Sur le voyage de Jean Mocquet en Guyane.

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 L’explorateur français Jean Mocquet a publié en 1617 un épais volume, contenant le récit de ses six Voyages en Afrique, Asie, Indes Orientales et Occidentales. Le livre a été réédité deux fois au XVIIe siècle, et une fois encore au XIXe. A la fin du XXe siècle, un éditeur de Paris a repris le texte du quatrième récit, celui du Voyage à Mozambique et Goa

Pour ma part , je me suis intéressé à la deuxième expédition de Mocquet, la seule qui l’ait conduit dans le Nouveau Monde. Parti de Cancale, l’auteur aborde au Rio de Oro et aux îles du Cap Vert, puis gagne l’Amérique du Sud, où il séjourne quelques semaines dans ce qui est l’actuelle Guyane (à l’embouchure de l’Oyapock et à la «rivière de Cayenne»), enfin parcourt les Caraïbes (Tobago, Trinidad, Testigos, Margarita, îles Vierges, Porto Rico) avant de rentrer en Europe. 

J’aime beaucoup cette brève relation, qui n’est peut-être pas un texte capital, mais ne manque ni de charme, ni d’intérêt. Mocquet rapporte sans façons, sur un ton léger et sincère, ses souvenirs, ses anecdotes. Avec le franc parler de l’honnête homme de son temps, il admire ce qui lui paraît admirable et déplore ce qui lui paraît déplorable, dans le comportement des Indiens qu’il a fréquentés, comme dans celui des Européens. Il a des notations précises, et transcrit par exemple plusieurs mots du vocabulaire caribe, dont on peut aujourd’hui vérifier l’exactitude. Il a de belles trouvailles de langage : ainsi, c’est la première fois que je vois un chroniqueur utiliser le terme judicieux de «halle», pour désigner les grandes huttes collectives des indigènes. Il y a dans son histoire quelques passages amusants, d’autres dramatiques, enfin différents traits qui me l’ont rendu attachant.

J’ai cherché un éditeur pour ce bon document, et j’ai failli en trouver, mais enfin comme la quête s’annonce longue et incertaine, j’ai décidé, en attendant mieux, de faire imprimer à mes frais une centaine d’exemplaires de ce Voyage aux Indes Occidentales (Guyane et Caraïbes) en 1604. L’objet se présente comme un livret de 64 pages de format A5 (14,5 x 21 cm). Le texte est illustré des huit gravures originales, et publié dans une version à peine modernisée (orthographe, quelques tournures) à seule fin d’en faciliter la lecture. Je l’ai complété d’une introduction, de notes, de deux index (noms de personnes et de lieux) et d’une chronologie. Aux curieux que cela tente, je vends cet ouvrage pour la somme de 5 euros (+ 2 euros de port, soit 7 au total, si l’on souhaite se le faire livrer par correspondance), payables de préférence par chèque, par virement à la Banque postale, ou par transaction primitive (un billet de 5 euros et environ 2 euros en timbres). (Possibilité de payer sur le compte Paypal de mon aide de camp, dont je peux transmettre les coordonnées).

Par commodité, veuillez adresser les commandes postales à mon adresse professionnelle :
Philippe Billé,
Bibliothèque ibérique,
Université Bordeaux-Montaigne,
33607 Pessac Cedex.