A la Croix pour un grand week-end.

Ce matin, en route vers le marché de Loulay, je pense un peu trop tard que j’aurais dû aller demander à Louis s’il n’avait besoin de rien. Je me doute que non, mais je voudrais qu’il sache que je ne l’oublie pas. Arrivé à la route d’en haut je fais demi-tour et je reviens au village. Louis est comme toujours assis dans sa cuisine. Non, il n’a besoin de rien. Je lui demande comment ça va. Ah, on s’en va du mauvais côté, me dit-il en souriant.

Au marché, mes courses de célibataire : six oeufs, cinq pommes, une endive, une saucisse de Francfort, une tranche de grillon charentais, une de jambon de Bayonne, trois cents grammes de vanets, un filet de maquereau au poivre. Je vais commencer par les vanets.

A la radio, j'écoute Zineb El Rhazoui, qui n'a pas la langue dans sa poche. Elle me remonte le moral.