imagesJ’ai l’âge d’avoir connu comme une expression familière, qui figurait dans les pages liminaires de tous les livres, l’avertissement selon lequel les droits de reproduction et de traduction étaient «réservés pour tous les pays, y compris l’U.R.S.S.», laquelle prenait ainsi un air de mauvais élève des nations. La formule est aujourd’hui tombée en désuétude, elle fut un temps omniprésente. J’y repensais en feuilletant des ouvrages d’un certain âge, qui me sont parvenus récemment, et dans lesquels je remarque des variantes. Selon tel volume de la NRF, datant de 1923, il semble qu’on disait encore «la Russie», un an après la création de l’Union soviétique. Dans tel autre, paru au Mercvre en 1915, ce sont d’autres rebelles, que l’on rappelle à l’ordre, mais elles aussi nordiques : «la Suède et la Norvège».