DordogneIl est devenu rare que je retourne en Périgord, depuis que ma mère n'y est plus, et j'étais content d'y passer un long week-end, de vendredi à dimanche dernier. Comme j'ai parfois du mal à faire simple, je rendais visite à plusieurs personnes, en différents endroits, mais tous situés dans la vallée de la Dordogne ou dans les environs. Les routes que je connaissais déjà m'ont conduit jusqu'à Fournel, et j'ai découvert encore au-delà le chemin jusqu'à Moncalou. Beau pays. Il y a en amont de Lalinde, vers Pontours, un endroit où la rivière a un bel air sauvage, déchirée de petits îlots où le courant bouillonne, et peuplée de grands oiseaux. Chemin faisant j'ai eu le temps de visiter deux églises, que je ne connaissais pas. A l'aller celle de Siorac, où il y avait une demi-douzaine de vitraux, et parmi eux deux de 1904, d'un certain A Bernard, curieusement de Grenoble, dont je ne me souvenais pas d'avoir déjà vu la signature, mais en vérifiant plus tard dans l'index de mes relevés, j"ai su que j'avais déjà croisé de ses oeuvres à Montcaret. Au retour, celle de Grives, petit village endormi dans la brume, aux murs émaillés de grosses pierres de grès rouge. J'ai aussi eu le temps de m'arrêter au bois de Cunèges, brièvement à l'aller, plus longuement au retour. Dans la nuit de samedi à dimanche Sainte-Foy était noyée dans un brouillard glacial, mais le ciel s'est dégagé dans la matinée et j'ai pu aller passer quelques heures au soleil parmi mes arbres à faire du feu, casser la croûte et trier mes bouts de bois.