march al loc'hOn m'a prêté trois dvd, dont j'ai voulu visionner en premier Marc'h al Lorc'h, c'est à dire Le cheval d'orgueil, de Claude Chabrol (1980). Bien que le boîtier promette cette possibilité, je n'ai pas réussi à activer les sous-titres français. Un moment j'ai songé renoncer, puis j'ai pris le parti de regarder en entier ce film dont les dialogues en breton m'étaient strictement incompréhensibles. Cela n'importait guère, car au fond j'étais peu soucieux de les connaître, et du reste les images étaient assez évocatrices pour permettre de suivre cette histoire pas très compliquée. Elle est basée sur les souvenirs d'enfance que raconte Pierre-Jakez Hélias dans le livre éponyme, évoquant les charmes et surtout les rudesses de la vie des paysans bretons à l'époque de la première Guerre mondiale. C'est sans doute un film de gauche, car on voit à un moment un paysan cracher dans la gueule d'un marquis, mais venant de ce réalisateur, le contraire eût été surprenant. Il y a quelques jolies églises, calvaires et cours de fermes, quoique les intérieurs ne soient pas terribles. J'aime bien les vêtements noir et blanc, parfois rehaussés de doré. En passant j'ai eu le plaisir de reconnaître divers chants d'oiseaux (pinson, rossignol, pouillot ...) dont la voix m'est plus familière que le breton. J'ai trouvé Jacques Dufilho inexplicablement terne, mais je crois avoir déjà remarqué cet étrange pouvoir qu'avait Chabrol de rendre mauvais les bons acteurs, sans toutefois rendre bons les mauvais, comme François Cluzet. Note : D.