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José Bonifácio de Andrada e Silva représente, parmi mes sujets d’étude, le cas spécial d’un écrivain auquel je me suis intéressé un peu, mais sans plus. J’aime bien son genre de personnalité touche-à-tout, entre autres naturaliste, mais je n’ai jamais trouvé une page de lui que j’aie eu envie de traduire, par exemple. C’est surtout l’énigme de ses résidences bordelaises, pendant ses années d’exil, qui a retenu mon attention. Je me suis renseigné sur lui épisodiquement, sans intention précise, et comme je sentais que je ne ferais peut-être jamais rien de ma documentation à son sujet, j'ai résolu d’en tirer l’article que j’ai publié hier, dans lequel j’ai simplement mis au propre ce que je voulais retenir de mes notes.

Comme j’avais la curiosité de voir à quoi ressemblaient les adresses que je cite dans l’article, j’ai fait mardi soir une excursion à pied dans Bordeaux. Je n’ai pu localiser le 22 rue Sainte-Catherine, car dans cette portion de rue, le bas des immeubles est occupé par de gros magasins qui semblent ne pas souhaiter préciser leur adresse, si bien que la numérotation apparente s’interrompt au numéro 12, juste avant la Galerie bordelaise, pour ne reprendre qu’au numéro 42, à quelques pâtés de là. Rue Condillac, j’ai vu la façade du numéro 49, un immeuble du XVIIIe siècle comme tout le reste de la rue, sans rien de particulier. Enfin je suis allé jusqu’à la rue du Palais Gallien, où j’ai trouvé la disposition que je décris dans l’article.

En cours de route, remontant la rue Fondaudège, je me suis arrêté un instant sur la petite place Charles Gruet, entourée de grands micocouliers, qui la plongent dans une étrange pénombre. Sur cette place est bâtie une fontaine, la Font d’Audège qui donne son nom à la rue. L’eau ne sort plus là, semble-t-il, mais c’est cette source qui alimente le bassin du Jardin Public, à proximité.

Et comme j’aime bien voir des oiseaux, et qu’il y avait ce soir-là un loriot à contempler rue Elie Gintrac, j’ai traversé la ville pour m’y rendre. Krapo faisait une petite expo chez Tito, où il montrait principalement deux tableaux, des compositions figurant des choses vues lors de deux récents voyages, au Québec et en Lituanie. C’est au centre de la peinture lituanienne, que le loriot était perché.