Montaigne

COMPARAISONS GEOGRAPHIQUES DE MONTAIGNE
relevées dans son Journal de voyage en Italie, par la Suisse et l'Allemagne

Le Rhin, entre Schaffhouse et Constance, «s’épand là en une merveilleuse largeur, comme est notre Garonne devant Blaye».

Kempten est «une ville grande comme Sainte-Foy».

Munich est une «grande ville environ comme Bordeaux».

Hall est «une petite ville … de la grandeur de Libourne ou environ».

Entre Sterzingen et Brixen, il y a des chemins «pierreux, environ comme en Périgord».

Bolzano est une «ville de la grandeur de Libourne».

Trente est une «ville un peu plus grande qu’Agen».

Vérone est une «ville de la grandeur de Poitiers».

Padoue «est bien fort vaste, et à mon avis a sa clôture de la grandeur de Bordeaux pour le moins».

Ferrare «est grande comme Tours».

Montalcino, «qu’ils disent être une ville mal bâtie de la grandeur de Saint-Emilion».

Montefiascone est «une belle ville de la grandeur de Senlis».

A Rome, «la forme des rues en plusieurs choses, et notamment pour la multitude des hommes, lui représentait plus Paris que nulle autre où il eût jamais été».

Rome «n’arrive pas à un tiers près de la grandeur de Paris».

A Rome, «il trouvait aussi la froideur de l’hiver fort approchante de celle de Gascogne».

A Rome, certain amas de ruines «il le comparait en hauteur à la motte de Gurson et l’estimait double en largeur».

Foligni  est une «ville belle, assise sur cette plaine, qui me représenta à l’arrivée le plan de Sainte-Foy …»

Après Tolentino, le pays «s’aplanissait, et n’avions plus à nos flancs que des petites croupes accessibles, rapportant cette contrée fort à l’Agenais, où il est le plus beau le long de la Garonne…»

Macerata est une «belle ville de la grandeur de Libourne».

Dans la vallée du Métaure, «on découvre partout d’une part et d’autre de très beaux coteaux, et ne retire pas mal le visage de cette contrée à la plaine de Blaignac à Castillon».

Repartant de Florence, «je fus quasi contraint de confesser que ni Orléans, ni Paris même et leurs environs, ne sont accompagnés d’un si grand nombre de maisons et de villages, et si loin».

Lucques est une «ville d’un tiers plus petite que Bordeaux».

Le Bain della Villa est «relevé environ comme la fontaine de Bagnères».

Au même endroit, «je m’y trouvais mieux logé qu’en nuls autres bains, fût-ce à Bagnères. Le site du pays est bien aussi beau qu’à Bagnères…»

A Pise, les bords du canal «sont revêtus de beaux quais, comme celui des Augustins de Paris».

Repartant de Lucques, il y a «un pays stérile comme les Landes de Gascogne».

Près de Monte-Fiascone, il y a un bain où l’on boit «comme on fait au bain de Preissac».