En continuant d’explorer la pile de vieux livres de poche, j’ai lu presque en entier les Contes de la Bécasse, de Maupassant, et pour le dire sommairement, car je n’ai pas envie d’en parler autrement, je les ai trouvés pas mal mais sans plus.

Dans le recueil d’articles Une planète et quatre ou cinq mondes, réflexions sur l’histoire contemporaine, d’Octavio Paz, j’ai lu avec intérêt «URSS : l’empire totalitaire», une réflexion anti-communiste d’autant plus appréciable que livrée par un Latino-américain dans le début des années 80. «… l’idéologie officielle, le marxisme-léninisme, s’est transformée en catéchisme que tout le monde récite, mais auquel personne ne croit…»

Les Entretiens avec Salvador Dali, d’Alain Bosquet, sont un livre facile et savoureux, pétillant de malice grâce aux incessantes fusées du provocateur catalan. J’en ai recopié une longue page de citations, pour les relire à loisir. Dali se disait aristocrate et monarchiste, mais anarchiste en même temps et, pas avare de contradictions, se proclamait catholique, tout en admettant que Dieu ne lui avait pas accordé la grâce de la foi. «Vous signez-vous parfois? — Très souvent ! Et il m’arrive tout aussi souvent de m’agenouiller et de prier. Je me rends très peu à l’église, parce que je ne suis pas pratiquant. Je ne vais qu’à celle de mon petit village de Cadaquès, et encore, c’est pour donner le bon exemple au peuple…»