Il paraît que cette année, malgré toute la flicaille déployée dans les rues pour cause de terrorisme, le nombre de voitures incendiées à l’occasion du réveillon n’a baissé que de 14,5 %, d’après le ministère de l’ennemi intérieur. Le chiffre s’élève quand même aux dimensions d’un fléau national : 804 cas. Encore faut-il savoir comment on évalue le phénomène. Par exemple en Gironde, le préfet «se refuse à donner des chiffres précis», selon Sud Ouest, soi-disant «pour ne pas entraîner de surenchère». A mon avis les autorités mentent comme des communistes et cherchent surtout à nier la réalité autant que possible, et à la minimiser quand il n’est plus possible de la nier, avant que les sociologues ne l’excusent quand il n’est plus possible de la minimiser. Il paraît qu’on ne compte pas les véhicules détruits par la propagation des flammes, mais seulement les départs de feu. Ainsi à Bordeaux dans un parking de l’avenue Abadie où l’on ne comptabilise qu’un acte, même si huit voitures ont brûlé. En attendant ce sont autant de propriétaires, qui dégustent les joies du vivre-ensemble…