Tout comme je suis sans doute le lecteur et le relecteur le plus assidu de mon propre Journal, de même je dois être le principal usager de son index. Je n’y recours pas très souvent mais tout de même régulièrement, pour retrouver telle référence, le souvenir de tel événement, ou les termes dans lesquels j’ai donné un avis.

Je n’y reporte pas le numéro des pages, qui peut changer selon l’éventuelle recomposition du texte, mais la date des jours, qui est immuable. Dans certains cas il serait presque aussi simple de ne mentionner que l’année dans laquelle j’ai parlé de tel personnage ou de tel sujet, et ensuite de rechercher ce nom dans le fichier annuel en question, puisque la forme numérique présente cet avantage sur le papier, que l’on peut y retrouver instantanément tel ou tel mot. Quelques entrées prennent des proportions incommodes, comme celle de Bordeaux ou celle des Rêves, et j’ai cessé de les alimenter, puisqu’il en est question chaque année.

J’ai un problème de méthode pour les entrées aux noms communs, notamment les noms d’animaux et de plantes, que j’hésite à inscrire au singulier ou au pluriel, chaque option pouvant mieux convenir selon le cas. C’est sans grande importance, mais cela peut faire changer de place, dans l’ordre alphabétique, les mots les plus brefs. Ainsi le Rat se trouve-t-il avant le Rationalisme s’il est au singulier, mais après s’il passe au pluriel. Je n’ai pas réussi à me fixer de règle sur ce point, et j’opère à l’intuition.

Pour perfectionner l'instrument, et pour le fun, je me suis amusé à y glisser des précisions qui ne figurent pas dans le texte, par exemple en citant nommément un personnage auquel le Journal ne fait qu’une vague allusion. Ainsi m’occupé-je avec mes écrits, aux moments perdus.