos;on voit mener leurs affaires pour ainsi dire comme si on y &#xe9;tait. Je m&apos;y perds quelquefois un peu, quand Tallemant jongle avec des rapports de hi&#xe9;rarchie ou de parent&#xe9; qui lui &#xe9;taient plus familiers qu&apos;&#xe0; moi. Sans quoi le texte est tr&#xe8;s agr&#xe9;able &#xe0; lire et retient sans cesse l&apos;attention par des traits inattendus, parfois dramatiques, souvent dr&#xf4;les. Le style de l&apos;auteur est simple mais &#xe9;l&#xe9;gant, avec parfois l&apos;allure de la langue parl&#xe9;e, o&#xf9; l&apos;on ne s&apos;embarrasse pas d&apos;avoir &#xe0; r&#xe9;p&#xe9;ter un mot dans la m&#xea;me phrase, et o&#xf9; l&apos;on encha&#xee;ne par association d&apos;id&#xe9;es :&amp;nbsp; &#xab;Cela me fait souvenir que...&#xbb;. On a souvent l&apos;impression d&apos;&#xe9;couter des confidences, &#xe0; cause des r&#xe9;v&#xe9;lations indiscr&#xe8;tes, et des formules de prise &#xe0; partie du lecteur : &#xab;Jugez si...&#xbb;, &#xab;Ne trouvez-vous pas...&#xbb;, &#xab;Je vous laisse &#xe0; penser...&#xbb;. Un effet de v&#xe9;racit&#xe9; tient &#xe0; l&apos;impudeur de nombreux propos, qui n&apos;ont rien d&apos;outrancier ou de complaisant, mais qui ne cachent pas que les personnages sont bel et bien des &#xea;tres de chair et d&apos;os, qui &#xe0; l&apos;occasion mangent, foutent, rotent, chient, pissent, et p&#xe8;tent. Un des aspects les plus remarquables de ce vaste tableau compos&#xe9; de mille touches, ce sont les vues qu&apos;il donne sur les al&#xe9;as de la destin&#xe9;e. Etre bien n&#xe9; ne garantissait pas que l&apos;on ne finirait pas sa vie sur l&apos;&#xe9;chafaud, ou aux gal&#xe8;res, ou redevenu gueux apr&#xe8;s la dilapidation de son bien. On voit aussi quelques jolies ascensions sociales, notamment de dames, gr&#xe2;ce &#xe0; leur charme, mais aussi de soldats, ou de malins. J&apos;aime bien, chez Tallemant, la franchise, et le discernement : quand il juge des hommes, c&apos;est sur leurs qualit&#xe9;s r&#xe9;elles, plus que sur leurs titres. Accessoirement, il m&apos;a plu de le voir employer, pour dire &#xab;maintenant&#xbb;, la tournure &#xab;&#xe0; cette heure&#xbb;, comme font encore les p&#xe9;sants de vers chez moi (ils prononcent &#xab;&#xe0; &#xe7;&apos;t&apos;heure&#xbb;).&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 11 Apr 2012 07:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>Villes bigrement exotiques</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/03/23924300.html</link><category>A vendre</category><category>Kilodney</category><category>traduction</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/03/23924300.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23924300/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/03/23924300.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/00/02/3882/74398394.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/00/02/3882/74398394_p.jpg&quot; alt=&quot;978_2_84263_709_5&quot; width=&quot;100&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ce mois-ci paraissent&amp;nbsp;en librairie les &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Villes bigrement exotiques&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;de Crad Kilodney, que j&apos;ai eu le plaisir de traduire (Editions Le Dilettante, 220 pages, 17 euros).&lt;br /&gt;Je donne ci-dessous quelques informations sur ce livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le texte de la jaquette&lt;/strong&gt; : N&#xe9; en 1948 &#xe0; New York, l’aventurier Crad Kilodney, duc de Sherbourne, est install&#xe9; &#xe0; Toronto depuis 1973. Fort de ce qu’il n’y a dans son pass&#xe9; &#xab;rien de particuli&#xe8;rement r&#xe9;pr&#xe9;hensible sur quoi l’on puisse encore trouver des preuves&#xbb;, il s’est d&#xe9;j&#xe0; pr&#xe9;sent&#xe9; aux &#xe9;lections pr&#xe9;sidentielles am&#xe9;ricaines en 2000 et 2008, et menace de revenir proposer son g&#xe9;n&#xe9;reux&amp;nbsp;programme : adoption de la beaut&#xe9; physique individuelle pour seul crit&#xe8;re raisonnable de l’immigration, transformation en colonie de &#xab;tout pays qui continue de croupir dans la mis&#xe8;re apr&#xe8;s des d&#xe9;cennies d’aide &#xe9;trang&#xe8;re&#xbb;, r&#xe9;forme des universit&#xe9;s (&#xab;Tout &#xe9;tudiant incapable de prouver qu’il sait lire et &#xe9;crire sera fusill&#xe9;&#xbb;), solidarit&#xe9; sociale (&#xab;Les gens de gauche se verront offrir un cr&#xe9;dit d’imp&#xf4;t pour h&#xe9;berger un sdf chez eux pendant un an&amp;nbsp;: fatalement, l’un des deux finira par trucider l’autre, et ce sera tout b&#xe9;n&#xe9;fice...&#xbb;). Quand il ne s’occupe pas de politique, il se consacre &#xe0; sa passion des voyages. Il a rapport&#xe9; du monde entier la s&#xe9;rie de reportages r&#xe9;unis dans le pr&#xe9;sent volume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La liste des 20 villes&lt;/strong&gt; dont il est questions dans le livre (beaucoup sont peu connues et un peu perdues, mais toutes existent r&#xe9;ellement) :&amp;nbsp;O&#xef;miakon&amp;nbsp; (Sib&#xe9;rie), Kunduz&amp;nbsp; (Afghanistan), Nyala&amp;nbsp; (Soudan),&amp;nbsp;Snuol&amp;nbsp; (Cambodge),&amp;nbsp;Quetta&amp;nbsp; (Pakistan),&amp;nbsp;Mogadiscio&amp;nbsp; (Somalie),&amp;nbsp;Ataq&amp;nbsp; (Y&#xe9;men),&amp;nbsp;Pyongyang&amp;nbsp; (Cor&#xe9;e du Nord),&amp;nbsp;Guiyu&amp;nbsp;(Chine),&amp;nbsp;Filadelfia&amp;nbsp;(Paraguay),&amp;nbsp;Pignon&amp;nbsp;(Ha&#xef;ti),&amp;nbsp;Elbasan&amp;nbsp;(Albanie),&amp;nbsp;Darvaza&amp;nbsp; (Turkm&#xe9;nistan),&amp;nbsp;Goma&amp;nbsp; (R&#xe9;publique D&#xe9;mocratique du Congo),&amp;nbsp;Pisagua&amp;nbsp; (Chili),&amp;nbsp;Cotabato City&amp;nbsp; (Philippines),&amp;nbsp;Puerto Cabezas&amp;nbsp; (Nicaragua),&amp;nbsp;Choybalsan&amp;nbsp; (Mongolie),&amp;nbsp;Maiduguri&amp;nbsp; (Nigeria),&amp;nbsp;Vinh&amp;nbsp; (Vietnam).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pdf de la couverture enti&#xe8;re (les parties blanches &#xe0; droite et &#xe0; gauche sont les rabats) &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/51/3882/74420837.pdf&quot;&gt;coverkilod&lt;/a&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lien vers tout ce qui a paru de et sur &lt;a href=&quot;http://journaldoc.canalblog.com/tag/Kilodney&quot;&gt;Kilodney&lt;/a&gt; dans ce blog.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste des librairies &lt;a href=&quot;http://www.ledilettante.com/librairies.asp&quot;&gt;d&#xe9;positaires&lt;/a&gt; du Dilettante pr&#xe8;s de chez vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Quelques phrases extraites du livre&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;messageBody&quot; data-ft=&quot;{&quot;&gt;&#xab; Les voyages ouvrent l&apos;esprit (avant, je ne pouvais concevoir que des opposants politiques soient jet&#xe9;s aux crocodiles, maintenant si). &#xbb;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Kunduz s&apos;enorgueillit aussi de poss&#xe9;der la deuxi&#xe8;me plus petite biblioth&#xe8;que du monde et un mus&#xe9;e de membres amput&#xe9;s.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Ne repartez pas sans emporter une bonne r&#xe9;serve de cigarettes Cambo. Elles sont excellentes et tr&#xe8;s bon march&#xe9;. J’en fume, et vous devriez vous y mettre. Donnez-en aussi &#xe0; vos enfants. Et si vous rentrez &#xe0; New York, vous pouvez en fourrer un paquet dans le cul de Michael Bloomberg.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Les Y&#xe9;m&#xe9;nites consid&#xe8;rent les chasses d&apos;eau comme une chose &#xe9;trange. Ils se demandent : &#xab;Quand on tire la chasse, o&#xf9; est-ce que &#xe7;a va? Est-ce que &#xe7;a dispara&#xee;t tout simplement?&#xbb; C&apos;est la question que je me pose au sujet des imp&#xf4;ts que je paye &#xe0; Ottawa&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Est-ce que les Nord-Cor&#xe9;ens sont un peuple fier, ind&#xe9;pendant, d&#xe9;termin&#xe9; &#xe0; r&#xe9;sister &#xe0; l’agression des va-t-en-guerre am&#xe9;ricains, ou sont-ils juste un ramassis de cingl&#xe9;s communistes demeur&#xe9;s, aux yeux brid&#xe9;s&amp;nbsp;?&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Le personnage le plus influent d’Elbasan est Agim Sufa, un homme d’un certain &#xe2;ge, nabab du commerce de melons, que l’on voit de temps en temps sillonner la ville &#xe0; bord de sa limousine blind&#xe9;e, tirant sur les Gitans depuis la banquette arri&#xe8;re.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;En g&#xe9;n&#xe9;ral les musulmans n’aiment pas les chiens, mais l’Alabai est tr&#xe8;s estim&#xe9; au Turkm&#xe9;nistan parce qu’il excelle &#xe0; tuer les serpents, les communistes et les homosexuels.&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;R&#xe9;actions et commentaires&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Un certain mauvais esprit plut&#xf4;t malsain&quot; (comit&#xe9; de lecture des Ed. Minitude, Bordeaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 mars dans &lt;em&gt;Livres-Hebdo&lt;/em&gt;, article p 57 de Jean-Claude Perrier (&quot;Un olni, objet litt&#xe9;raire non identifi&#xe9;, petit bijou de style, de vacherie et d&apos;humour &#xe0; froid british&quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 mars, pr&#xe9;sentation et premi&#xe8;res lignes dans Passiondulivre.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 avril, mention dans &lt;em&gt;Courrier international&lt;/em&gt;, p 12 (&quot;destinations pas forc&#xe9;ment recommand&#xe9;es par les chancelleries occidentales&quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Articulet de Bertrand Guillot dans &lt;em&gt;Standard&lt;/em&gt;, de Printemps 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;avis de la librairie &lt;a href=&quot;http://librairie-obliques.fr/item.php?id=9782842637095&quot;&gt;Obliques&lt;/a&gt;, &#xe0; Auxerre (&quot;le globe-trotter le plus r&#xe9;actionnaire du Canada ... ind&#xe9;crottable misanthrope ... mais terriblement dr&#xf4;le&quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interview du traducteur le vendredi soir 6 avril dans &lt;a href=&quot;http://www.lemouv.fr/player/reecouter?play=17344&quot;&gt;Allo la Plan&#xe8;te&lt;/a&gt;, sur le Mouv&amp;nbsp;(dans la 2e demi-heure) (on m&apos;aura tout fait faire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi 9 avril, le livre est coup de coeur de Christophe Bourseiller dans une &lt;a href=&quot;http://www.franceinter.fr/emission-comme-on-nous-parle-le-debat-des-chroculs-14&quot;&gt;&#xe9;mission&lt;/a&gt; de Pascale Clark sur France-Inter, vers la 34e minute (&quot;un guide touristique imaginaire ... extraordinaire ... surprenant&quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi 12 avril, article de Christian Authier dans le &lt;em&gt;Figaro litt&#xe9;raire&lt;/em&gt;, p 4 (&quot;Dr&#xf4;les de voyages ... une irr&#xe9;sistible pochade, terriblement incorrecte&quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 13 avril, chronique d&apos;Alfred Eibel sur son &lt;a href=&quot;http://memoirememoires.wordpress.com/2012/04/13/villes-bigrement-exotiques-de-crad-kilodney/&quot;&gt;blog&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article de Bernard Quiriny sur le site &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/livres/livre/crad-kilodney-villes-bigrement-exotiques-938034.php?critiques&quot;&gt;Evene&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(avril 2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 avril, article de Marie-Paule Caire dans &lt;a href=&quot;http://www.parutions.com/index.php?pid=1&amp;amp;rid=1&amp;amp;srid=304&amp;amp;ida=14584&quot;&gt;Parutions.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 avril, petit article du blog d&apos;Alfred Eibel dans &lt;em&gt;Valeurs actuelles&lt;/em&gt;, page 61.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27/28 avril, petit article dans &lt;em&gt;Madame Figaro&lt;/em&gt;, page 13.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;Le 9 mai, article de Franck Boitelle dans &lt;em&gt;Paris-Normandie&lt;/em&gt; (&quot;corrosif&quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 mai, sur Europe 1, &lt;em&gt;Villes bigrement exotiques&lt;/em&gt; est le livre du jour dans l&apos;&#xe9;mission de Laurent Ruquier &quot;&lt;a href=&quot;http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/On-va-s-gener/Sons/On-va-s-gener-11-05-12-1079781/&quot;&gt;On va s&apos;g&#xea;ner&lt;/a&gt;&quot;, avec Steevy, Isabelle Motrot, Yann Moix (c&apos;est environ aux deux tiers de l&apos;&#xe9;mission).&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Apr 2012 14:24:00 GMT</pubDate></item><item><title>J&apos;adore le printemps</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/03/23922339.html</link><category>drapeau</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/03/23922339.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23922339/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/03/23922339.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est vraiment la plus belle saison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/23/62/3882/74391200.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/23/62/3882/74391200_p.jpg&quot; alt=&quot;P1010577&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Apr 2012 10:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>l&apos;entassement qui vient</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/01/23903142.html</link><category>Journal documentaire</category><category>Belgique</category><category>sociologie</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/01/23903142.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23903142/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/04/01/23903142.html</guid><description>&lt;p style=&quot;margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/01/68/3882/74350866.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/01/68/3882/74350866_p.jpg&quot; alt=&quot;europe_nuit&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;144&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le peu que j&apos;ai aper&#xe7;u de la Belgique, en me rendant &#xe0; Bruxelles cet hiver, me para&#xee;t conforme &#xe0; ce que l&apos;on peut en savoir par ailleurs. C&apos;est un pays bond&#xe9;, la densit&#xe9; d&#xe9;mographique y est l&apos;une des plus fortes d&apos;Europe, la m&#xea;me qu&apos;au Japon. A vrai dire la Belgique enti&#xe8;re se transforme en une immense zone urbaine, les anciennes villes n&apos;y sont plus que des centres-villes, s&#xe9;par&#xe9;s par d&apos;interminables banlieues plus ou moins homog&#xe8;nes, laissant encore voir &#xe7;&#xe0; et l&#xe0; quelques malheureux lambeaux de campagne. Ce qui m&apos;afflige le plus dans le triste &#xe9;tat de ce pays, o&#xf9; je n&apos;ai pas &#xe0; vivre, c&apos;est la conviction d&apos;y voir le proche avenir du mien. En France &#xe9;galement la campagne recule partout, je le constate &#xe0; chacun de mes d&#xe9;placements vers les d&#xe9;partements voisins. Partout les maisons poussent au long de routes qui deviennent des rues, partout les moindres villages sont pr&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;s et suivis de lotissements de construction r&#xe9;cente ou en cours, et il est de plus en plus rare de trouver un coin du paysage d&apos;o&#xf9; l&apos;on n&apos;a pas vue sur des b&#xe2;timents. Pendant ce temps les humanistes applaudissent &#xe0; chaque annonce des progr&#xe8;s du peuplement, ils exigent sans cesse la construction de nouveaux logements, et r&#xe9;clament que la loi permette d&apos;empiler des &#xe9;tages en plus grand nombre. Et chaque fois que la population s&apos;accro&#xee;t, par natalit&#xe9; ou immigration, c&apos;est-&#xe0;-dire chaque jour, c&apos;est un nouveau pas que nous faisons vers le d&#xe9;sastre de l&apos;entassement.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 01 Apr 2012 06:36:00 GMT</pubDate></item><item><title>distribution</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/03/29/23880843.html</link><category>Journal documentaire</category><category>Guitry</category><category>sociologie</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/03/29/23880843.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23880843/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/03/29/23880843.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/38/19/3882/74232130.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/38/19/3882/74232130_p.jpg&quot; alt=&quot;Sacha_Guitry&quot; width=&quot;150&quot; height=&quot;74&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;D&apos;avoir vu ces temps-ci quelques films de Guitry, qui m&apos;&#xe9;pate par son charisme et son dynamisme, la force de sa voix et de son caract&#xe8;re, je me dis qu&apos;un tel personnage n&apos;aurait en aucun cas pu se retrouver dans la situation du ch&#xf4;meur pleurant de d&#xe9;sespoir parce que son vilain patron l&apos;a foutu dehors. L&apos;e&#xfb;t-on mis un jour au ch&#xf4;mage, nul doute qu&apos;avant le soir Sacha aurait retrouv&#xe9; du boulot. Il y a dans la vie, comme au cin&#xe9;ma, une distribution.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 29 Mar 2012 06:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>revue de presse locale</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/03/21/23820105.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/03/21/23820105.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23820105/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/03/21/23820105.html</guid><description>&lt;p&gt;N&apos;oublions jamais. Conservons dans nos archives par exemple l&apos;&lt;a href=&quot;http://www.sudouest.fr/2012/03/20/au-plus-noir-de-l-homme-663830-10.php&quot;&gt;&#xe9;ditorial&lt;/a&gt; sign&#xe9; Yves Hart&#xe9; paru dans &lt;em&gt;Sud Ouest&lt;/em&gt; avant-hier mardi 20 mars : &quot;Or ce tueur en s&#xe9;rie ne fait pas partie du grand banditisme. Plus les heures passent, plus il semble se rapprocher d&apos;un autre profil, celui du psychopathe de Norv&#xe8;ge. Un jeune homme lisse, p&#xe2;le et blond&quot; (etc, suivez mon regard). P&#xe2;le et blond, bien s&#xfb;r... L&apos;antiracisme aussi est une belle usine &#xe0; fantasmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retenons&amp;nbsp;encore dans le &lt;em&gt;Sud Ouest&lt;/em&gt; d&apos;hier mercredi 21 mars, page 3, cet&amp;nbsp;article intitul&#xe9; &quot;Le soir, la communaut&#xe9; maghr&#xe9;bine se m&#xe9;fie&quot;. Il est illustr&#xe9; d&apos;une photo montrant quelques &quot;jeunes&quot; (dont deux font aimablement un doigt d&apos;honneur au photographe) avec cette l&#xe9;gende : &quot;Hier soir &#xe0; Montauban - Les jeunes d&apos;origine maghr&#xe9;bine assurent se m&#xe9;fier du tueur raciste&quot;...&amp;nbsp;(mais tra&#xee;nent quand m&#xea;me dans la rue).&amp;nbsp;On y recueille complaisamment les analyses de Sa&#xef;d et de ses amis : &quot;Le type, c&apos;est certain que c&apos;est un raciste et un nazi pour buter comme &#xe7;a des juifs et des Arabes&quot;. (Tiens, je ne retrouve pas l&apos;article en ligne...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait maintenant que le nazi raciste blond &#xe9;tait un islamiste forcen&#xe9; d&apos;origine alg&#xe9;rienne...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 21 Mar 2012 13:23:26 GMT</pubDate></item><item><title>toulouse</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/03/21/23817478.html</link><category>Journal documentaire</category><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/03/21/23817478.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23817478/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2012/03/21/23817478.html</guid><description>&lt;p&gt;Vraiment pas de bol pour les humanistes : on apprend que le fou furieux qui a commis plusieurs assassinats dans la r&#xe9;gion de Toulouse n&apos;&#xe9;tait pas un vilain facho d&apos;extr&#xea;me droite, comme d&apos;aucuns l&apos;annon&#xe7;aient d&#xe9;j&#xe0; sans h&#xe9;siter, mais un islamiste fanatique, gr&#xe2;ce &#xe0; qui on appr&#xe9;ciera une fois de plus combien la &#xab;diversit&#xe9;&#xbb; est une &#xab;chance pour la France&#xbb;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 21 Mar 2012 08:04:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>
