Aujourd’hui Sud Ouest rendait compte (Gironde, p 16) du jugement d’un ancien conseiller prud’homal de la CGT, qui arrondissait sa retraite en assistant "bénévolement" les salariés en conflit avec leur employeur, et en exigeant 10 % sur les sommes qu'ils gagnaient en procès. En trois ans, il avait ainsi palpé la bagatelle de 163.000 euros et quelques. Dans cette affaire le syndicat a manifesté envers l’escroc une solidarité digne de la pègre, en ne se portant pas partie civile, et même les camarades dont il avait contrefait la signature pour produire de faux documents ne se sont pas plaints. La justice, pas trop sévère, a condamné le fautif à une amende de 20.000 euros (ce qui lui en laisse quand même plus de 140.000 de bénéfice, si je comprends bien) et à 18 mois de prison avec sursis (c’est à dire, d’après mes calculs, zéro mois de prison réelle).