romanonesJe ne savais pas grand chose du comte de Romanones (1863-1950), politicien libéral espagnol et paraît-il richissime propriétaire de mines, qui consacra la fin de sa vie aux Belles-Lettres, écrivant notamment des mémoires et des biographies. Deux qualités lui ont attiré ma sympathie: sa fidélité au roi Alphonse XIII (qu'il servit comme ministre et comme conseiller) et sa charité (resté boiteux d'une chute à l'âge de 9 ans, il finança un institut qui procurait des prothèses aux petits infirmes). L'occasion se présentant, je n'ai pas hésité à lire le recueil de ses 277 Maximes et pensées politiques numérotées, paru traduit en français à Barcelone en 1958, sans indication d'une version originale. Ce livre ne manque pas d'attrait mais ne m'a pas transporté. J'y apprécie un certain bon sens (il ne s'agit pas de diviser l'ennemi mais de le pulvériser), l'anti-communisme de l'auteur et son goût pour les arbres. Mais nombre de propositions me déçoivent, que je trouve banales ou fausses.