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Parce que j’ai coutume de ne retourner dans ma Charente qu’une fois par mois, et de préférence la première fin de semaine, car c’est ce seul vendredi-là qu'un planteur de Vendée vient jusqu’au marché de Loulay vendre ses fruits, et surtout un jus de pomme sans égal, et comme aussi, malgré mon attachement aux droits et aux devoirs civiques, je n’envisage pas de refaire le long voyage à seulement deux semaines d’intervalle, je me suis résolu à ne pas aller voter ce 23 avril au premier tour de l’élection présidentielle, et à me contenter du second le 7 mai, sous réserve que les deux candidats restants me laissent encore envie de choisir entre eux. J’assisterai donc en simple spectateur à la première étape de cette course, dont le déroulement jusqu’à présent ne m’a pas déçu, par ses intéressants coups de théâtre. Il se trouve d’ailleurs que mon choix aurait été malaisé entre les onze concurrents au départ, tous plus prometteurs les uns que les autres. Ma seule certitude est que, dans l’état actuel de mes réflexions, les conservateurs dans l’ensemble me font meilleur effet que leurs adversaires «progressistes» aux annonces mirobolantes. Quand j’entends par exemple Mélenchon, le fou furieux «insoumis», promettre que tous les soins médicaux seraient remboursés à 100 %, je me dis qu’il est surtout insoumis aux règles de l’économie, ou du bon sens.

En visitant ce lundi le domaine de Graveyron, j’ai eu la chance de voir pour la première fois un grèbe ailleurs que dans les livres, un Grèbe huppé me semble-t-il, qui stationnait sur un bras d’eau. 

Venant à relire la notice de Wikipédia consacrée à Marie Trintignant, je constate que l’encyclopédie en ligne a heureusement renoncé à sa formulation hypocrite d’il y a quelques années, quand elle affirmait que l’actrice était «décédée des suites d’un oedème cérébral» le 1er août 2003, pour ne pas dire d’emblée qu’elle avait été tabassée à mort par son copain humaniste Bertrand «Super-Trempe» Cantat.

Repensant aux trois belles pensées d’André Siegfried, que j’avais découvertes en traduction espagnole, et que faute de mieux je m’étais aventuré à retraduire en français dans ma note du 31 mars 2010, sans être bien sûr d’en avoir reconstitué la formulation originale, j’ai finalement fait venir un exemplaire des Quelques maximes de l’auteur (nouvelle édition augmentée, Paris, 1946) où j’ai pu vérifier que je n’étais pas tombé loin.

J’ai lu le début d’un petit Stefan Zweig, Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, mais à mon goût le récit était trop chargé de superlatifs, et j’ai abandonné.

Je n’aime pas cette manière du Wikipédia francophone, de présenter les morts avec le verbe être au présent, comme s’ils étaient encore vivants (Marie Trintignant est une actrice, André Siegfried est un sociologue, Stefan Zweig est un écrivain …). Il me semble que les versions en d’autres langues emploient en général le temps qui convient : Untel is (ist, es, é, etc) tant qu’il vit, mais was (war, era, etc) quand précisément il n’est plus, ce qui me paraît mieux dit.

Hier soir j’ai regardé en partie une émission de télé où les aspirants présidents exposaient leurs idées, quand on a appris qu’un policier venait d’être tué à Paris, lors d’une énième attaque terroriste. L’annonce a été faite peu avant que le candidat trotskiste Poutou, avec sa lucidité habituelle, n’affirme que la police devrait être désarmée. Il paraît qu’on avait affaire une fois de plus à un criminel islamiste déjà connu pour une belle série de forfaits, mais qui pouvait toutefois se promener en liberté. Tel est aujourd’hui notre cadre de vie.