Je lisais l'autre jour dans une gazette le témoignage d'une femme se plaignant de ce que durant un trajet dans quelque métro bondé, ou bus ou que sais-je, un homme se tenant dans son dos lui appuyait entre les fesses son sexe en érection. Je vois très bien ce qu'il peut y avoir de pénible dans cette expérience désobligeante. Mais j'ai du mal à comprendre que ni la dame, ni la gazette n'ait d'abord l'idée de dénoncer, érection ou pas, la promiscuité indigne à laquelle sont réduits chaque jour des millions de gens, obligés de voyager dans des «transports en commun» qui ne sont rien d'autre que d'ignobles bétaillères. Il y aurait là matière à protester tout autant que contre le harcèlement sexuel, dont on nous rebat les oreilles, mais la médiaterie ne s'en soucie pas.