siegfriedDans un recoin de bibliothèque, je découvre que le recueil de Maximes et pensées politiques du comte de Romanones préfacé par André Siegfried, livre dont j’ai parlé l’autre jour, avait un jumeau : c’est un recueil de Máximas d’André Siegfried, préfacé par le comte de Romanones. Les deux volumes, de même aspect, ont paru à quelques années d’intervalle (1952 & 1958) chez le même éditeur barcelonais Gustavo Gili, les sentences étant traduites en français dans le premier cas et en espagnol dans celui-ci par le même traducteur, un certain Mauricio Torra-Balari. Les 166 maximes numérotées d’André Siegfried ayant d’abord été écrites dans ma langue maternelle, il aurait été sans doute préférable que je les lise directement en français, mais en l’occurrence il était plus simple d’en prendre connaissance dans la version espagnole, que j’avais entre les mains. Je ne m’écarterai pas de mon chemin pour cela mais si l’occasion se présentait, je vérifierais si les formulations originales correspondent bien aux retraductions que je donne ci-dessous, de mon brelan de préférées : la maxime 31, selon laquelle «Le plaisir de parler de soi adoucit les consultations médicales au point de les rendre parfois agréables» ; la 32, affirmant qu’«Il n’y a de pureté complète que chez les gens qui n’ont pas conscience de leur pureté» ; enfin et surtout la 18, observant que «L’âme a ses marées, comme la mer».
(PS, en avril 2017 : ayant eu l'occasion de consulter les Quelques maximes de l'auteur (nouvelle édition augmentée, Paris, 1946) je corrige ci-dessus les énoncés : il ne fallait qu'une retouche à la première phrase, deux à la deuxième, aucune à la troisième).