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J'ai publié hier la Lettre documentaire n° 500. Je voyais venir depuis quelque temps ce nombre imposant, et je me demandais si je devrais préparer pour l'occasion quelque chose de spécial. Mais n'ayant pas d'idée particulière à ce propos, et n'ayant guère l'esprit de célébration, j'ai décidé d'attendre simplement ce que le sort m'apporterait. Et c'est bien ainsi, cet article brésilien n'était pas la pire éventualité. Récemment j'ai fini de lire l'assez gros volume, de plus de 600 pages, que je butinais épisodiquement depuis l'été dernier : le recueil d'articles que le polémiste conservateur Olavo de Carvalho a publié sous le titre provocateur de O mínimo que você precisa saber para não ser um idiota ("Le minimum que vous devez savoir pour ne pas être idiot", Rio de Janeiro : Editora Record, 2013, réédition 2014). Je ne suis pas d'accord avec tout ce que pense Olavo, mais je partage bon nombre de ses opinions et surtout j'aime son style plein de punch, son humour cruel, son érudition redoutable, la logique rigoureuse de ses développements, son culot pour prendre à rebrousse-poil toutes les croyances gauchistes, toutes les superstitions humanistes qui forment aujourd'hui la bondieuserie laïque générale dans laquelle patauge le monde moderne. La page que j'ai choisie est assez atypique de l'ensemble dont elle est extraite : au lieu d'y exposer ses arguments de façon directe comme à l'accoutumée, l'auteur joue dans cette «Brève histoire du machisme» la carte de l'ironie, pour dresser une satire du féminisme avec ce qu'il faut de mordant (et, avouons-le, un brin de mauvaise foi). Telle est la page que j'ai voulu traduire en hommage à son auteur, en espérant qu'elle amusera quelques lecteurs.