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Depuis longtemps je n'avais eu entre les mains une nouvelle publication de Geof Huth, orfèvre en mots, et je le remercie d'avoir bien voulu m'adresser depuis New York sa récente création intitulée Oieaux. C'est une simple feuille de vieux papier pliée en quatre, manuscrite, et l'auteur en a ainsi copié à la main cent exemplaires, dont je possède le neuvième. Outre le mot du titre, l'ouvrage est composé de quatre autres termes, disposés sur les deux pages intérieures. Ce sont des néomots, des mots inventés, qui ne se trouvent nulle part ailleurs. Deux d'entre eux comprennent même des signes inconnus, dont une lettre hybride qui semble condenser le d, le l, et l'apostrophe. Cette belle quinte de mots présente le trait commun d'avoir un air français. Le titre fait évidemment penser à «oiseaux» et donc au domaine aérien, mais ce sont là des oiseaux aquatiques, et c'est l'élément liquide, qui est omniprésent, le nom de l'eau étant inscrit dans les cinq mots (eauvoir, mermereau, ...). Ce sont des mots sans commentaire, sans explication, sans texte, sans autre message que l'affirmation de leur présence énigmatique, très digne de contemplation.

Photo Geof Huth (click to enlarge).
L'auteur ne vend pas cette oeuvre mais l'offre contre des timbres suffisants pour le port, ou en échange contre quelque chose. On peut le contacter au 1 West Street, Apt. 2802, New York, NY 10004 USA.
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