citations de tallemant
Quelques phrases, passages et tournures piquées dans les Historiettes de Tallemant des Réaux.
(Je peux fournir les références de chapitre, si on cherche).
«Une nuit il eut une forte colique venteuse ...»
«... homme bien fait et qui parlait agréablement, mais qui avait mangé tout son bien.»
«... fille de basse naissance mais qui était adroite, et sut vite que sa maîtresse était une personne à se laisser gouverner.»
«Elle vit encore, mais gueuse.»
«... était un fils de M xxx, qui se fit riche, acheta une terre et se fit anoblir.»
«Il est toujours propre, quoique vieux.»
«Il n'a fait toute sa vie que griveler, pour dépenser et non pour thésauriser.»
«Il n'avait pas beaucoup de génie; la méditation et l'art l'ont fait. Il lui fallait bien du temps pour mettre une pièce en l'état de paraître.» (on dirait qu'il parle de moi)
«... ses sueurs avaient une odeur agréable.» (là aussi, d'ailleurs)
«Elle vendit, car elle n'avait point de bien, tout ce qu'elle avait de bijoux.»
«Il monte à cheval sans toucher aux étriers.»
«Quand il prenait des prisonniers, il les faisait tuer par son fils qui n'avait que dix ans.»
«Il s'attachait fort au roi et commença à lui plaire en dressant des pies-grièches.»
«Il ne cherchait point le péril, mais quand il y était, il y faisait tout ce qu'on y pouvait faire.»
«Il était devenu fort sourd et pétait partout, à table même, sans s'en apercevoir»
«Le président pète dans sa main et la porte au nez de son excellence.»
«... les Anglais, nation fort mélancolique ...»
«Quoiqu'il fît fort le seigneur, et qu'effectivement il fût de bonne naissance, il ne passait pas pourtant pour un homme de qualité.»
«Il en fit rechercher avec soin les exemplaires, et cette recherche fut cause que tout le monde acheta ce livre, et qu'on a su ce qu'on n'aurait peut-être jamais appris sans cela.»
«C'était un homme fort laborieux, un vrai cul de plomb.»
«Ce fat de la Serre y loge présentement, et y a fait je ne sais quel taudis.»
(Il) «le fit son héritier, à condition qu'il prendrait son nom et ses armes.»
(Un musulman ou juif espagnol) «mangeait du pourceau quasi tous les jours.»
«'Je m'en vais vous apprendre une recette que j'ai vu pratiquer en Angleterre'. Et se mit à lui donner quelques coups de poignet» (il le branle).
«Voyant que leurs affaires n'allaient pas assez vite pour aller bien ...»
«Un jour qu'il vit un des siens qui dormait la bouche ouverte, il lui alla faire un pet dedans.»
«Il a le malheur d'avoir un sot fils.»
«Quand il était chagrin, il ne laissait pas d'aller voir le monde, mais il était fort mal divertissant, et même on pouvait dire qu'il était à charge.»
(Oeuvre) «qui, quoique languissante en bien des endroits, est pourtant la meilleure chose qu'il ...»
«On le surnomma le Péteux, à cause que, de jeunesse, il s'était accoutumé à péter partout.»
«... et ils se marièrent ; mais c'était mettre un rien avec un autre rien.»
«L'abbé de Carrouges, en se promenant le long d'un étang, rêvait combien il faudrait de sucre et de citrons pour en faire de la limonade.»
«C'est un original. Il se fait courre par ses paysans, comme on court un cerf, et dit que c'est pour faire exercice. Il a de l'inclination aux mécaniques, il travaille de la main admirablement.»
«Un homme disait : Je suis confisqué ; je ne saurais plus baiser que de jeunes filles, je ne puis plus boire que de bon vin, et je prends goût à l'Evangile.»
«... et quand je lui dis adieu, elle me baisa si fort au milieu de la bouche, que ce baiser me fit une profonde plaie au coeur.»
mencken vu par morand
Un portrait de Henry Louis Mencken par Paul Morand
extrait de la Préface à Défense des femmes (Gallimard, 1934)
Ce descendant d’Allemands, resté très allemand par sa rondeur joviale, ses camaraderies, sa bonne humeur un peu «brasserie», son amour de la musique, son mâle jugement, sa brutale franchise humoristique et ses sympathies teutonnes, devait souffrir impatiemment les innombrables liens qui, dans les sociétés anglo-saxonnes, garrottent la pensée et entravent la vie ; autour de lui se groupèrent des critiques, des dramaturges, des romanciers avides de liberté. Leur revue, l’American Mercury, se donna pour tâche, vers la fin de la guerre, de dénoncer les tartuferies, les tabous hypocrites, la tyrannie des sots, les cruautés et les bassesses démocratiques ; aucun pays n’a subi, de la part de son intelligentsia, un assaut aussi violent, aussi impitoyable ; c’est au point que les plus sévères diatribes des penseurs européens contre les Etats-Unis semblent de courtoises critiques auprès des Americana, des pamphlets, des sottisiers de l’American Mercury et des tempêtes de rire et de sifflets qu’ils déchaînèrent pendant plus de dix ans. De l’érudit critique, connu surtout dans les milieux universitaires, cette campagne fit un homme public, et comme ils disent là-bas, «a figure head».
Le poète de garde a repris du service
Eleveur de vers bio pour un trust halieutique
J'ai un péché mignon : l'art subtil du distique.
"Un gentilhomme est quelqu'un qui ne frappe jamais une femme, sans avoir été provoqué." (Henry Louis Mencken)
Crad en campagne
ANNONCE DE CHANGEMENTS AU REGISTER
A tous les employés du Orange County Register :
Je viens de racheter le Orange County Register, et dès le lundi 10 octobre 2011, je prendrai mes fonctions de Directeur et Rédacteur en chef, en remplacement de Terry Horne.
J'ai l'intention d'utiliser le Register comme plate-forme pour ma campagne en tant que candidat non-inscrit à la Présidence des Etats-Unis en 2012. Politiquement, je suis très à droite.
Le journal comme la nation vont bénéficier de mon style de commandement rude et autoritaire. Des changements sont inévitables.
Je suis impatient de faire votre connaissance.
Cordialement, Crad Kilodney, Duc de Sherbourne.
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annaba
"Avec l'homme, le pire est toujours sûr... Plus il est sale, mal élevé et ignorant, plus il engendre, plus il pullule. Riche, propre sur lui et bien élevé, il pollue comme dix mille pauvres."
Annaba. Heureux les stériles. Toulon : Presses du Midi, 2002.
feuilles perdues
Peuples, voulez-vous que je vous dise une vérité foudroyante, qu'aucun prophète ne vous a encore dite...
- Eh bien?
- La vie privée est au monde la chose la plus importante.
- Hé, hé!... Ha-ha-ha! Ha-ha!...
- Mais oui! Personne ne vous l'a jamais dit : je suis le premier... Tout simplement rester chez soi, en fourrageant si besoin est dans son nez et en regardant un coucher de soleil.
- Ha-ha-ha...
- Juré : cela a bien plus de portée que la religion... Toutes les religions passeront, tandis qu'être assis sur une chaise et regarder l'horizon, cela restera.
Vassili Rozanov, 23 juillet 1911.
Gautier en Espagne
"J'ai vu quelques soirées ou tertulias, elles n'ont rien de remarquable ; on y danse au piano comme en France, mais d'une façon encore plus moderne et plus lamentable, s'il est possible. Je ne conçois pas que des gens qui dansent si peu ne prennent pas franchement la résolution de ne pas danser du tout, cela serait plus simple et tout aussi amusant."
Théophile Gautier, Voyage en Espagne (VIII), 1843.
rigodon
"Dansez vite ! Obéissez donc
Au ménétrier de Meudon ;
Dansez vite ! Obéissez donc,
Il est le roi du rigodon."
L'on me fait connaître ce refrain de Béranger, "Le ménétrier de Meudon". Anachroniquement, le nom de la ville et celui de la danse font penser à Céline, dont ce furent la dernière ville de résidence, et le titre du dernier roman. Connaissait-il cette chanson? Bien possible.
Civiliser les Sauvages
CHAPITRE XVIII - Qu'il est aisé de civiliser les Sauvages à la façon des Français, et de leur apprendre les métiers que nous avons en Europe
(...) Premièrement, je tiens qu'ils sont beaucoup plus aisés à civiliser que le commun de nos paysans de France. La raison de ceci est que la nouveauté a je ne sais quelle puissance sur l'esprit, qui l'excite à apprendre ce qu'il voit de nouveau et lui est plaisant. Or, il se trouve que nos Tapinambos n'ont eu aucune connaissance de civilité jusqu'à présent, ce qui est cause qu'ils s'efforcent par tous les moyens de contrefaire nos Français, comme je dirai ci-après. Au contraire, les paysans de notre France sont tellement confirmés en leur lourdise que, quelque commerce qu'ils puissent avoir tant par les villes que parmi les honnêtes gens, ils conservent toujours les démarches de villageois.
Les Tapinambos, depuis deux ans maintenant que les Français leur apprennent à ôter leurs chapeaux et saluer le monde, à baiser les mains, faire la révérence, donner le bonjour, dire adieu, venir à l'église, prendre de l'eau bénite, se mettre à genoux, joindre les mains, faire le signe de la croix sur leur front et poitrine, frapper leur estomac devant Dieu, écouter la Messe, entendre le sermon même s'ils n'y comprennent rien, porter des Agnus Dei, aider le prêtre à dire la messe, s'asseoir à table, mettre la serviette devant soi, laver leurs mains, prendre la viande avec trois doigts, la couper sur l'assiette, boire à la compagnie, bref, faire toutes les autres honnêtetés et civilités qui sont entre nous, s'y sont si bien avancés que vous diriez qu'ils ont été nourris toute leur vie entre les Français. Qui me voudra nier que ces marques ne soient suffisantes pour convaincre nos esprits à espérer, et pour croire qu'avec le temps cette nation se rendra domestique, bien apprise et honnête. (...)
Yves d'Evreux, Voyage au Nord du Brésil, fait en 1613 et 1614. Payot (Bibliothèque historique, 1985).


