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Si vous n’arrivez pas à décider si les cornouillers de vos bois appartiennent à l’espèce du Cornouiller mâle (Cornus mas) ou du Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea), que leur seul feuillage permet mal de distinguer le reste du temps, voici venu le moment idéal pour le vérifier, car ils présentent maintenant leur fruits dissemblables : drupes ovoïdes rouges, telles de petites cerises allongées, pour le mâle, et grappes de boulettes noires pour le sanguin. Le bois de cornouiller ne paie pas de mine mais se distingue par son extrême dureté, d’où il tirerait son nom, par comparaison avec la corne. Je lis dans Wiki que celui du Cornouiller mâle est même si dense qu’il coule dans l’eau, ce que j’ai du mal à croire.

J’ai l’impression que comme l’an dernier, je n’aurai pas d’escargots cet été, parce que le temps est très sec. Peut-être pour la même raison, le raisin de ma treille est déjà presque mûr et les oiseaux ont commencé de le piller. Il ne faudra pas que je tarde à le cueillir, si je veux qu’il m’en reste. Et au bois de Volebière, il y a des mûres déjà si mûres, qu’elles se détachent entre les doigts sans qu’on ait besoin de tirer dessus.

Dans un coin d’une parcelle enclavée, où j’étais pourtant déjà passé, j’ai eu la bonne surprise de découvrir un beau Cormier, bien droit, déjà haut de quelques mètres. Jusqu’à présent je ne m’en connaissais qu’un exemplaire, dans une autre parcelle.

Dans le jardin j’ai encore trouvé un jeune serpent, mais celui-ci mort, et quasiment au même endroit que le lérot de l’autre nuit, tout près de la maison, à peine plus d’un mètre. C’était une petite Couleuvre à collier, d’une quarantaine de centimètres, en partie dévorée, par les chats je suppose. Son squelette apparaissait par endroits, laissant voir des os fins comme des arêtes de poisson.

On voit dans les champs différents rapaces, Buses, Faucons crécerelles et Busards Saint-Martin, souvent non loin les uns des autres. On dirait parfois qu’ils occupent chacun leur champ et je me demande s’ils se partagent le territoire selon les lignes humaines, chemins, haies, fossés et autres lisières, ou s’ils ont leur propre cadastre. 

En ville, plus précisément à Bricomarché, où j’aurai passé beaucoup de temps cet été, j’ai encore été confronté au péril des remplaçants saisonniers. Il me fallait un peu de feutre géotextile, qu’ils vendent au détail, 1,80 euro le mètre linéaire, sur deux mètres de large. Pour en avoir d’avance, je décide d’en acheter plus qu’il ne m’en faut, et en demande cinq mètres. Un vendeur très jeune et très serviable commence à le mesurer, mais voilà qu’on atteint le bout du rouleau à 3,60 mètres. Eh bien, dis-je au stagiaire, c’est très bien ainsi, cela fera mon affaire. Il remplit un bon pour la caisse, en précisant qu’il ne me compte que trois mètres. Je le remercie de son amabilité, mais à peine me suis-je éloigné de quelques pas, je m’aperçois qu’il s’est gouré de référence et m’a facturé du voile à 3,50 euros le mètre, soit près du double du prix. Il en est confus. Je le rassure, et m’abstiens de faire observer qu’avec des vendeurs comme lui, la prospérité de la maison est assurée.

Sur l'image : Busard Saint-Martin. J'aime beaucoup le plumage gris des mâles.