La journée d’hier a mal commencé, quand tôt le matin j’ai trouvé la chatte devant ma fenêtre en train de déjeuner de ce qui s’est avéré être un lérot, encore un, dont il ne restait plus que la tête et un peu plus loin une patte. C’est ainsi, les chats et nous n’avons pas les mêmes valeurs, nous appartenons à des cultures différentes et ne pouvons pas toujours nous entendre.

Par exception ma vie sociale, d’ordinaire indigente, prenait ce jour-là un tour positif, car ayant su par Facebook que des correspondants nordiques étaient en villégiature dans la région, j’ai eu le plaisir de les inviter à ma table. Je recevais donc la très jeune Elisabeth, quatre ans, et ses aimables parents, les ci-devant Fromage Plus et Polyphème. La communication virtuelle sur le net est assez riche en soi et ne requiert pas nécessairement la présence réelle, mais je ne déteste pas, quand l’occasion se présente, rencontrer les gens en personne. Après avoir bavardé quelques heures nous avançâmes, pour divertir la jeunesse, jusqu’à la ferme des Gindreau, où nous contemplâmes les chevreaux et les vaches. Et une fois mes visiteurs repartis le destin voulut, comme pour contrarier cet accès de socialité, qu’une panne d’internet me contraigne à passer la soirée coupé du monde.

Ce matin je découvre au courrier un message de l’ami Yannick, redresseur de tort, qui me transmet une version corrigée de la photo de mon bûcher publiée l'autre jour, version où les poteaux ont retrouvé leur parallélisme, ce qui a quand même meilleure allure.

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