bingIl serait faux de dire que je suis incapable de faire du mal à une mouche, stricto sensu. J'écrase sans remords la mouche importune, avec ma tapette Bing, et plus volontiers encore la mouchette ou moustique. De même pour l'abeille et le frelon, s'ils me cherchent. Ah, j'ouvre aussi des huîtres, et je fais bouillir des moules. Mais c'est là le seuil au-delà duquel je suis pratiquement inoffensif. S'il me fallait tuer moi-même les mammifères dont je me nourris assez souvent, ou seulement les volailles, et peut-être même le poisson, je deviendrais aussitôt végétarien intégral, pour des questions d'horreur personnelle primitive, avant même les raisonnements philosophiques. Ces questions importantes sont rarement posées dans les interviews : quel est le plus gros animal que vous ayez tué, que vous seriez disposé à tuer?