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Je devrais peut-être en avoir honte, mais j'avoue que la lecture du premier des Sueños de Quevedo, celui du Jugement dernier, m'a assez ennuyé pour me décourager d'aborder les suivants.

De toute façon je n'ai plus vraiment le temps de lire des livres ces derniers jours, depuis que je me suis plongé dans la relecture des lettres de Michel Ohl. Je ne le connaissais peut-être pas depuis aussi longtemps qu'il me semblait. Il parle à un moment de nos «retrouvailles» (le moment où nous sommes vraiment entrés en relation suivie) par opposition à nos «trouvailles» (la première rencontre, sans suite, datant de quelques mois ou années auparavant, je ne peux dire). Or lesdites «retrouvailles» ne sauraient remonter bien au-delà des premières lettres, à la mi-88. Ces vingt-six années de courrier (1988-2014) remplissent une petite caisse et me replongent dans les souvenirs. En outre je m'occupe à les copier sur un fichier d'ordi. Je ne sais si j'irai jusqu'au bout, mais en attendant cela m'occupe, et ne me laisse pas non plus beaucoup de temps pour écrire. Ce qui n'est pas un mal, au vu de la loi statistique selon laquelle moins j'écris, moins j'écris de conneries.

De passage à la Croix, j'ai tout de même lu cette nuit Le rêve américain, qui était arrivé dans le courrier. C'est le «travel sketchbook» de Lolmède, d'un voyage organisé à travers les USA. Le récit est mené comme le voyage, au pas de course, mais sur une bonne soixantaine de pages, fourmillant de détails. A un moment le chauffeur du bus leur passe le dvd de Duel, que j'ai vu et revu. Depuis lors Spielberg a fait plus coûteux, mais jamais mieux que ce premier film.