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Il n'est vraiment pas mal, le petit livre de Xavier Patier sur Horace à la campagne, il est même tout à fait charmant. On y évoque le peu que l'on sait de la vie de ce poète du premier siècle avant Jésus, né humble fils d'affranchi, devenu l'ami des princes, à qui son mécène Mécène offrit un petit domaine à la campagne. On y devise sur ce qu'a pu être sa conception du monde. L'auteur connaît son Horace sur le bout du doigt, le cite volontiers mais sans nous assommer, et en ayant la politesse de le traduire à chaque fois. Lecteur érudit, il se réfère aussi à différents auteurs de la même et d'autres époques. Le livre est savant mais le ton reste simple, parfois même confidentiel, quand interviennent des souvenirs personnels. Les dernières pages sont un dialogue imaginaire très amusant entre Horace et Patier. Il paraît que la première édition de l'ouvrage, en 2000, a disparu en grande partie dans l'incendie qui a ravagé un entrepôt des Belles Lettres. J'ai lu ce Horace dans la réédition de 2003 dans la collection de poche de La Table Ronde, nommée La Petite Vermillon, et non La Tablette Rondelette. Une allusion de la page 138, (le poète) «se moque des pertes d'argent, des fuites d'esclaves, des incendies», après au moins une autre sur le même sujet, m'intrigue et je me demande ce qu'il en était au juste, de ce destin volatil des esclaves.