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Quelques pensées d'Oswald Spengler (1880-1936) extraites de ses oeuvres, traduites par Henri Plard, lues la semaine dernière dans un vieux numéro de Nouvelle Ecole (n° 33, été 1979) :

Le libre-arbitre n'est pas un fait, mais un sentiment.

Tout acte est un destin qui se déguise en un vouloir.

L'amertume la plus profonde, dans la vie, c'est de devoir dire qu'on n'est pas à la hauteur d'une tâche, qu'on n'est pas un grand savant, un grand soldat, un grand artiste. Mais la dignité intérieure exige cet aveu.

C'est la souffrance seule, qui révèle le rang d'un être humain : sous les coups du destin, dans la détresse, sur les ruines de ses plans et de ses espoirs.

Une âme, tout le monde l'a. Mais la personnalité - l'âme véritablement importante - est rare.

En compagnie d'un feu, l'homme ne se sent jamais seul. La flamme peut être une compagnie.

Le contraire de noble, ce n'est pas pauvre, mais vil.

La proximité, si elle n'est nécessaire, engendre la haine.

L'adolescent sait tout. L'homme fait doute de tout. Seul le vieillard parvient à cette certitude, qu'il ne sait rien.