samedi 1 janvier 2005

Saint-Lary (au Pla d'Adet). Entre 8 et 9 heures du matin. Du balcon, mes premières images de la vie animale, cette année, sont des flaques de pisse et des crottes de chien, sur l'épais manteau de neige. Puis un couple de corneilles, qui traversent la vallée d'un vol droit, en contrebas. Un peu plus tard deux autres, ou les mêmes, vers les télésièges qui emmènent les premiers skieurs de la journée.Ces trois jours dans les Pyrénées, où j'avais accepté une charmante invitation, m'ont bien plu. Le paysage des montagnes, qui plus est... [Lire la suite]
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vendredi 31 décembre 2004

Feuilleté les Solerismos de Francisco Soler y Pérez (Guatemala, 1951). Des aphorismes se voulant poétiques ou humoristiques, à la façon, mais en moins bien, des greguerías de Ramón Gómez de la Serna, qui donne cependant sa bénédiction à l'ouvrage. Le prix Nobel Miguel Angel Asturias ne brille pas par le discernement ni le bon goût en louant le livre de son compatriote.
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samedi 25 décembre 2004

Cette carte d'un collaborateur de mon (ex) éditeur, dans le courrier: "Cher Philippe (...) Bon je veux te dire aussi que je suis désolé de la tournure prise par les événements chez P Mainard. Je sais que cela va nuire à notre amitié. J'ai senti chez toi une froideur. C'est vrai que certaines de tes positions vis-à-vis de l'extrême droite ne sont pas partagées par mes proches et moi-même me suis senti un peu heurté par tes convictions et tes propos réguliers sur le sujet. Pour moi ce n'est pas suffisant pour m'écarter de toi.... [Lire la suite]
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dimanche 31 octobre 2004

Malgré ma vive sympathie pour bien des pages du Walden de Thoreau (j'en ai recopié plusieurs) je ne blaire pas le ton arrogant de donneur de leçon qui perce en divers points du chapitre initial.
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jeudi 30 septembre 2004

Feuilleté En marge des jours, de J-B Pontalis (Gallimard, 2002). Des fragments notés "en marge du temps qui passe", sans grand intérêt. Dans le dernier, l'auteur affirme que sa "seule compétence est de savoir allumer et entretenir un feu". Cette modestie est bien sympathique, mais qu'en penseront tous les pigeons qui se seront ruinés à lui payer des séances de psychanalyse?
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dimanche 29 août 2004

Deux poids, démesure.
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jeudi 26 août 2004

A l'aube, rêve qu'au cours d'un voyage seul en voiture, venant d'arriver dans un village désert et ensoleillé, j'hésitais sur la route à suivre, car les petits panneaux indicateurs en bois usé étaient illisibles. M'engageant au hasard dans une rue latérale, j'étais surpris par la beauté magique du lieu. Il y avait de vieux bâtiments de brique rouge, patinés de mousse vert-jaune, l'ensemble baignant dans une clarté dorée. Je me promettais de faire connaître l'endroit à D et à mes autres amis, et j'en notai mentalement le nom : Liac. Au... [Lire la suite]
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mercredi 25 août 2004

Reçu dans des papiers de Bruno Richard une brochure astrologique intitulée Your 2001 horoscope, parue aux USA fin 2000. J'y lis en souriant, dans les prévisions presque lucides d'un certain Chris Lorenz, pour septembre: "All financial affairs are favored on the 11th, when you may receive a promotion or other advance in recognition of your loyalty".
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jeudi 19 août 2004

Roger Caillois, que j'ai beaucoup admiré sans l'avoir beaucoup lu, me déçoit un peu par un article de 1946, consacré aux "Journaux d'écrivains" (repris dans ses Chroniques de Babel, d'où on me le photocopie). Il oppose aux véritables oeuvres des auteurs leurs journaux, qui ne peuvent être selon lui que des ouvrages subalternes, où règne "le laisser-aller", remplis de "confessions triviales" et des "pensées les moins formées", sans autre utilité, à la rigueur, que de pouvoir éventuellement éclairer tel ou tel point des oeuvres... [Lire la suite]
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samedi 14 août 2004

Dans son journal de 1994, La campagne de France, Renaud Camus compte "parmi ce que la prose française a donné de meilleur depuis longtemps", les pages 57 à 65 du Panégyrique de Guy Debord, soit la majeure partie du chapitre IV, consacré aux résidences qu'avait connues le situationniste. Pour ma part, je réduirais le choix aux pages auvergnates, 60 à 64, vraiment les plus belles.
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