il-ne-restait-presque-rien-ce-samedi-midi-de-l-incendie-qui-a-embrase-la-nuit-derniere-un-parking-situe-a-pessacPour minimiser la réalité des faits, c’est à dire pour mentir autant que possible, le ministère de l’Intérieur n’indique donc plus le nombre de voitures incendiées rituellement à chaque nouvel an, mais seulement les départs de feu (qui à eux seuls se comptent déjà par centaines, ce qui est tout de même un bel indice de la barbarie qui sévit dans le pays). Je lui suggère, pour que les chiffres soient encore moins inquiétants, de ne plus comptabiliser que les villes où ont lieu ces exactions, ou même les départements, cela aurait tout de suite meilleure allure. En lisant Sud Ouest, je vois qu’il y a eu sept voitures brûlées dans la seule île de Ré, qui n’a pourtant pas la réputation d’un endroit particulièrement agité. Il est moins surprenant qu’il y ait eu également sept voitures brûlées dans un parking de Pessac, banlieue de Bordeaux. Par négligence, ou par hypocrisie, le journal se contente de localiser l’incident dans l’allée des Lilas, que personne ne connaît, et se garde bien de mentionner qu’il s’agit de la cité Saige-Formanoir, renommée pour sa "diversité". C’est la résidence où j’ai habité ces deux dernières années, jusqu’à cet été, et que je ne suis pas mécontent d’avoir quittée, tant l’ambiance y devenait irrespirable. La photo montre précisément le parking où je me garais tous les jours, et où ma voiture aurait été carbonisée avec les autres, si je fréquentais encore cette zone. Le quartier se transforme peu à peu en ce qu’on appelle un ghetto, terme ambigu. Le ghetto se crée par la fuite ininterrompue de toute personne ayant les moyens de fuir, et un minimum de goût pour la tranquillité. Ce fait divers va maintenant tomber dans l’oubli qui lui tend les bras, et le journal n’en parlera plus, d’autant que selon toute vraisemblance aucun coupable ne sera arrêté, encore moins condamné.