<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Le nouvel obscurantiste</title><link>http://journaldoc.canalblog.com/</link><description>Journal documentaire de Philippe Bill&#xe9;.
Des notes de lecture, et des notes du reste
(Philologie de proximit&#xe9;, misanthropologie, d&#xe9;senvo&#xfb;tement, broutilles).</description><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 25 Jul 2008 21:38:42 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Discreto</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/25/10032442.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/25/10032442.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10032442/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/25/10032442.html</guid><description>&lt;p&gt;Un virus papyrophile m’a repris et en mai-juin je me suis remis &#xe0; produire une s&#xe9;rie de bulletins minimaux imprim&#xe9;s, intitul&#xe9;s &lt;em&gt;Discreto&lt;/em&gt;. Le mod&#xe8;le est une photocopie recto-verso pli&#xe9;e en quatre pour former un opuscule de 8 pages au format A6, la dimension d’une carte postale. Pour le fun, comme on dit, sans autre ambition que le vague plaisir de manipuler ce genre de papillon, du bout des doigts. Pas de prix, pas d’abonnement, pas de pub, juste un bout de papier qu’on se passe de la main &#xe0; la poche. &#xab;Discr&#xe9;to&#xbb; est un adverbe familier &#xe0; mon go&#xfb;t, dans sa forme et dans ce qu’il &#xe9;voque. Sans accent c’est un adjectif espagnol qui jadis voulait dire dou&#xe9; de discernement (c’est avantageux, n’est-ce pas). J’en ai sorti trois num&#xe9;ros, de moi-m&#xea;me, de M Ohl et de B Richard, d’autres pourraient suivre &#xe0; l’automne, saison des feuilles.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 25 Jul 2008 05:55:00 GMT</pubDate></item><item><title>Lunettes de soleil</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/24/10022794.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/24/10022794.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10022794/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/24/10022794.html</guid><description>&lt;p&gt;L’expression &#xab;lunettes de soleil&#xbb; a un dr&#xf4;le d’air, quand on songe que les lunettes sont de &#xab;petites lunes&#xbb;. Elles m’&#xe9;taient n&#xe9;cessaires quand j’&#xe9;tais jeune, jusque loin dans la trentaine, sans elles j’&#xe9;tais pris de migraine d&#xe8;s qu’il y avait un peu trop de lumi&#xe8;re. Je ne sais comment je me suis endurci en vieillissant et maintenant il est rarissime que j’&#xe9;prouve le besoin de recourir aux verres teint&#xe9;s. Je le fais &#xe0; l’occasion, plus par curiosit&#xe9;, c’est un petit myst&#xe8;re de l’esth&#xe9;tique. Il y a un plaisir &#xe0; regarder le monde bizarrement color&#xe9; en vert, en gris, en bleu, il a donc meilleure mine quand on ne le voit pas tout &#xe0; fait tel qu’il est. Sans compter qu’en tamisant le jour, lesdites lunettes donnent aussi un plus bel aspect aux nuages.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Jul 2008 07:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>Brocante</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/23/10012216.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/23/10012216.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10012216/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/23/10012216.html</guid><description>&lt;p&gt;Dimanche dernier, je m’&#xe9;tais inscrit &#xe0; la brocante de Nachamps. Comme je n’en avais fait aucune l’an dernier, c’&#xe9;tait la premi&#xe8;re &#xe0; laquelle je participais depuis deux ans, et depuis que j’ai arr&#xea;t&#xe9; de fumer. Je dis &#xe7;a parce que la brocante est un milieu popu, donc un milieu o&#xf9; l’on fume pas mal, &#xe7;a se remarque tout de suite. Excellentes conditions : deux euros l’emplacement, bien situ&#xe9;, et ciel bleu avec suffisamment de nuages blancs pour que le Gros Blond ne nous assomme jamais trop longtemps. Ce ne fut pas une mauvaise journ&#xe9;e. J’ai vendu assez de livres de poche, de cartes postales, de timbres-poste et d’autres menues babioles &#xe0; quatre sous pour empocher la somme de 57,20 euros. Ce petit jeu ne me rapporte jamais grand chose mais j’y gagne toujours plus ou moins, pas seulement de l’argent. C’est une sorte de loisir para-sportif comme la p&#xea;che, une &#xe9;preuve fatigante que je suis content d’avoir affront&#xe9;e. Et puis j’adore jouer au marchand, je bavarde avec des inconnus et j’ai la satisfaction de me d&#xe9;faire de ce dont je n’ai pas besoin au profit de ceux qui en ont envie, &#xe7;a n’est pas rien.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 23 Jul 2008 06:53:00 GMT</pubDate></item><item><title>United colours</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/22/10002387.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/22/10002387.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10002387/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/22/10002387.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/28/3882/28161114.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;124&quot; height=&quot;77&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/28/3882/28161114_p.jpg&quot; alt=&quot;images&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Deux couleurs du drapeau fran&#xe7;ais sont aussi des couleurs de vin : le blanc et le rouge. Le bleu compl&#xe8;te la trilogie du drapeau, le ros&#xe9; celle du vin. Ces deux derni&#xe8;res sont aussi les couleurs conventionnelles du sexe des nouveaux-n&#xe9;s. Les symboles imbriqu&#xe9;s de la sorte associent dr&#xf4;lement Pinard, Famille, Patrie.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 22 Jul 2008 07:06:00 GMT</pubDate></item><item><title>Signature</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/21/9991826.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/21/9991826.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9991826/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/21/9991826.html</guid><description>&lt;p&gt;&#xab; Le comble de l’in&#xe9;l&#xe9;gance : avoir une signature illisible &#xbb;, lis-je dans l’&lt;em&gt;Opium&lt;/em&gt; de Cocteau. Je suis assez d’accord, pour ce qui est des signatures sur le papier, mais je pense aussi aux tags, qui salopent les murs et les carrosseries. Ils m’agacent, en partie parce qu’ils sont illisibles, et donc insignifiants. Mais au fond, je pr&#xe9;f&#xe8;re ne pas savoir ce qu’ils veulent dire. Il ne faut pas chercher &#xe0; comprendre leurs auteurs, mais &#xe0; les neutraliser.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 21 Jul 2008 08:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sevran lentement</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/16/9939428.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/16/9939428.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9939428/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/16/9939428.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/68/52/3882/27939470.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Sevran_Lentement&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/68/52/3882/27939470_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comme &#xe0; peu pr&#xe8;s chaque &#xe9;t&#xe9; ces derni&#xe8;res ann&#xe9;es, et pour la premi&#xe8;re fois depuis qu’il n’est plus, je tombe par hasard sur un livre de Pascal Sevran, cette fois-ci dans une brocante la reprise en poche de &lt;em&gt;Lentement, place de l’&#xe9;glise&lt;/em&gt;, quatri&#xe8;me tome de son Journal. Cela porte essentiellement sur l’ann&#xe9;e 2002, occasion de noter que le chanteur a fait partie de ceux qui ont trouv&#xe9; &#xab;distrayante au possible&#xbb; la soir&#xe9;e &#xe9;lectorale du 22 avril, lors de laquelle le candidat Jospin fut mis en &#xe9;chec par Jean-Marie Le Pen. Cet aveu, avec l’&#xe9;talage de son go&#xfb;t pour les &#xe9;crivains r&#xe9;acs, fait sans doute partie des raisons pour quoi la m&#xe9;diaterie l’a bien accabl&#xe9; et peu soutenu quand il s’est mis dans les ennuis, fin 2006, en faisant remarquer que les Africains prolifiques avaient des responsabilit&#xe9;s dans leurs difficult&#xe9;s &#xe9;conomiques. Et des raisons pour lesquelles sa mort, voil&#xe0; deux mois, n’a pas fait beaucoup de bruit. Ce volume, comme ceux que j’ai d&#xe9;j&#xe0; parcourus, est un curieux m&#xe9;lange de rh&#xe9;torique sentimentale &#xe0; laquelle je ne peux m’int&#xe9;resser, et de r&#xe9;flexions et portraits d’une grande justesse.&lt;br /&gt;Je profite de l’occasion pour signaler aux amateurs de listes et de bibliographie, la &#xab;&lt;a href=&quot;http://www.pascalsevran.com/?p=22&quot;&gt;Liste&lt;/a&gt; des livres qui m’ont marqu&#xe9;&#xbb; encore en ligne sur son site &#xe0; la date du 21 janvier.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 16 Jul 2008 04:32:00 GMT</pubDate></item><item><title>Souvenir de Dominique Auti&#xe9; (1949-2008)</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/13/9904907.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/13/9904907.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9904907/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/13/9904907.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/06/3882/27823981.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;113&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/06/3882/27823981_p.jpg&quot; alt=&quot;dAuti_2008&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;J’ai appris en retard, en juin d&#xe9;j&#xe0; bien avanc&#xe9;, la mort fin mai de Dominique Auti&#xe9;, des suites d’une maladie foudroyante dont j’ignore la nature. J’ai retrouv&#xe9; dans mes archives cinq e-mails datant de mars 2005, qui r&#xe9;sument &#xe0; peu pr&#xe8;s ce que furent nos br&#xe8;ves relations.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J’&#xe9;tais arriv&#xe9; sur son &lt;a href=&quot;http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/all?cat=16&quot;&gt;site&lt;/a&gt; par hasard, en naviguant de lien en lien, &#xe0; l’&#xe9;poque o&#xf9; je d&#xe9;couvrais la bloguerie. Ne sachant retrouver quelques jours plus tard une page de lui que je voulais revoir, o&#xf9; il disait son exasp&#xe9;ration d’avoir &#xe9;t&#xe9; bouscul&#xe9; par un abruti &#xe0; roulettes, je l’avais appel&#xe9; &#xe0; l’aide et il m’avait aimablement aiguill&#xe9;. Puis j’avais explor&#xe9; plus attentivement ses &#xe9;crits. C’est alors que nous avions quelque peu papot&#xe9; par courrier. Je lui avais signal&#xe9; des coquilles rep&#xe9;r&#xe9;es dans ses chroniques pourtant m&#xe9;ticuleuses, je lui avais demand&#xe9; si un certain Authier du Sud-Ouest, mentionn&#xe9; dans les journaux de Jacques d’A, pouvait &#xea;tre son parent, je l’avais averti de la difficult&#xe9; de lire son int&#xe9;ressant &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/all?cat=33&quot;&gt;Journal&lt;/a&gt; de l’automne 2001&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Mais qu’est-ce qu’on va devenir?&lt;/em&gt;), divis&#xe9; en plusieurs parties que l’ordre du blog disposait &#xe0; l’envers, je l’avais inform&#xe9; de l’existence de mon propre blog. Il m’a chaque fois remerci&#xe9; chaleureusement pour les corrections (&#xab;Cher Monsieur, vous ne me casserez JAMAIS les pieds avec ce genre de d&#xe9;tails&#xbb;) et m’a d&#xe9;tromp&#xe9; au sujet d’Authier, me confiant par ailleurs &#xea;tre le petit-fils d’un pr&#xea;tre. Il m’a promis un exemplaire d’une &#xe9;dition sur papier du texte de 2001 et m’a annonc&#xe9; qu’il allait visiter mon blog. Et d&#xe8;s lors je n’en ai plus eu de nouvelles. J’ignore encore, sans doute &#xe0; jamais, ce qui a pu l’&#xe9;pouvanter dans la rudesse de mon style ou dans celle de mes id&#xe9;es, au point qu’il ait soudain d&#xe9;cid&#xe9; de briser l&#xe0;. De mon c&#xf4;t&#xe9;, on admettra qu’il n’y avait pas besoin d’&#xea;tre bien susceptible pour se sentir froiss&#xe9; du faux bond et, le net offrant de vastes possibilit&#xe9;s, je d&#xe9;cidai d’aller d&#xe9;sormais lire ailleurs que chez lui. A vrai dire il m’a r&#xe9;crit une fois, quelques jours seulement apr&#xe8;s cet incident, pour me renvoyer poliment, et non sans humour, un e-mail que je lui avais envoy&#xe9; par erreur, destin&#xe9; en fait &#xe0; un copain de Sainte-Foy poss&#xe9;dant la m&#xea;me initiale, auquel je m’adressais sans g&#xea;ne sur un ton familier (&#xab;T’&#xe9;tais encore fourr&#xe9; au caf&#xe9; ? ...&#xbb;). Nous nous sommes aussi crois&#xe9;s froidement dans les commentaires &#xe0; une note de Constantin Copronyme, au sujet de &lt;a href=&quot;http://constantincopronyme.hautetfort.com/archive/2007/03/16/this-grim-ungainly-ghastly-gaunt-and-ominous-bird-of-yore.html&quot;&gt;corbeaux&lt;/a&gt; (le 16 mars de l&apos;an dernier). Je regrette que notre rencontre ait &#xe9;chou&#xe9; si abruptement, mais je finis par &#xea;tre rod&#xe9; &#xe0; ce genre de d&#xe9;convenue. Malgr&#xe9; tout je conserve de l’estime envers le personnage, et la nouvelle de sa disparition m’a attrist&#xe9;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il avait un petit c&#xf4;t&#xe9; bibliophile int&#xe9;griste. Il lui fallait des cahiers cousus (que j’appr&#xe9;cie &#xe9;galement, mais je poss&#xe8;de aussi quelques volumes charmants sans cela) et du papier cristal (que j’ai du mal &#xe0; supporter). Dans une de ses lettres, il avait abord&#xe9; la question du coupe-papier : &#xab;je consacrerai sans doute une chronique, un jour, &#xe0; cet &#xe9;trange objet qui, &#xe0; ma connaissance, n’est JAMAIS adapt&#xe9; &#xe0; son usage ! d’o&#xf9; le vieux couteau &#xe0; dessert, &#xe0; pointe arrondie qui ne blesse pas le papier…&#xbb; Je lui avais alors expos&#xe9; la th&#xe9;orie que j’avais moi-m&#xea;me entendu formuler &#xe0; la radio par un expert, et dont j’avais mille fois depuis v&#xe9;rifi&#xe9; l’exactitude : il convient, pour couper les feuilles d’un livre, d’employer un outil ni trop tranchant (comme un cutter, qui coupe si bien qu’il a t&#xf4;t fait de partir en biais), ni trop peu (c’est en g&#xe9;n&#xe9;ral le cas des coupe-papier, qui ne coupent gu&#xe8;re mais d&#xe9;chirent le papier en cr&#xe9;ant des barbelures), l’instrument idoine &#xe9;tant le banal canif (je me dis maintenant : qu’importe la lame pointue, si l’on prend garde ?). Auti&#xe9; avait acquiesc&#xe9;, et reparl&#xe9; de son projet : &#xab; La description du bibliophile est strictement rigoureuse. Avec ce m&#xea;me mat&#xe9;riau, modeste mais bien r&#xe9;el, j’essaierai de faire une petite chronique l&#xe9;g&#xe8;re (c’est le charme du blog de pouvoir &#xe9;crire sur des th&#xe8;mes “incasables” dans tout autre contexte).&#xbb; Gr&#xe2;ce &#xe0; l&apos;index bien fait de son blog, on peut retrouver en effet cette &lt;a href=&quot;http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/2005/10/14/ceci_n_est_pas_un_coupe_papier_1&quot;&gt;chronique&lt;/a&gt;, parue le 14 octobre de la m&#xea;me ann&#xe9;e 2005, et toutes les autres.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 12 Jul 2008 22:06:00 GMT</pubDate></item><item><title>Animaleries</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/12/9901631.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/12/9901631.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9901631/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/12/9901631.html</guid><description>&lt;p&gt;Ma sympathie pour la &lt;a href=&quot;http://del.icio.us/documentaire/animaliers&quot;&gt;peinture animali&#xe8;re&lt;/a&gt; ne tient pas seulement &#xe0; mon int&#xe9;r&#xea;t pour la zoologie, mais aussi au fait que c’est un des rares domaines de la peinture o&#xf9; se soit r&#xe9;fugi&#xe9;e la virtuosit&#xe9;, depuis qu’il est permis de barbouiller sans talent. En pensant &#xe0; &#xe7;a, je me demande s’il existe une formule &#xe9;quivalente, pour les peintres de plantes, parle-t-on de peinture planti&#xe8;re ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 12 Jul 2008 15:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tous ensemble</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/11/9894956.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/11/9894956.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9894956/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/11/9894956.html</guid><description>&lt;p&gt;Ce n&apos;est peut-&#xea;tre pas comme &#xe7;a qu&apos;elle se pr&#xe9;senterait, mais l&apos;Assembl&#xe9;e Nationale est quand m&#xea;me une sorte d&apos;aristocratie.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 11 Jul 2008 20:03:01 GMT</pubDate></item><item><title>Quelques r&#xe9;flexions sur la peine de mort</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/10/9876535.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/10/9876535.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9876535/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/10/9876535.html</guid><description>&lt;p&gt;J’aurais tendance &#xe0; croire qu’il est des questions philosophiques telles que celles pos&#xe9;es par la peine de mort (est-il acceptable de l’appliquer, dans quelle mesure, dans quels cas, dans quelles conditions, etc) qui ne sont dans le fond jamais r&#xe9;solues et dont on peut toujours discuter. L’id&#xe9;ologie dominante d’aujourd’hui ne voit pas les choses ainsi et consid&#xe8;re ce probl&#xe8;me &#xe9;thique comme r&#xe9;gl&#xe9; une fois pour toutes : la peine de mort est absolument mauvaise, il faut absolument la refuser, et maintenant que la loi fran&#xe7;aise a elle-m&#xea;me pris ce parti, il n’est plus question d’y revenir, ni m&#xea;me d’en reparler. Ce que le Pouvoir interdit par sa loi, il l’an&#xe9;antit aussi par ses m&#xe9;dias et il para&#xee;t aujourd’hui impensable d’&#xe9;voquer publiquement le probl&#xe8;me, aucun d&#xe9;bat ne l’aborde, et toute personne qui viendrait &#xe0; remettre la question sur la table se verrait regarder d’un sale œil et couper le micro. R&#xe9;fl&#xe9;chir sur la peine de mort aujourd’hui, c’est d’abord vouloir faire l’effort d’y r&#xe9;fl&#xe9;chir, rien n’y incite, tout est fait au contraire pour &#xe9;touffer tout questionnement dans ce domaine, autre que : comment parvenir &#xe0; ce que la peine de mort soit &#xe9;radiqu&#xe9;e des pays o&#xf9; elle est encore en vigueur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Malgr&#xe9; ce qu’affirme la propagande abolitionniste, je ne suis pas s&#xfb;r que la peine de mort ne soit pas dissuasive. Elle ne peut &#xe9;videmment emp&#xea;cher que le crime existe, mais je crois que plus la peine encourue est lourde, plus elle est de nature &#xe0; faire r&#xe9;fl&#xe9;chir le malfaiteur. Et s’il &#xe9;tait av&#xe9;r&#xe9; que la s&#xe9;v&#xe9;rit&#xe9; ne d&#xe9;courage pas la malveillance, je continuerais de penser en g&#xe9;n&#xe9;ral que le laxisme l’encourage. De toute fa&#xe7;on, ce point me para&#xee;t secondaire dans l’&#xe9;valuation &#xe9;thique de la peine de mort.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On a raison de faire observer que la peine de mort est d’une extr&#xea;me gravit&#xe9; car elle est irr&#xe9;m&#xe9;diable, et que l’on ne peut rendre la vie &#xe0; un ex&#xe9;cut&#xe9; dont on r&#xe9;alise apr&#xe8;s coup qu’il a &#xe9;t&#xe9; condamn&#xe9; par erreur. Mais cet argument reste muet dans les cas de crime prouv&#xe9; et avou&#xe9;, plus encore quand le criminel r&#xe9;clame lui-m&#xea;me la mort, comme il arrive. Cette extr&#xea;me gravit&#xe9; exige donc sans doute une extr&#xea;me prudence, mais pas forc&#xe9;ment l’abolition.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le point central, il me semble, est de savoir si la peine de mort peut &#xea;tre m&#xe9;rit&#xe9;e ou pas. Les abolitionnistes pensent qu’elle est toujours excessive car la vie humaine est sacr&#xe9;e, tout homme y a droit et m&#xea;me les plus mauvais. Ce n’est pas mon avis. J’estime que la vie des pires ordures humaines n’a aucune valeur, que leur disparition est au contraire un bien. Je pense en particulier aux assassins et aux tortionnaires d’enfants, ou aux auteurs d’attentats terroristes. Celui qui place une bombe dans la foule, et &#xe0; cause de qui un certain nombre d’innocents vont trouver la mort, ou vivre le reste de leur vie amput&#xe9;s, aveugles, ou encore estropi&#xe9;s de diverses fa&#xe7;ons, celui-l&#xe0; m&#xe9;riterait vraiment de vivre car sa vie est sacr&#xe9;e? Je laisse &#xe0; qui veut cette croyance, elle n’est pas la mienne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un autre point digne de consid&#xe9;ration est que la mort, m&#xea;me juste, est toujours atroce. Une &#xe2;me civilis&#xe9;e exclut naturellement les longs supplices, et les formes de boucherie les plus odieuses, comme la guillotine. Mais m&#xea;me dans les formes les plus sobres, comme la fusillade ou l’injection, la mise &#xe0; mort est toujours sale et repoussante.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je ne sais pas aller plus loin, mon opinion sur ce probl&#xe8;me tient dans cette contradiction : je trouve laid de donner la mort, sans trouver injuste qu’elle soit donn&#xe9;e.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Fort bien, me direz-vous, ce paradoxe est bien gentil, mais concr&#xe8;tement, que fait-on ? Si j’&#xe9;tais malicieux, je sugg&#xe8;rerais que l’on s’en remette au r&#xe9;f&#xe9;rendum, qui est une forme de d&#xe9;mocratie plus d&#xe9;mocratique que la repr&#xe9;sentation parlementaire, mais qui donne parfois des r&#xe9;sultats oppos&#xe9;s, comme on l’a vu lors de l’abolition fran&#xe7;aise en 1981, vot&#xe9;e par la majorit&#xe9; d’un parlement cens&#xe9; repr&#xe9;senter une population en majorit&#xe9; favorable au maintien de la peine de mort. Les pr&#xe9;tendus &#xab;d&#xe9;mocrates&#xbb; montraient &#xe0; cette occasion comme en d’autres, que quand la d&#xe9;mocratie ne produit pas les r&#xe9;sultats qu’ils attendaient, ils sont pr&#xea;ts &#xe0; s’asseoir dessus.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Jul 2008 09:13:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sevrage</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/08/9849850.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/08/9849850.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9849850/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/08/9849850.html</guid><description>&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#xe9;es, je ne faisais plus qu’une pellicule par an, toujours des diapos, et j’ai d&#xe9;cid&#xe9; d’arr&#xea;ter l’&#xe9;t&#xe9; dernier. J’ai m&#xea;me essay&#xe9; de vendre mon reflex, &#xe0; l’automne, en vain. Je passerai peut-&#xea;tre au num&#xe9;rique, ou &#xe0; rien, peu importe.&lt;br /&gt;Or un beau jour, ce printemps, j’ai re&#xe7;u un recommand&#xe9; inattendu. En l’ouvrant, j’ai compris que c’&#xe9;tait une erreur. Un n&#xe9;gociant en mat&#xe9;riel photo, qui avait mon adresse, a fait une fausse manœuvre et m’a envoy&#xe9; une commande destin&#xe9;e &#xe0; un client de Strasbourg, &#xe0; ce que j’ai vu sur la facture. Quant &#xe0; la marchandise, c’&#xe9;taient... deux pellicules de diapos. J’ai eu la tentation de les utiliser, de reprendre du service, et puis non. J’ai signal&#xe9; le fait et j’ai m&#xea;me renvoy&#xe9; le matos &#xe0; mes frais (oui, je fais ce genre de truc).&lt;br /&gt;Et l’autre jour, en inventoriant ma derni&#xe8;re pellicule, termin&#xe9;e il y a un an et laiss&#xe9;e de c&#xf4;t&#xe9; depuis, je constate qu’une de mes derni&#xe8;res diapositives est la n&#xb0; 3333. C’est une belle somme, on peut arr&#xea;ter l&#xe0;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Jul 2008 22:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Je m&apos;inqui&#xe8;te pour Ingrid</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/07/9841292.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/07/9841292.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9841292/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/07/9841292.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/02/25/3882/27624891.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;113&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/25/3882/27624891_p.jpg&quot; alt=&quot;ingrid&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Je n’ai pas bien suivi tous les d&#xe9;veloppements de l’actualit&#xe9; mais il me semble qu’apr&#xe8;s la lib&#xe9;ration d’Ingrid, qui &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; une bonne nouvelle, le bruit a couru que l’ex-otage &#xe9;tait en parfaite sant&#xe9;, pour ne pas dire qu’elle p&#xe9;tait la forme. Or il me revient qu’il y a quelques mois les m&#xe9;dias nous avaient appris qu’elle souffrait d’une h&#xe9;patite B, ainsi que d’autres maladies graves, difficiles &#xe0; soigner au fin fond des jungles pourries. Qu’en est-il finalement ? J’esp&#xe8;re que l’on n’a pas b&#xe2;cl&#xe9; le check-up...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Jul 2008 11:17:55 GMT</pubDate></item><item><title>Calendrier</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/05/9819126.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/05/9819126.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9819126/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/05/9819126.html</guid><description>&lt;p&gt;Je regretterai toujours cette bancalerie du calendrier, avec les mois en –bre qui ne sont pas tout &#xe0; fait &#xe0; la place num&#xe9;rique indiqu&#xe9;e par leur nom. Depuis que mars n’est plus le premier mois mais le troisi&#xe8;me, fatalement septembre n’est plus le septi&#xe8;me mais le neuvi&#xe8;me et ainsi de suite. Il est curieux que seuls quatre mois soient d&#xe9;nomm&#xe9;s de la sorte et que ce soient quatre mois cons&#xe9;cutifs. Du coup la terminaison en –bre a une connotation frisquette de fin d’ann&#xe9;e. Alors en ce d&#xe9;but de juillet, o&#xf9; le temps reste maussade, on pourrait bien dire qu’on est au mois de quintembre.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 05 Jul 2008 06:51:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ranger</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/04/9808801.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/04/9808801.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9808801/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/04/9808801.html</guid><description>&lt;p&gt;En consid&#xe9;rant ces deux tendances dominantes de mon caract&#xe8;re, que sont le go&#xfb;t du rangement et celui de la traduction, je finis par me demander si ce ne sont pas deux versants de la m&#xea;me passion. En effet traduire un texte suppose en g&#xe9;n&#xe9;ral de commencer par produire un document interm&#xe9;diaire chaotique, fait d’approximations, d’hypoth&#xe8;ses incertaines, de t&#xe2;tonnements mot &#xe0; mot, et il s’agit de mettre en ordre ce fatras. Traduire, c’est r&#xe9;organiser, et dans les moindres d&#xe9;tails.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Jul 2008 07:39:00 GMT</pubDate></item><item><title>Il n&apos;y a pas que des mauvaises nouvelles</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/03/9795818.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/03/9795818.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9795818/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/03/9795818.html</guid><description>&lt;p&gt;Depuis des ann&#xe9;es les humanistes m&#xe9;diatiques nous serinaient que le vilain pr&#xe9;sident de droite Uribe ne parviendrait jamais &#xe0; rien, c’&#xe9;tait &#xe0; croire que son intransigeance &#xe9;tait la principale cause de la captivit&#xe9; des otages de la gu&#xe9;rilla communiste. La lib&#xe9;ration de plusieurs prisonniers dont la fameuse Ingrid Betancourt par l’arm&#xe9;e colombienne est une belle claque dans la gueule de ces abrutis.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 03 Jul 2008 06:10:07 GMT</pubDate></item><item><title>Regarder les &#xe9;toiles</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/02/9782743.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/02/9782743.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9782743/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/02/9782743.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/73/27/3882/27437023.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;255&quot; height=&quot;255&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/73/27/3882/27437023_p.jpg&quot; alt=&quot;Cr_399&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Vers le tout d&#xe9;but des ann&#xe9;es 90 ou la toute fin des ann&#xe9;es 80, je suis venu &#xe0; m’int&#xe9;resser &#xe0; l’astronomie, par le hasard de recherches documentaires entreprises pour un projet artistique, qui devait ne jamais aboutir, et par le hasard suppl&#xe9;mentaire d’un premier manuel de base (le &lt;em&gt;Guide de l’amateur&lt;/em&gt;, de chez Gr&#xfc;nd) offert par des amis chez qui je passais. Je crois que quiconque approche ce domaine est bient&#xf4;t happ&#xe9; par la fascination de donn&#xe9;es extraordinaires. Ce genre de chiffres circulaient : le soleil n’est qu’une &#xe9;toile et notre galaxie, &#xe0; laquelle appartiennent toutes les &#xe9;toiles visibles dans le ciel, en compterait au moins cent milliards. Or il y aurait dans l’espace au moins cent milliards de galaxies. Si la n&#xf4;tre est de taille moyenne, cela permet de supposer l’existence dans tout l’univers de peut-&#xea;tre 100 x 100 = 10.000 milliards d’&#xe9;toiles. Le nombre, la dimension des astres, leur distance, sont autant de sujets de vertige, qui retiennent l’attention.&lt;br /&gt;Personnellement, je ne voulais pas &#xe9;tudier l’astronomie en profondeur, je souhaitais juste me familiariser avec le beau spectacle du ciel nocturne, acqu&#xe9;rir le minimum de connaissance qui permette de s’orienter. En fait c’est peu de chose, il n’y a pas besoin d’une longue formation pour &#xea;tre capable, en toute circonstance, de rep&#xe9;rer imm&#xe9;diatement le Nord et le Sud, les principales constellations, notamment le bandeau constitu&#xe9; par celles dites du Zodiaque, dans lequel circulent les plan&#xe8;tes. Je pense que jadis, &#xe0; la campagne, c’&#xe9;tait l&#xe0; un savoir commun, de m&#xea;me que sans &#xea;tre experts en g&#xe9;ographie nous reconnaissons tout de suite, devant un planisph&#xe8;re, o&#xf9; se trouvent les oc&#xe9;ans, les continents et les principaux pays.&lt;br /&gt;J’ai bient&#xf4;t pu me procurer d’occasion un second manuel, plus pr&#xe9;cis et tr&#xe8;s commode, &lt;em&gt;The Observer’s book of astronomy&lt;/em&gt;, dans une vieille &#xe9;dition de 1974. Je poss&#xe9;dais par ailleurs une excellente paire de jumelles russes de grossissement x 12, lourdes mais solides, avec un bel &#xe9;tui en cuir marron odorant, fourr&#xe9; de feutrine bleu fonc&#xe9;. Le grossissement x 10 ou 12 est ce qu’il faut pour voir les choses vraiment diff&#xe9;remment, en de&#xe7;&#xe0; c’est trop pauvre, au-del&#xe0; &#xe7;a bouge trop, il faut alors des lunettes sur pied. Muni de mes deux instruments, le bouquin et les jumelles, j’ai entrepris d’observer les unes apr&#xe8;s les autres un certain nombre de constellations et les objets remarquables qu’elles contenaient, je n’en ai d’ailleurs jamais fait tout le tour. J’ai d&#xe9;couvert aussi les petites contraintes de l’astronome, ennemi des nuages et de la lumi&#xe8;re. Je ne b&#xe9;n&#xe9;ficiais pas souvent du ciel pur de la campagne et je me contentais de celui du centre de Bordeaux, o&#xf9; j’habitais, quartier Saint-Pierre, cela suffisait &#xe0; distinguer les &#xe9;toiles principales.&lt;br /&gt;Pendant un temps je proc&#xe9;dais en allant m&#xe9;thodiquement de la documentation &#xe0; la r&#xe9;alit&#xe9;, d&#xe9;cidant chaque fois de me mettre &#xe0; la recherche de tel ou tel secteur d’abord vu sur les cartes. A partir d’un certain moment, je me suis mis &#xe0; op&#xe9;rer &#xe0; l’inverse. Certains soirs, je d&#xe9;cidais de me caler le plus confortablement possible, par exemple assis contre un pied de lit juste en face d’une fen&#xea;tre ouverte, les coudes appuy&#xe9;s sur les genoux, et je regardais dans les jumelles au hasard droit devant moi, puis j’essayais de retrouver sur les cartes le coin de ciel que j’avais sous les yeux. Lors d’une des premi&#xe8;res occasions, au d&#xe9;but de l’&#xe9;t&#xe9; 1990, je suis tomb&#xe9; sur un objet, dont l’aspect inattendu me surprenait. C’&#xe9;tait un alignement de six &#xe9;toiles, assez r&#xe9;gulier pour donner l’impression d’une formation artificielle, comme une r&#xe9;plique plus petite mais plus compl&#xe8;te des trois &#xe9;toiles du baudrier d’Orion, que tout le monde (ou presque) a vues. Je ne savais de quoi il s’agissait, mes guides n’en disaient rien, je n’arrivais pas m&#xea;me &#xe0; localiser &#xe0; l’int&#xe9;rieur de quelle constellation se trouvait la menue figure, quelque part aux confins de la Fl&#xe8;che et du Renard. C’&#xe9;tait typiquement le genre d’objet invisible &#xe0; l’œil nu, mais tout &#xe0; fait &lt;em&gt;conspicuous&lt;/em&gt; dans les jumelles.&lt;br /&gt;A d&#xe9;faut de mieux, j’ai d&#xe9;cid&#xe9; de baptiser &#xab;hexastre&#xbb; ce rang de six &#xe9;toiles, et je suis retourn&#xe9; le contempler assez souvent pour &#xe9;tablir, &#xe0; d&#xe9;faut de mieux, l’itin&#xe9;raire visuel me permettant de le retrouver &#xe0; volont&#xe9;. Je l’indiquerai ici &#xe0; l’intention de qui aurait la curiosit&#xe9; de s’y rendre. Il faut pour cela &#xe9;tudier les cartes un minimum, ou se faire aider par un connaisseur. Il est commode, pour s’orienter, de rep&#xe9;rer d’abord un grand triangle, facilement visible dans le ciel des soirs d’&#xe9;t&#xe9;. Il est form&#xe9; par les alphas, c’est &#xe0; dire les &#xe9;toiles principales, celles de plus grosse magnitude apparente, de trois constellations : Deneb (l’alpha du &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Cygnus_constellation_map.png&quot;&gt;Cygne&lt;/a&gt;), Alta&#xef;r (l’alpha de l’&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Aquila_constellation_map.png&quot;&gt;Aigle&lt;/a&gt;) et Vega (l’alpha de la &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Lyra_constellation_map.png&quot;&gt;Lyre&lt;/a&gt;). C’est en descendant en ligne &#xe0; peu pr&#xe8;s droite de Vega vers Alta&#xef;r que l’on rencontre le bel hexastre. Si l’on atteint la petite silhouette tr&#xe8;s reconnaissable de la &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Sagitta_constellation_map.png&quot;&gt;Fl&#xe8;che&lt;/a&gt;, c’est qu’on est all&#xe9; trop bas, il faut remonter quelque peu.&lt;br /&gt;En voyage &#xe0; Paris, au mois d’ao&#xfb;t 1990, j’ai pu acheter &#xe0; la Maison de l’Astronomie, rue de Rivoli, le premier volume, consacr&#xe9; &#xe0; l’h&#xe9;misph&#xe8;re Nord, du sublime atlas du ciel &lt;em&gt;Uranometria 2000.0&lt;/em&gt; (par Tirion, Rappaport et Lovi, publi&#xe9; &#xe0; Richmond, Virginie, en 1989). J’y ai appris que ma petite curiosit&#xe9; se trouvait bel et bien dans la constellation du Renard et constituait, avec quelques &#xe9;toiles voisines, le &lt;em&gt;Brocchi’s cluster&lt;/em&gt;, soit l’amas de Brocchi, enregistr&#xe9; sous le num&#xe9;ro Cr 399, et surnomm&#xe9; &#xe0; cause de sa forme &lt;em&gt;the Coat Hanger&lt;/em&gt;, le Porte-Manteau ou le Cintre (bien qu’il apparaisse le plus souvent avec la boucle plac&#xe9;e en dessous de la barre).&lt;br /&gt;Il m’a &#xe9;t&#xe9; beaucoup plus long de savoir pourquoi cet amas &#xe9;tait dit de Brocchi, et qui &#xe9;tait le Brocchi en question. Nulle part dans les biblioth&#xe8;ques je n’ai trouv&#xe9; l’explication. J’ai voulu me renseigner aupr&#xe8;s des &#xe9;diteurs de l’atlas mais ma lettre est rest&#xe9;e sans r&#xe9;ponse. Pensant la trouver aupr&#xe8;s d’experts, je me suis inscrit pour l’ann&#xe9;e 1991-1992 &#xe0; la Soci&#xe9;t&#xe9; Astronomique de Bordeaux, en vain. L’activit&#xe9; principale consistait en l’assistance &#xe0; une conf&#xe9;rence hebdomadaire, parfois passionnante, parfois au contraire tr&#xe8;s ennuyeuse, mais aucun des savants que j’ai interrog&#xe9;s n’a pu m’&#xe9;clairer. Il y avait une petite biblioth&#xe8;que sp&#xe9;cialis&#xe9;e, qui ne m’a &#xe9;t&#xe9; d’aucun secours. Il m’a fallu attendre de d&#xe9;couvrir, des ann&#xe9;es plus tard, l’usage d’internet et des moteurs de recherche, pour apprendre que le petit amas portait simplement le nom de l’astronome am&#xe9;ricain amateur Dalmero Francis Brocchi (1871-1955) qui l’avait cartographi&#xe9; dans les ann&#xe9;es 1920.&lt;br /&gt;Et si un de ces soirs vous vous mettez &#xe0; la recherche du bel hexastre, t&#xe2;chez aussi de trouver, ou faites-vous indiquer, de l’autre c&#xf4;t&#xe9; du grand triangle, la jolie courbe du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Delphinus_constellation_map.png&quot;&gt;Dauphin&lt;/a&gt;, elle aussi pleine de gr&#xe2;ce, et visible &#xe0; l’œil nu.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 01 Jul 2008 22:50:00 GMT</pubDate></item><item><title>La source in&#xe9;puisable</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/01/9771382.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/01/9771382.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9771382/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/07/01/9771382.html</guid><description>&lt;p&gt;Dans le coton du r&#xe9;veil, ce matin, r&#xea;ve que j’entrouvrais un livre intitul&#xe9; &lt;em&gt;La col&#xe8;re et ses morts&lt;/em&gt;. La journ&#xe9;e commence bien, me dis-je. Pas eu le temps de voir le nom de l’auteur, encore moins de savoir si de l’ire les morts &#xe9;taient la cause ou l’effet.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 01 Jul 2008 06:31:49 GMT</pubDate></item><item><title>Le cin&#xe9;ma de A &#xe0; E</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/06/30/9756994.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/06/30/9756994.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9756994/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/06/30/9756994.html</guid><description>&lt;p&gt;Films vus en juin :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;* de Maurice Dugowson, &lt;em&gt;F comme Fairbanks&lt;/em&gt; (1976). Film crispant par certains aspects, comme sa nunucherie psychologique (une certaine tendance &#xe0; l’infantilisme dans les relations amoureuses) et sa niaiserie sociologique (les bourgeois sont vilains, le cin&#xe9;ma est formidable). Toute la fascination tient au jeu extraordinaire de Patrick Dewaere, qui est par ailleurs co-auteur de la musique. Curiosit&#xe9; accessoire, l’apparition d’un Thierry Lhermitte juv&#xe9;nile. B.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;* de Peter Yates, &lt;em&gt;Bullitt&lt;/em&gt; (1968). Malgr&#xe9; toute ma sympathie pour Steve McQueen, bel animal agr&#xe9;able &#xe0; regarder, je dois avouer que je me suis ennuy&#xe9; tout au long de ce film, si creus&#xe9; d’ellipses que je n’ai pas compris grand chose &#xe0; l’histoire, ni &#xe9;prouv&#xe9; l’envie d’essayer d’en comprendre plus. D.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;* de Michel Blanc, &lt;em&gt;Embrassez qui vous voudrez&lt;/em&gt; (2002). Le r&#xe9;alisateur est en m&#xea;me temps sc&#xe9;nariste, dialoguiste et acteur. Petites histoires de coucheries tous azimuts, tr&#xe8;s vulgaires dans l’ensemble, mais assez amusantes par moments. Le duo Carole Bouquet / Charlotte Rampling est tr&#xe8;s bien. C.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 30 Jun 2008 02:15:00 GMT</pubDate></item><item><title>Broutilles en ligne</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/06/29/9746868.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/06/29/9746868.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9746868/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/06/29/9746868.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/76/56/3882/27325499.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;200&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/76/56/3882/27325499_p.jpg&quot; alt=&quot;hospital1&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Pour qui vit et travaille comme moi dans la banlieue d’une ville de province, et se trouve encore mieux &#xe0; sa place parmi ses arbres de Cun&#xe8;ges ou dans son jardin de La Croix-Comtesse, c’est &#xe0; dire dans des anfractuosit&#xe9;s du bas monde, la communication avec les demi-dieux de la capitale n’est pas forc&#xe9;ment impossible, mais toujours improbable. Pire encore, naturellement, avec les demi-dieux de la lointaine Am&#xe9;rique. Internet abolit quelque peu la distance, et instaure une sorte de proximit&#xe9;, en permettant de se tenir plus ou moins inform&#xe9;. Je vais ainsi de temps en temps voir s’il y a du nouveau sur le &lt;a href=&quot;http://www.jimgoad.net/&quot;&gt;site&lt;/a&gt; de Jim Goad, le visage p&#xe2;le au cou rouge. Il semble avoir abandonn&#xe9; depuis l’automne dernier ses &lt;em&gt;&#xab;notes&#xbb;&lt;/em&gt;, soit le blog du site, mais reste tr&#xe8;s actif au &lt;em&gt;&#xab;lounge&#xbb;&lt;/em&gt;, le salon dans lequel il s’entretient de diverses questions avec un cercle d’interlocuteurs choisis. C’est l&#xe0; que j’ai appris nagu&#xe8;re qu’il venait de se faire op&#xe9;rer d’une tumeur au cerveau, heureusement B-9 (prononcer &lt;em&gt;benign&lt;/em&gt;), le 5 de ce mois. Le vigoureux yankee s’en est vite remis et a repris ses activit&#xe9;s, inaugurant le 19 un nouveau sujet de discussion, &#xab;&lt;em&gt;Screamingly retarded copyediting 101&lt;/em&gt;&#xbb;, au sujet de l’incomp&#xe9;tence orthographique et syntactique de ses contemporains en g&#xe9;n&#xe9;ral, et des correcteurs de l’&#xe9;dition en particulier. Passant par l&#xe0; avant-hier vendredi 27, je remarque ce qui m’a l’air d’une erreur. Dans son intervention # 26, l’administrateur Jim cite une phrase en anglais dans laquelle il rel&#xe8;ve l’expression fran&#xe7;aise &#xab;femme fatales&#xbb;, qu’il croit devoir corriger en &#xab;femmes fatale&#xbb;. J’h&#xe9;site &#xe0; essayer de r&#xe9;tablir la v&#xe9;rit&#xe9; de la syntaxe fran&#xe7;aise. C’est que jusqu’&#xe0; pr&#xe9;sent mes rares tentatives de contact avec le pol&#xe9;miste m’ont plut&#xf4;t refroidi. L’e-mail que je lui ai adress&#xe9; l’an dernier pour lui demander s’il accepterait que je publie quelques unes de ses notes en traduction fran&#xe7;aise dans mes Archives documentaires est rest&#xe9; sans r&#xe9;ponse aucune, de m&#xea;me que le second adress&#xe9; quelque temps plus tard afin de signaler le fait accompli. Intervenir directement dans le lounge est impossible : tout essai se voit imposer l’injonction de s’inscrire d’abord, or on ne peut s’inscrire que sur invitation. Reste la voie peu encourageante de l’e-mail. Je d&#xe9;cide d’envoyer par ce biais un communiqu&#xe9; laconique, &#xe9;tablissant que les deux mots &#xab;femme fatale&#xbb; prenaient un s au pluriel mais pas au singulier. Or voil&#xe0; qu’&#xe0; ma grande surprise, dans l’heure qui suivait, l’administrateur se fendait d’une intervention # 27, d&#xe9;clarant avec bonne humeur qu’il venait de se faire taper sur les doigts par &#xab;quelqu’un, dot&#xe9; d’un e-mail en –fr et d’un accent aigu&#xbb;, et reproduisant le message : &#xab;&lt;em&gt;Someone with an &amp;quot;.fr&amp;quot; email extension and an accent aigu in his name slaps me on my partially French hand: &lt;/em&gt;&lt;u&gt;Sorry, but in French we cannot have &amp;quot;femmes fatale&amp;quot; or &amp;quot;femme fatales&amp;quot;. We can only have &amp;quot;femme fatale&amp;quot; in singular or &amp;quot;femmes fatales&amp;quot; in plural&lt;/u&gt;.&#xbb; Cette r&#xe9;action me laisse perplexe. L’auteur semble indiquer une ascendance fran&#xe7;aise, dont je ne suis pas au courant. Et je me demande si seulement Lord Jim r&#xe9;alise que l’homme &#xe0; l’accent aigu est le m&#xea;me qui a francis&#xe9; en ligne une &lt;a href=&quot;http://archidoc.canalblog.com/archives/goad/index.html&quot;&gt;douzaine&lt;/a&gt; de ses textes &#xe0; la fin de l’ann&#xe9;e derni&#xe8;re. Mais je me dis qu’au moins toute communication n’est pas d&#xe9;finitivement impossible. Et qu’importe, apr&#xe8;s tout...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 29 Jun 2008 08:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>La maison de Kauffmann</title><dc:creator>Ph B</dc:creator><link>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/06/28/9735916.html</link><comments>http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/06/28/9735916.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://journaldoc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9735916/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://journaldoc.canalblog.com/archives/2008/06/28/9735916.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/69/22/3882/27290048.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;184&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/69/22/3882/27290048_p.jpg&quot; alt=&quot;kauffman&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Apr&#xe8;s avoir &#xe9;t&#xe9; retenu captif pendant trois ann&#xe9;es, de 1985 &#xe0; 1988, par des sauvages du Liban, le journaliste Jean-Paul Kauffmann a pu regagner la France libre o&#xf9;, d&#xe8;s 1989, il s’est pay&#xe9; une jolie maison dans les Landes, pour se consoler de ses mis&#xe8;res. Il raconte dans &lt;em&gt;La maison du retour&lt;/em&gt; (NiL 2007, repris en Folio) cette op&#xe9;ration immobili&#xe8;re, en commentant les aspects mat&#xe9;riels et psychologiques de l’affaire. Le livre est divis&#xe9; en 41 brefs chapitres, dont les 32 premiers rapportent les &#xe9;v&#xe9;nements du printemps et du d&#xe9;but de l’&#xe9;t&#xe9; 1989, et les neuf derniers dressent une sorte de bilan quinze ans apr&#xe8;s, soit probablement en 2004. C’est agr&#xe9;able &#xe0; lire. Il y a quelque chose du journalisme dans la narration au pr&#xe9;sent, en phrases courtes, mais il s’agit d’une œuvre litt&#xe9;raire autrement &#xe9;labor&#xe9;e qu’un simple reportage. Le texte abonde en subtiles notations acoustiques et olfactives, et le r&#xe9;cit tisse habilement diff&#xe9;rents fils th&#xe9;matiques r&#xe9;currents : les visites r&#xe9;guli&#xe8;res de l’agent immobilier, de l’ami architecte et de l’&#xe9;pouse, la lecture d’un livre de Virgile d&#xe9;couvert par hasard, les &#xe9;chos radiophoniques de l’affaire Salman Rushdie, les observations sur la faune et la flore...&lt;br /&gt;Ne connaissant pas l’auteur personnellement, et pas beaucoup plus impersonnellement, j’ignore s’il est de famille, s’il a gagn&#xe9; au loto, ou s’il doit sa prosp&#xe9;rit&#xe9; &#xe0; l’habilet&#xe9; de son industrie, mais le fait est qu’il a des moyens. Il ach&#xe8;te sans l&#xe9;siner une bicoque de quinze pi&#xe8;ces avec 5000 m&#xe8;tres carr&#xe9;s de terrain, fait tout remettre &#xe0; neuf au prix de plusieurs mois de travaux, hausse les &#xe9;paules quand on lui fait remarquer que les ouvriers le pigeonnent en faisant tra&#xee;ner (chapitre 22) et se retrouve quinze ans apr&#xe8;s propri&#xe9;taire des sept hectares environnants (33), tout en consacrant apparemment l’essentiel de son activit&#xe9; &#xe0; tirer sur le cigare, allong&#xe9; dans un hamac, tout en sifflant des bouteilles dont je ne peux m&#xea;me pas r&#xea;ver pour les jours de f&#xea;te. Avec cela il murmure nonchalamment qu’il n’a pas &#xab;l’instinct de propri&#xe9;t&#xe9;&#xbb; (25), soit en d’autres termes &#xab;la pulsion poss&#xe9;dante&#xbb; (33). Eh bien, me dis-je, il y en a qui savent comment s’y prendre.&lt;br /&gt;Je me demande si Jean-Paul ne se fait pas des illusions, dans le chapitre 10, au sujet d’un buis qu’il juge centenaire parce qu’il a plus d’un m&#xe8;tre de haut. Le buis pousse en effet lentement mais je doute qu’il ait besoin d’aussi longtemps pour atteindre cette taille. &#xab;C’est un vrai &lt;em&gt;buxus sempervirens&lt;/em&gt;&#xbb;, s’exclame le n&#xe9;o-Landais, en omettant de pourvoir &lt;em&gt;Buxus&lt;/em&gt; d’une majuscule, et sans r&#xe9;aliser que c’est l&#xe0; l’esp&#xe8;ce de buis la plus banale, dont le nom botanique est pr&#xe9;cis&#xe9;ment Buis commun.&lt;br /&gt;Au chapitre 16, rentrant chez lui de nuit, l’auteur entend des oiseaux qui &#xab;vocalisent &#xe0; tue-t&#xea;te comme en plein jour&#xbb;. Ils r&#xe9;apparaissent au chapitre 24, et il se demande alors s’il peut s’agir de rossignols. Mais oui, Jean-Paul, &#xe7;a ne peut pas &#xea;tre autre chose.&lt;br /&gt;Comme il est mentionn&#xe9; quelque part que nous sommes l&#xe0; dans une partie des Landes assez proche de la Gironde, et situ&#xe9;e &#xe0; une trentaine de kilom&#xe8;tres de l’oc&#xe9;an, je suppose que le &#xab;march&#xe9; de P&#xbb; auquel il est fait allusion au chapitre 19 est celui de Pissos.&lt;br /&gt;Les &#xe9;vocations de Jacques Delamain (ch 21 et autres) me rappellent de bons souvenirs de lecture, d’autant que l’on se r&#xe9;f&#xe8;re en particulier au seul texte de l’ornithologue charentais qui m’avait vraiment frapp&#xe9;, le fascinant &lt;em&gt;Journal de guerre&lt;/em&gt; dans lequel il notait l’activit&#xe9; des oiseaux, indiff&#xe9;rents &#xe0; la furie des combats de 14-18.&lt;br /&gt;Kauffmann n’a pas l’air de se m&#xe9;fier, au d&#xe9;but, de la pr&#xe9;sence de bambous et d’acacias dans l’airial qui entoure la maison. Ces plantes sont envahissantes et tr&#xe8;s difficiles &#xe0; &#xe9;radiquer une fois en place. Il commence &#xe0; s&apos;inqui&#xe9;ter pour les bambous au chapitre 26 et &#xe0; r&#xe9;agir au 27. Mais au 39, il se contente encore de couper les nouvelles pousses, ce qui est insuffisant. Et bizarrement, il ne reparle pas des acacias.&lt;br /&gt;Je trouve regrettable d’allumer des bougies &#xe0; l’ext&#xe9;rieur, comme au repas des chapitres 28-29. Bien &#xe9;videmment le vent les &#xe9;teint sans arr&#xea;t, le moindre souffle d’air suffit, et les efforts de l’aimable voisine, qui les rallume sans arr&#xea;t, sont inutiles. A la fin du repas, elles ne sont plus que des coul&#xe9;es de cire incrust&#xe9;es dans la nappe. C’est du g&#xe2;chis.&lt;br /&gt;Au chapitre 34, l’auteur confie qu’il a perdu le go&#xfb;t de lire. Comme il rappelle, par contraste, que c’&#xe9;tait un boulimique de lecture avant et durant sa captivit&#xe9;, il semble sugg&#xe9;rer que ce d&#xe9;go&#xfb;t fait partie du syndrome post-lib&#xe9;ration. Il a maintenant la soixantaine, mais ne se demande &#xe0; aucun moment si cela n’est pas un effet de l’&#xe2;ge, tout simplement.&lt;br /&gt;Un des traits de Kauffmann qui me le rendent le plus sympathique est &#xe9;videmment sa marotte de planter des arbres, qui l’a pris sur le tard. Il donne &#xe0; la fin du chapitre 35 une liste de ceux qu’il a acclimat&#xe9;s chez lui : orme de Sib&#xe9;rie, plaqueminier, pavier, savonnier, micocoulier, tout cela est rare et chic. J’en ai un petit, micocoulier, en pot depuis des ann&#xe9;es, je ne sais pas o&#xf9; le mettre, il faudrait que j’ach&#xe8;te un bout de terre vide, moi avec.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 27 Jun 2008 22:03:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>