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QUELQUES NOTES SUR JOSE BONIFACIO

En tant que lusiste de formation et bordelais d’adoption, je me suis intéressé épisodiquement à la personnalité de José Bonifácio de Andrada e Silva (1763-1838), le «Patriarche de l’Indépendance» brésilienne, qui vécut quelques années en exil en France, à Bordeaux et à Talence.

            José Bonifácio fut un minéralogiste, juriste, politicien et poète brésilien, franc-maçon et anti-esclavagiste, quoique monarchiste. On peut diviser sa vie en cinq périodes, selon qu’il vécut d’un côté de l’Atlantique ou de l’autre.

            1. Enfance et jeunesse au Brésil (1763-1783). Né le 13 juin 1763 à Santos au sein d’une famille noble portugaise, José Bonifácio vécut alternativement dans cette ville et à São Paulo ses vingt premières années.

            2. Formation et maturité au Portugal et en Europe (1783-1819). Partant de Rio, il vint étudier à Coïmbre, où il fut diplômé en sciences naturelles (1787) puis en droit (1788). Il devint membre associé de l’Académie royale des Sciences de Lisbonne en 1789, puis voyagea à travers toute l’Europe comme étudiant boursier de 1790 à 1800, résidant à Paris en pleine période révolutionnaire, fréquentant des savants comme Lavoisier, Jussieu ou Humboldt. Rentré au Portugal, il sera nommé titulaire d’une chaire de métallurgie créée pour lui à Coïmbre et intendant général des mines et métaux du royaume (1801), membre du tribunal des Mines, administrateur des anciennes mines de charbon de Buarcos, directeur du laboratoire royal de l’Hôtel des Monnaies, enfin secrétaire perpétuel de l’Académie royale des Sciences de Lisbonne (1812). Il retourne au Brésil en 1819.

            3. Premier retour au Brésil (1819-1823). Il y devient le conseiller le plus influent du prince-régent, le futur empereur Pierre Ier, et vice-président de la junte de gouvernement de São Paulo (1821). Après l’accession du Brésil à l’Indépendance, dont il a été un des principaux artisans, en 1822, il est nommé ministre de l’intérieur et des affaires étrangères (rien que ça), puis élu député à l’assemblée constituante. En 1823, il présente devant l’assemblée un projet d’abolition de l’esclavage, mais ses idées libérales provoquent sa démission du cabinet en juillet et, à la fin de l’année, il est arrêté puis contraint à l’exil.

            4. Exil en France (1824-1829) à Bordeaux, Talence, puis Bordeaux de nouveau.

            5. Retour définitif au Brésil (1829-1838). Il rentre au Brésil, où il arrive le 23 juillet 1829. Après l’abdication de Pierre Ier en 1831, il est nommé tuteur de son fils le futur Pedro II. Mais en 1833, accusé de conspirer pour le retour de Pedro I, il est démis de ses fonctions et arrêté. Il passe le reste de ses jours sur l’île de Paquetá, et meurt le 6 avril 1838 à Niterói.

            José Bonifácio a laissé des écrits dispersés, à caractère scientifique, politique, littéraire ou autre. Ses travaux scientifiques et techniques ont porté sur des questions aussi diverses que la pêche des baleines et l’extraction de leur huile, les diamants du Brésil, les propriétés de plusieurs minéraux de Suède et de Norwège, ou l’utilité de la plantation de nouveaux bois au Portugal, en particulier des pinèdes dans les dunes du littoral.

            J’ai eu l’occasion de lire ses textes politiques réunis (par Miriam Dolhnikoff, 2000) sous le titre Projetos para o Brasil, comprenant en particulier ses deux projets de lois de 1823, Representação à Assembléia … sobre a escravatura (sur l’esclavage), et Apontamento para a civilização dos índios bravos do império do Brasil (notes pour la civilisation des Indiens sauvages de l’empire du Brésil) ainsi que divers articles. Il s’y révèle sincèrement préoccupé par l’inégalité de condition des populations hétérogènes. Dans ce pays où cohabitent «des Indiens de différentes tribus, des Noirs de diverses origines, des Européens et des Juifs» (Projetos, p 97), il s’intéresse en particulier aux deux premières catégories. Il en dresse un tableau abrupt, parfois dans des termes que l’humanisme d’aujourd’hui hésiterait à reprendre : le travail «des esclaves grossiers et paresseux n’est pas rentable» (29), ils «nous contaminent par leur immoralité et leurs vices» (27), nous devons leur transmettre «toute la civilisation dont ils sont capables dans leur malheureux état» (32). Quant aux Indiens, ils sont eux aussi paresseux, mais en outre polygames, voleurs et belliqueux (47), mélancoliques et apathiques («leur musique est lugubre», 64), cannibales (72) et ivrognes («l’eau-de-vie leur fait perdre le peu de jugement qu’ils possèdent naturellement», 73). Pour pallier à ces maux terribles, il propose quelques remèdes de bon sens, entre autres de limiter les latifundios et de favoriser la petite propriété (9). Parce qu’il semble encore utopique de vouloir supprimer l’esclavage (il ne sera aboli qu’en 1888, à une époque où de fait il n’existera déjà quasiment plus) José Bonifácio envisage des mesures pour l’aménager, comme d’obliger tout propriétaire ayant une concubine esclave à émanciper celle-ci et à l’épouser (35), interdire ou limiter les châtiments corporels (35), ou encourager les maîtres qui émanciperaient des familles d’esclaves et leur fourniraient de la terre et des équipements (38). Certaines de ses solutions me paraissent plus contestables, notamment d’interdire les langues indigènes (au contraire, la tradition jésuitique de les étudier et de les enseigner me paraît plus intelligente) ou d’abolir l’usage de se tenir accroupi. L’option qui me plaît le moins est celle qu’il évoque sans cesse, de manière quasi obsessionnelle, à savoir de «favoriser par tous les moyens» les mariages inter-raciaux (53, 59, 63, 65, 69, 72, 74, 82…). Non que j’aie quoi que ce soit contre de tels mariages, s’ils répondent au libre choix des individus, mais le fait de les promouvoir avec insistance en vue d’obtenir un melting pot me paraît d’une certaine façon tout aussi raciste que le serait de les interdire en vue de préserver la pureté de sang. Il y a dans cette conception des choses un aspect d’élevage du bétail humain, que je désapprouve. Et qui conduit d’ailleurs à des affirmations suspectes, par exemple que «Le mulâtre doit être la race la plus active et entreprenante» (64). Ce préjugé, que je résumerais par la formule «Métis über alles», était hélas promis à un bel avenir (voir ici au 21 VII 2011).

            Le livre le plus connu de José Bonifácio est le recueil de Poesias avulsas (poésies diverses) qu’il fit imprimer à Bordeaux en 1825 sous le pseudonyme d’Américo Elísio. Les historiens de la littérature Cândido et Castello ont observé que cette œuvre présentait un mélange de néo-classicisme et de pré-romantisme. Plus sévère, Alfredo Bosi a estimé que ces poèmes à la teneur «patriotique et moralisante» justifiaient que les «velléités du poète» soient restées au second plan par rapport à l’activité notoire de l’homme d’Etat. Cependant ce recueil vaut à José Bonifácio de figurer dans nombre d’anthologies et d’histoires de la littérature brésilienne, et d’être le patron du fauteuil n° 40 de l’Academia Brasileira de Letras. L’édition originale, tirée à quelque deux cents exemplaires, est aujourd’hui difficile à trouver. Un ami bibliophile, qui souhaitait posséder cette rareté, m’avait prié d’essayer de lui en procurer un exemplaire. J’avais à cet effet envoyé un message à tous les bouquinistes du Bordelais, dont j’avais pu me procurer l’adresse, mais ce fut en vain.

            L’exil bordelais du «patriarche» pourrait donner matière à recherche pour un érudit local ou un étudiant en mal de sujet. J’indiquerai ici les données les mieux connues. José Bonifácio et ses deux frères députés, Martim Francisco et Antônio Carlos, furent arrêtés à Rio le 12 novembre 1823 et promis à l’expulsion. La rudesse du traitement était en partie compensée du fait que le gouvernement brésilien s’engageait à leur verser une pension suffisante pour les entretenir. Ils quittèrent le pays le 20 novembre à bord d’un vieux bateau, le Lucônia, qui avait pour destination Le Havre. Les trois hommes emmenaient avec eux leurs épouses, et quelques parentes et domestiques, le groupe familial comptant au total une quinzaine de personnes, à quoi s’ajoutaient quelques amis. Il semble que le capitaine, renonçant à aller jusqu’en Normandie, ait voulu aborder à Lisbonne, soit pour y faire réparer le navire fatigué par le mauvais temps, soit pour livrer les Brésiliens à leurs ex-concitoyens portugais, mais que son second s’y soit opposé. C’est finalement à Vigo, en Galice, que le rafiot termina sa course, le 12 février 1824. Les voyageurs y furent longuement retenus par une mise en quarantaine et diverses tracasseries administratives. Ils finirent par gagner par voie de terre La Corogne, d’où ils embarquèrent sur le Saint-Martin, qui se rendait à Bordeaux, où ils arrivèrent le 5 juillet, sept mois et demi après avoir quitté le Brésil. Les trois frères devaient rester tout le temps de leur exil européen dans cette ville ou à proximité. Martim Afonso et Antônio Carlos furent autorisés à rentrer au Brésil en avril 1828, mais José Bonifácio ne put repartir que fin mai ou début juin de l’année suivante, pour y arriver enfin le 23 juillet 1829, après que son épouse eut décédé au cours du trajet. Durant ce lustre d’exil, le «patriarche» était un homme déjà âgé de 61 à 66 ans. Plusieurs fois dans ses lettres il se présente comme «le vieil ermite de Talence».

            Je me suis instruit de ces détails en particulier dans les livres de Faria, de Caiuby, et de Tarquínio de Sousa. Touchant le séjour lui-même, j’ai pu lire les lettres que José Bonifácio et ses deux frères ont adressées durant cette période à leur ami diplomate Antonio de Meneses Vasconcelos de Drummond, et qui ont été réunies et publiées sous le titre de Cartas andradinas. Dans aucune de ces sources je n’ai pu apprendre comment au juste les Brésiliens ont commencé de s’installer dans la ville de Bordeaux, où ils n’avaient pas prévu de se rendre. Il semble qu’il y avait sur place un vice-consul de leur pays (Caiuby, 239), qui a pu les prendre en charge, et servir d’intermédiaire avec les autorités françaises, qui avaient placé les exilés sous surveillance.

            Parmi les premières lettres «andradines», il s’en trouve une (du 23 X 1824) datée de Caudéran (un faubourg occidental de la ville) et une autre (du 13 du même mois) du 168 rue du Palais Gallien, à Bordeaux même. Tarquinio de Souza (229) indique cette même adresse comme étant la première résidence bordelaise de José Bonifácio, De son côté Caiuby (237) affirme que l’exilé habita le 173 rue du Palais Gallien, où il aurait eu un parent. Enfin selon Carneiro (325), qui dit avoir visité les lieux en 1971, le 168 de la rue du Palais Gallien ferait angle avec le 173 de la rue Daudège (il veut parler de la rue Fondaudège). Je me suis rendu sur place, c’est à dire à l’endroit où la rue du Palais Gallien débouche en effet sur la rue Fondaudège, mais je n’ai pu vraiment tirer au clair cette histoire de numéro 168. Du côté pair, la rue du Palais Gallien n’est actuellement numérotée que jusqu’au 166, et le dernier immeuble, qui pourrait porter le numéro 168, ne s’ouvre que sur sa façade rue Fondaudège, laquelle n’est pas numérotée. Du côté impair, le dernier immeuble est bien le numéro 173, qui fait lui aussi angle avec la rue Fondaudège. C’est sur le mur de ce bâtiment que se trouve fixée, au niveau du premier étage, une plaque commémorative (installée en 1922 à l’initiative du gouvernement brésilien, selon Carneiro, qui la dit de marbre, mais elle est en métal). Elle figure en médaillon un portrait du personnage, avec au-dessous ces quelques lignes : «José Bonifácio de Andrada e Silva / savant et poète / Patriarche de l’Indépendance du Brésil / proclamée le 7 septembre 1822 / habita cette maison en 1824».

            A partir de 1825, au plus tard à l’automne, notre homme réside à Talence. Cette banlieue du sud-ouest de Bordeaux n’est alors qu’une petite commune rurale (elle comptera 1288 habitants en 1839, selon Ferrus, 25) dont le centre est situé à quatre kilomètres de celui de la métropole. Il semble que personne ne sache dire où précisément, ou chez qui, logeait le réfugié. Lui-même cite plusieurs fois dans ses lettres des gens du nom de Bellard, qui pourraient être ses hôtes. Mais qui étaient-ils et où vivaient-ils? Maurice Ferrus, qui dans son Histoire de Talence évoque plusieurs domaines et grandes familles du cru, ne cite le nom de Bellard qu’une fois (p 23), comme étant celui d’un des treize hameaux de Talence sous Charles X (1824-1830), sans préciser sa localisation. Et je n’en sais pas plus, car aujourd’hui pas une seule rue ne porte ce nom, ni personne dans l’annuaire du téléphone. L’adresse mystérieuse de José Bonifácio à Talence, qui n’est mentionnée, à ma connaissance, dans aucune source imprimée, figure peut-être quelque part dans ses archives.

            Au printemps de 1827, José Bonifácio s’installe dans «une petite maison de campagne» où il va demeurer  jusqu’à la fin de son séjour. Elle est située à mi-chemin de Talence et de Bordeaux, dans une zone aujourd’hui totalement urbanisée mais alors encore champêtre. Il en indique au moins deux fois l’adresse : 132 chemin de Saint Genner (18 avril et 10 mai 1827). Il y a une erreur dans son écriture ou dans la transcription, mais on reconnaît là le nom de ce qui est aujourd’hui la rue Saint-Genès, reliant en effet le centre de Bordeaux à la commune de Talence.

            Il semble que les frères de José Bonifácio n’aient résidé qu’à Bordeaux même, et non en banlieue. Les lettres d’Antônio Carlos indiquent son adresse au 49 rue Condillac (en juillet 1824) puis au 22 rue Sainte-Catherine (octobre 1825). En 1825, ces deux hommes et leurs familles vont cependant passer un semestre (d’avril à octobre) à Mussidan, en Dordogne, à quelque quatre-vingts kilomètres de Bordeaux. Pourquoi et chez qui, je l’ignore. Le plus jeune des trois frères, Martim Francisco Ribeiro de Andrada, qui était né douze ans après l’aîné José Bonifácio, avait épousé une fille de ce dernier, sa nièce Gabriela Frederica, en 1820, devenant ainsi le gendre de son frère, et faisant de celui-ci son beau-père. De ce mariage sont issus trois fils. Le premier, né en 1825 pendant le séjour à Mussidan, fut l’exact homonyme de son père, Martim Francisco Ribeiro de Andrada. Le deuxième, né à Bordeaux en 1827, fut l’exact homonyme du «patriarche» José Bonifácio de Andrada e Silva, et pour les distinguer on complète parfois leur nom en précisant o Velho, c’est à dire l’Ancien, ou bien o Moço, le Jeune. Celui-ci fut comme son grand-père et oncle juriste, politicien, et poète, et il est le patron du fauteuil n° 22 de l’Academia Brasileira de Letras. Un troisième fils, exact homonyme du troisième des frères de la génération précédente, Antônio Carlos Ribeiro de Andrada, naquit à Santos en 1835, bien après le retour de la famille au Brésil.

            Je conclurai ces notes en évoquant la possibilité d’établir, d’après les lettres «andradines», une histoire des humeurs du Patriarche, influencées en partie par le climat. Par exemple, le 17 octobre 1825, plein d’enthousiasme, il invite son correspondant à venir le retrouver «à Bordeaux, où nous avons eu le plus beau temps du monde». Au printemps suivant, le 8 mai, il se plaint au contraire d’avoir «beaucoup souffert du froid et de l’humidité de la fourbe et vineuse Bordeaux». Quelques mois plus tard, le 4 octobre, il rêvera même de quitter Bordeaux «pour l’Algarve, dont le climat africain me conviendrait mieux». Le vieux râleur ingrat devra encore patienter quelques années, avant de retrouver les palmiers d’outre-mer.

 Sources consultées :

- AMARAL, Brenno Ferraz do. José Bonifácio. SP : Martins, 1968.
- BOSI, Alfredo. História concisa da literatura brasileira. SP : Cultrix, 1970.
- CAIUBY, Amando. O patriarca, gênio da América. SP : Companhia Editora Nacional, 1949.
- CANDIDO, Antonio, & José Aderaldo Castello. Presença da literatura brasileira, 1, Das origens ao romantismo. SP, RJ : Difel, 1976.
- CARNEIRO, David. A vida gloriosa de José Bonifácio de Andrada e Silva / David Carneiro. RJ : Civilização Brasileira, 1977.
- FALCAO, Edgard de Cerqueira, et alii. Estudos vários sôbre José Bonifacio de Andrada e Silva. Santos, 1963.
- FARIA, Júlio Cézar de. José Bonifácio, o Moço. SP : Companhia Editora Nacional, 1944.
- FERRUS, Maurice. Histoire de Talence. 1926, rééd. 1993.
- FONSECA, Gondin da. A Revolução francesa e a vida de José Bonifácio. 2a ed, corrigida e aumentada. RJ : Livraria Sao José, 1971. Rappelle p 193 qu’à l’arrivée de JBAS à Bordeaux en juillet 1824, Chateaubriand, alors ministre des Affaires étrangères de Louis XVIII, ne s’est pas montré particulièrement bienveillant envers le Brésilien.
- SILVA, Ana Rosa Cloclet da. Construção da nação e escravidão no pensamento de José Bonifácio, 1783-1823. Campinas : Editora da Unicamp, 1999. Pâté marxiste infect. Mentionne dans la biblio, p 251, que figurerait, parmi les documents manuscrits de la collection JB du Museu Paulista, un Diário de observações e notas sobre as minhas leituras, conversações e passeios.
- SILVA, José Bonifácio de Andrada e (et ses fères). «Cartas andradinas», in Annaes da Bibliotheca Nacional do Rio de Janeiro, volume XIV, 1886-1887, pp 1-84, disponible en ligne.
- SILVA, José Bonifácio de Andrada e. Poesia (de JB o Velho). Ed. José Aderaldo Castello. RJ : Agir, 2a ed 1970.
- SILVA, José Bonifácio de Andrada e. Poesias de Américo Elisio. RJ : Imprensa Nacional, 1946. Dans la préface, Sérgio Buarque de Holanda estime que (je traduis) «cette production poétique ne représente qu’une facette mais pas la plus brillante d’un talent si riche et varié» (p vii). «Séduit peut-être, mais jamais conquis par l’avalanche romantique … ses affinités spirituelles le rattachaient plutôt à l’époque des Lumières» (viii). Il dépeint le personnage comme «de tempérament colérique, extrêmement imbu de ses fonctions, il s’emportait devant la moindre négligence de ses subordonnés» (x).
- SILVA, José Bonifácio de Andrada e. Projetos para o Brasil. Textos reunidos e comentados por Miriam Dolhnikoff. SP : Companhia das Letras, 2000.
- SOUSA, Octavio Tarquinio de. José Bonifacio emancipador del Brasil. México : Fondo de Cultura Económica, 1945.
- TAUNAY, Afonso d’Escragnolles, et alii. Homens de São Paulo. SP : Livraria Martins, Editora da Universidade, 1981.