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Vu Five easy pieces, de Bob Rafelson (1970). Un jeune bourge caractériel anti-bourgeois tâte de la vie de prolo et se consacre à accabler son entourage par ses mufleries. Il est particulièrement odieux avec sa petite amie prolotte, ravissante idiote dont on se demande dès le début et jusqu'au bout pourquoi il ne la largue pas une bonne fois pour toutes. Le film maintient habilement l'ambiguïté quant à l'essence du protagoniste, que l'on peut considérer comme un rebelle anti-conformiste, un existentialiste angoissé, ou un simple malade mental. Je trouve Jack Nicholson plutôt agaçant dans ce personnage de tête à claque, malgré son grand charme physique et l'évident talent d'acteur qu'il manifeste par exemple dans la scène du monologue avec son père handicapé. La déco de la maison de campagne me plaît assez, mais ce n'était sans doute pas le but. La plus mémorable me semble être la dernière scène. C.