Finalement je réserve au tram, quand je peux m’y installer à mon aise, c’est à dire assis et dans le sens de la marche, ce qui n’est jamais assuré, la lecture du Vocabulaire du christianisme, de Michel Feuillet (Que sais-je, 2004). S’agissant d’un dictionnaire, que rien n’oblige à suivre du début à la fin, j’ai pris le parti au contraire de remonter du Z vers le A, à coups d’une ou deux doubles pages au cours de chaque trajet, et j’en suis déjà dans les B. La fin approche, ou plutôt le début. En lisant l’autre jour que le catéchumène est la personne à qui la religion est enseignée par le catéchiste, je réalise que c’est par licence poétique mais à contresens, pour les besoins d’une rime interne, que Brassens utilisait le mot dans ses Trompettes de la renommée : «Le Ciel en soit loué, je vis en bonne entente / Avec le père Duval, la Calotte chantante / Lui le catéchumène et moi l’énergumène … »