vendredi 7 juin 2013

google news

Depuis quelques mois j'ai adopté, comme page d'ouverture de mon ordi, l'édition US de Google News. Moins dans le but de perfectionner mon anglais (encore que, après tout) que dans celui de changer d'air, comme on ouvre la fenêtre, et d'échapper quelques instants à la cocotte-minute française. Ce dépaysement m'est agréable, mais varie en intensité. Le plus surprenant est de voir à quel point certains sujets, comme naguère l'affaire Cahuzac, et aujourd'hui, en tout cas hier, le meurtre d'un étudiant «anti-fasciste», qui soudain... [Lire la suite]
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jeudi 6 juin 2013

o-o

Je ne sais plus quel professeur, était-ce monsieur Girodon, nous avait donné, pour bien distinguer le son du o ouvert et celui du o fermé, l'exemple des mots homme et heaume, que j'ai à mon tour plus d'une fois répété. Ce souvenir me revient au moment où je m'avise qu'il n'est pas rare de trouver les deux sons réunis dans un même mot, comme cohorte, ou dans certains noms, comme Bordeaux ou Cocteau.
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mercredi 5 juin 2013

le cinéma de A à E - windtalkers

Vu l'autre soir une partie de Windtalkers, les messagers du ciel, de John Woo (2002). Des recrues navajos rendent les plus grands services aux marines, dans la guerre du Pacifique. Ce film veut démontrer que les Blancs sont de vilains racistes méprisants, alors que les Indiens sont de braves types dévoués, avec des cultures différentes formidables, qui leur permettent de communiquer avec les esprits et tout et tout. Mais je n'ai pas été convaincu. Les scènes de bataille à grand fracas n'en finissent pas et les moyens visiblement... [Lire la suite]
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mardi 4 juin 2013

alexandrins de renard

Alexandrins repérés dans la prose du Journal de Renard : Mon père m'a légué ses envies de dormir. (Pléiade, p 459) Je pose encore, hélas, quand je dis que je pose. (533) Un grand frisson de vent passe sur la campagne. (663) Il n'y a que d'un fils qu'on ne soit point jaloux. (970) Il me suffit d'un arbre : il te faut tout un bois. (1018) J'aurai connu longtemps le plaisir de m'éteindre. (1057) La fatigante horreur du soleil toujours là. (1062) Les blés où les perdrix ont leurs petites rues. (1119) Nous sommes tous un peu ratés... [Lire la suite]
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lundi 3 juin 2013

sourires pincés

J'ai lu dans la foulée un autre Renard, que l'on m'avait prêté, Sourires pincés, en 10/18, volume réunissant trois oeuvres, Sourires pincés (1890), Le vigneron dans sa vigne (1894), enfin la plus longue et la meilleure, Ragotte, nos frères farouches (1908). Ces textes sont en fait, pour l'essentiel, des recueils d'observations, des mosaïques de notes.
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samedi 1 juin 2013

p.s.

Hier soir ouvrant au hasard le petit volume de Baldomero Fernandez Moreno, Le papillon et la poutre, que j'avais traduit jadis, je tombe pile sur cette pensée, que j'avais oubliée : «Renard a dû écrire certaines de ses notes furtivement, en tremblant, comme un malfaiteur» (n° 837). Baldo l'avait donc lu.
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vendredi 31 mai 2013

journal de renard

J'ai lu cet hiver l'excellent Journal de Jules Renard. Quelle intelligence! Quelle sensibilité! Quelle rosserie! Quelle finesse! C'est vraiment un des meilleurs livres que j'aie lus, et je crois l'un des meilleurs qui soient. Qui plus est je possède l'édition de la bonne Pléiade, dont je bazarde systématiquement les jaquettes et diverses pelures pour tenir le cuir directement dans mes doigts. (C'est l'édition dont je cite les pages dans les notes qui suivent, mais il existe aussi une édition en un volume en Bouquins chez Laffont). ... [Lire la suite]
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jeudi 30 mai 2013

être poète

«On peut être poète avec des cheveux courts.On peut être poète et payer son loyer.Quoique poète, on peut coucher avec sa femme.Un poète, parfois, peut écrire en français.» (Jules Renard dans son Journal, 2 janvier 1890)
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mardi 28 mai 2013

voulaient

Facebook a repéré que je suis un vieux garçon et me présente chaque jour des publicités pour avoir des filles. Je me garde bien d'y répondre, mais à l'occasion je ne déteste pas de lire les slogans, probablement conçus en de lointains séjours, et souvent rédigés dans un curieux sabir. Hier par exemple, sous la photo d'une créature bien en chair, cette phrase qui ne doit être claire que pour son rédacteur : «Les hommes de plus de 40 voulaient». Après réflexion, j'en viens à supposer que ce «voulaient» est une traduction potentielle,... [Lire la suite]
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lundi 27 mai 2013

musset again

Un de nos lecteurs, Monsieur Roland M, charmé des vers de Musset publiés ici le 9 de ce mois, nous envoie ces quelques autres du même poète, et semble-t-il du même poème, parus selon lui dans la Revue des Deux Mondes, le 15 juillet 1838 : "L'univers, mon ami, sera bouleversé.On ne verra plus rien qui ressemble au passé.Les riches seront gueux et les nobles infâmes.Nos maux seront des biens. Les hommes seront femmes,Et les femmes seront tout ce qu'elles voudront.Les plus vieux ennemis se réconcilieront,Le Russe avec le Turc, l'Anglais... [Lire la suite]
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