jeudi 24 juillet 2014

chronique estivale (dromadaire, iule, kyste, troène)

Je me suis réveillé ce matin sur le rêve que je parcourais à dos de dromadaire la centaine de mètres qui séparent l'université de la cafétéria Vera Cruz. C'était un animal géant, et depuis son échine je surplombais la cime des pins qui sont plantés là, de sorte que je n'en menais pas large et que je souhaitais en redescendre. Pour arrêter ma monture et la faire coucher, je mis les mains devant ses yeux et l'empêchai de voir. Au moment où je sautai à terre, je m'éveillai. Ce drôle de songe me rappelle celui de l'aveuglement, l'autre... [Lire la suite]
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mercredi 23 juillet 2014

chronique estivale (mes affaires ne s'arrangent pas)

Le soir même de samedi, où Bruno était reparti pour Paris, mon frère arriva de Bordeaux pour passer quelques jours ici. Il veut bien, dans ces occasions, m'aider à des réalisations pratiques, pour lesquelles je demande assistance, mais en l'occurrence, faute de projet convenant, il n'a pas trouvé grand chose à faire. Il m'a aidé deux heures, dimanche, à user les quelques mètres de talus que je veux détruire pour pratiquer une entrée dans un bois, et je me suis dit que c'était là ce dont j'avais le plus besoin, d'un compagnon qui me... [Lire la suite]
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lundi 21 juillet 2014

le pouvoir et la rue

Les manifestations «interdites» de ces derniers jours, qui ont quand même lieu et sont l'occasion de copieux saccages, montrent bien qui fait la loi dans les rues du pays, et qui est impuissant à y maintenir l'ordre.
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samedi 19 juillet 2014

chronique estivale (suite)

Le départ de mes hôtes a été quelque peu précipité. Nous pensions être partis assez tôt pour nous rendre avec de l'avance à la gare de Surgères, d'où ils devaient prendre le train à grande vitesse pour Paris, mais finalement nous n'y parvînmes qu'in extremis, de sorte que voyant le parking bondé, je les abandonnai devant la porte du bâtiment, pensant les rejoindre après avoir trouvé une place pour me garer. Quand je fus sur le quai, il était trop tard pour les salutations, j'ai dû me contenter d'apercevoir la main que le petit... [Lire la suite]
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vendredi 18 juillet 2014

chronique estivale (bouquet final)

Nous ne branlâmes pas grand chose en cette journée, qui pour ma part fut marquée par un assaut inattendu de rêves, dès le matin où je m'éveillai sur la vision d'une femme, qui était la mienne, et gardait des escargots dans un panier grand ouvert. Mais ne vois-tu pas qu'ils vont s'échapper à tout moment, lui disais-je, la jugeant folle. C'était jour de marché, aussi nous fûmes à Loulay. Il était trop tard pour avoir des moules, comme j'aurais voulu, mais j'achetai des oeufs, un gros grillon que je partageai avec Bruno à midi, et du... [Lire la suite]
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jeudi 17 juillet 2014

chronique gastronomique

Il n'est pas toujours facile, pour un vieux garçon comme je suis, attaché à ses habitudes et à son ordre, de cohabiter durablement avec des visiteurs, qui ont certes ma sympathie, mais avec qui je ne peux toujours être sur la même longueur d'onde. Dans l'ensemble, cependant, j'arrive à supporter mes hôtes mieux que je n'aurais cru. Il est même rafraîchissant de partager un peu de son temps avec deux enfants, un de six ans et un de cinquante-huit. Bruno est assez serviable, comme je n'ai pas d'autre infirmière sous la main, pour me... [Lire la suite]
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mercredi 16 juillet 2014

chronique estivale (macdo, emmaüs, fouras)

J'en avais vraiment la flemme, mais comme je sentais que cela plairait beaucoup, j'acceptai de conduire mes hôtes en voiture pour une virée dans la contrée. Auparavant, en fin de matinée, nous fûmes déposer quelques déchets à la déchette, et à Volebière un sac de racines d'iris, que je compte essayer d'installer prochainement à la lisière sud. Ces iris m'avaient été proposés il y a des années par la colonelle, qui nettoyait son jardin, je n'avais pas osé refuser, je les avais installés contre un mur de chez moi, mais depuis lors la... [Lire la suite]
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mardi 15 juillet 2014

chronique estivale (chaleur, chênes, hitler)

La compagnie et le retour de la chaleur ont à peu près anéanti mon pouvoir d'action, déjà pas immense en temps ordinaire. Wyn est passé, je suis monté avec lui à Volebière examiner les chênes que je voudrais lui faire couper. Dans des moments creux de l'après-midi, j'ai feuilleté de nouveau, avant de le ranger, un livre sur Hitler lu cet hiver. A défaut de pouvoir le lire dans l'édition originale allemande (Hitlers Geheimnis, das Doppelleben eines Diktators, mot à mot «le secret de Hitler, la double vie d'un dictateur», 2001) j'aurais... [Lire la suite]
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lundi 14 juillet 2014

chronique estivale (ferré, jetpack, feu)

Comme la veille, la journée utile commença par l'achat de pain à la boulangerie de Villeneuve. Nous passâmes d'abord déposer un tapis de déchets verts au pied du petit peuplier blanc de la Rigeasse puis, sur ma proposition, Sigfrid s'installa sur mes genoux et fit semblant de conduire sur les chemins déserts, et reprit sa place à la grand route. Bruno ne peut pas acheter de pain simplement mais prend aussi des bonbons et des gâteaux pour son fils et nous offre un café, car la boulangerie en sert. Ce besoin du café, du bistro, de la... [Lire la suite]
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dimanche 13 juillet 2014

chronique estivale (pluie, escargots)

A vrai dire j'avais oublié comme il est éprouvant de cohabiter avec la jeunesse, surtout un jour où la pluie nous tient enfermés dans la maison. La jeunesse s'intéresse à tout, de préférence aux objets que vous n'êtes pas habitué à tenir hors de sa portée (Oh, des jumelles! Oh, une hache!) et, pour canaliser son besoin de divertissement, vous vous retrouvez à jouer aux fléchettes ou à faire une partie de whist. Nous ne sommes sortis qu'en fin de matinée, pour nous ravitailler en pain à Villeneuve, avant de passer à table, où j'ai... [Lire la suite]
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