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Ce qui ajoutait à la consternation lundi soir, pendant l'incendie de Notre-Dame, c'est qu'il pleuvait inutilement sur Bordeaux, comme on aurait voulu qu'il pleuve sur Paris.
La désolation générale qui s'en est suivie avait quelque chose de réconfortant. Le monde entier compatissait et disait non, tout mais pas ça. Cela m'a rappelé, à l'échelle de mon microcosme, les réactions au lendemain de l'incendie du château de Dampierre en 2002, qui avait là aussi détruit la charpente et la toiture : possédants et manants, tout le monde était accablé.
Dans le cas présent la désolation n'est pas si générale, pour être exact. Il y a eu aussi les ricanements hyéneux ou les éclats de joie que l'on pouvait attendre de certains.
Je suppose qu'au moins dans les premières heures, tout le monde s'est demandé s'il s'agissait encore d'une attaque terroriste. Le cours des choses étant ce qu'il est, il aurait fallu être bien niais pour ne pas y penser. La hâte des autorités à assurer que le feu était accidentel a renforcé les soupçons plus qu'il ne les a dissipés. Le complotisme a sans doute un boulevard devant lui, d'autant que l'enquête s'annonce longue.