vendredi 1 avril 2005

Peut-être qu'il en sera toujours ainsi, par nécessité: la "droite" comme éternel conservatoire des problèmes à résoudre, la "gauche" comme éternel ministère des remèdes pires que le mal.
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jeudi 31 mars 2005

Citation d'Albert Caraco:"Les villes, que nous habitons, sont les écoles de la mort, parce qu'elles sont inhumaines. Chacune est devenue le carrefour de la rumeur et du relent, chacune devenant un chaos d'édifices, où nous nous entassons par millions, en perdant nos raisons de vivre. (...) A chaque tour de roue, les villes, que nous habitons, avancent insensiblement l'une au-devant de l'autre, en aspirant à se confondre, c'est une marche au chaos absolu, dans la rumeur et le relent."in Bréviaire du chaos (L'Age d'Homme,... [Lire la suite]
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mercredi 30 mars 2005

Citation de Thomas Merton:"Faites tout ce que vous pouvez pour éviter les amusements, le bruit et les affaires des hommes. Tenez-vous aussi loin que possible des endroits où ils se rassemblent pour se duper et s'insulter les uns les autres, pour s'exploiter les uns les autres, pour rire et se moquer les uns des autres sous les faux-semblants de l'amitié. Ne lisez pas leurs journaux à moins d'être réellement obligés de savoir ce qui se passe. Les journaux sont une pénitence, non un divertissement. Réjouissez-vous si vous pouvez... [Lire la suite]
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mardi 29 mars 2005

Si je n'avais déjà un Zippo de fort belle allure, frappé aux armes de Montréal, offert par ma soeur canadienne, je me paierais volontiers, ne fût-ce que pour la joie d'épouvanter des commensaux tiers-mondistes, le briquet Zippo CIA dont j'ai vu la publicité, assortie d'un bon de commande, sur une des dernières pages d'un volume de la collection SAS. Je n'avais jamais lu Gérard de Villiers, je ne suis pas sûr d'en relire souvent, mais le fait est que je me suis laissé tenter ce week-end par un titre dont le sujet m'inspirait, Otages en... [Lire la suite]
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mercredi 23 mars 2005

Dimanche dernier, jour des Rameaux, j'ai emmené Patrick en Dordogne, casser la croûte dans mon bois. En chemin, il photographiait pour moi les quatorze calvaires que j'avais repérés de-ci de-là au bord de la route, qui forment à mes yeux une sorte de via crucis géante et secrète. C'est ainsi, je suis favorisé d'idées artistiques spéciales, qui en général se révèlent assez payantes. Belle journée, un peu trop belle, même, 25 degrés sous les ombrages à la mi-mars, ça fait drôle. L'intérêt, c'est que le passage était bien sec, j'ai pu... [Lire la suite]
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mardi 22 mars 2005

"On est toujours sans nouvelles" de l'envoyée spéciale du journal des banquiers à rollers, disparue en Orient, ni de son sympathique chauffeur indigène, dont "on" n'aurait rien à branler s'il ne s'était fait choper en son auguste compagnie. Je peux me gourer, mais j'ai dans l'idée que si la journaliste en question avait bossé par exemple pour Rivarol, la médiaterie réunie ne ferait pas autant de cirque.
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vendredi 18 mars 2005

L'autre soir avec ma mie, optant pour un dîner jeune et impérialiste, nous fûmes dans un McDonald's. Depuis des années que je n'y avais pas mis les pieds, ce n'est pas sans plaisir que je retrouvais cette gastronomie si particulière, qui a son genre d'excellence. Je ne goûterais pas de ces plats tous les jours, mais il n'est pas de plat dont je ne pourrais dire la même chose. La diversité culinaire est un des rares points qui me paraisse attrayant, dans les mélanges culturels d'aujourd'hui. Autant la monotonie me paraît aimable dans... [Lire la suite]
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mardi 15 mars 2005

L'autre jour la classe médiatique essayait une nouvelle forme de cirque, en faisant sonner des fanfares, censées favoriser la libération d'une journaliste prisonnière en Orient. Il n'y avait pas besoin d'être bien malin, pour se douter que l'entreprise serait aussi efficace que de se promener avec une plume au cul, et tout aussi élégant. Mais je pense que leur stratégie était la suivante: comportons-nous comme des imbéciles, en nous persuadant que c'est là oeuvre utile, et quelle que soit l'issue, nous pourrons toujours dire que nous... [Lire la suite]
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lundi 14 mars 2005

Samedi après-midi, j'hésitais puis je me suis décidé pour cette espèce d'entre-deux-routes qui sillonne une part de l'Entre-Deux-Mers, entre la route de Branne et celle de Libourne. Je me présentai devant une demi-douzaine d'églises. Je n'en trouvai que trois d'ouvertes et n'en visitai que deux, celle d'Artigues et celle de Tresses, la troisième étant en pleine messe et j'ai ma pudeur. J'aime beaucoup les vitraux, mais je ne vais pas non plus faire chier le monde pendant l'office en me trimballant avec mon carnet, mon stylo et ma... [Lire la suite]
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mercredi 9 mars 2005

QUELQUES REMARQUES SUR ALBERT CARACOavec un tissu de citations, par Philippe Billé."Je suis raciste et je suis colonialiste." (Ma confession, p 141). Albert Caraco avait un certain talent pour mettre tout le monde à l'aise, d'entrée de page. C'était à bien des égards un écrivain hors du commun.A ce qu'on dit, il était né dans une famille séfarade à Constantinople, en 1919 (le 10 juillet d'après une notice, le 8 selon ses propres dires dans le Semainier de l'agonie, p 44). Il était le fils unique d'un banquier.Il vécut dans... [Lire la suite]
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