Tombant sur une pile de livres démodés, j’ai voulu voir si j’en trouvais à mon goût et j’ai commencé par un recueil de Contes pervers de Régine Deforges (1980). A vrai dire l’affaire s’annonçait mal, la quatrième de couverture parlant d’une «sensualité libre et débridée», ce qui n’est jamais bon signe. En outre, dans la préface d’une demi-page, l’auteur s’avoue «conscient(e) des imperfections et des maladresses de l’ouvrage», ce qui n’est pas encourageant. J’ai commencé la première histoire, où une belle femme surendettée s’avère incapable de s’arracher à la fascination du tripot. J’ai souvent ce problème avec les fictions, de très vite constater que je n’ai rien à foutre de ce qui s’y passe, et guère envie d’aller voir plus loin. En l’occurrence j’ai réussi à lire jusqu’à la page 20 (le texte commence à la page 15). Bon, restons-en là et passons à autre chose. Voici un petit livre encore plus mince, Quand tu vas chez les femmes, de Christiane Rochefort (1982). Hou là. (Tu cherches les ennuis, me direz-vous.) L’écriture est incontestablement plus ouvragée, plus artistique que chez Régine, mais l’ambiance pas moins pesante. D’entrée, un type arrive dans une maison spécialisée pour se faire fouetter le cul, avec les injures assorties. Là, j’ai tenu trois pages. Allez, on continuera plus tard d’explorer la pile.