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Ces temps-ci pour me délasser je me suis remis à pratiquer la lexicographie en amateur, afin d'établir certaine liste de vocabulaire dont j'ai le projet (les mots français d'origine tupi-guarani), et pour cela je me sers entre autres du TLFi, le Trésor de la Langue Française informatisé, disponible gratis en ligne. Cet instrument bien fait reproduit, pour chaque mot recherché, la savante notice de son édition en papier datant du siècle dernier, éventuellement complétée de nouvelles données. Chaque notice est terminée par des références bibliographiques, souvent indiquées en abrégé et donc peu lisibles. Un problème de la consultation en ligne, notice par notice, est que l'on n'a plus accès aux pages liminaires de l'édition en papier, où une bibliographie livrait ces références in extenso. N'y trouvant pas de solution, j'adressai la semaine dernière un mail à l'éditeur (le CNRS) lui exposant le problème. Je n'en attendais plus de réponse, car elle tardait à venir, mais enfin ce lundi j'ai reçu l'aimable message d'une dame, confirmant qu'en effet il n'y avait pas moyen d'accéder à cette bibliographie autrement qu'en allant consulter une édition en papier. J'allais me résigner à cette obligation, quand dès le lendemain la même correspondante m'avisa que suite à ma demande, on venait d'installer sur la page d'accueil du site un lien donnant enfin accès à la Bibliographie du TLF. A la bonne heure. Un soleil nouveau brille sur le vaste domaine de la lexicographie.

L'autre jour vers midi, profitant d'un vague rayon de soleil, je suis allé me promener jusqu'au bout de l'Institut d'études politiques, où j'avais cru remarquer que les jeunes arbres du parking avaient besoin d'un coup de main. Cela n'est pas rare : les autorités font planter des arbres, dûment tuteurés, puis les livrent à l'autogestion, c'est à dire les abandonnent à leur sort. Le cas le plus absurde est celui où le lien a fini par se détacher du tuteur, et ne sert plus donc à rien, mais continue d'étrangler le pauvre tronc en s'enfonçant dans l'écorce. Je me suis fait un plaisir de libérer ces quelques arbres. Comme souvent, j'ai repensé au vieux projet de créer une association des amis des arbres du campus, même informelle, mais j'ai toujours la flemme et je me contente de l'action secrète individuelle, qui n'est peut-être pas la moins efficace.