Vox populi, vox dégueuli
A la fin du mois dernier les Suisses se sont consultés, par un référendum d’initiative populaire, sur la proposition d’interdire désormais la construction de nouveaux minarets dans leur pays. Les instituts de sondage et la médiaterie réunie annonçaient à grands coups de clairon que cette proposition serait largement rejetée, or elle a été largement approuvée. Ce qui tendrait à prouver que les sondeurs et les médias sont largement des incapables, ou que leur mission relève largement plus de la propagande que de l’information, comme on avait déjà cru le constater.
Ce vote a provoqué un vaste émoi chez les humanistes, qui savent ce qui est bon pour nous. Ils aiment bien la démocratie, surtout quand il ne s’agit que de choisir entre Bonnet-Blanc et Blanc-Bonnet, mais sur les questions épineuses, quand le peuple ne pense pas comme il faut, ils trouvent soudain des vertus au despotisme éclairé.
Commentaires sur Vox populi, vox dégueuli
- Dans le national-socialisme, toutes les mutations sont admises, y compris les plus fantaisistes, sauf la mutation du discours national-socialiste lui-même, pour s'adapter aux changements économiques.

Vous êtes comme Drieu ou Chardonne, votre utopie est celle d'une bourgeoisie sincère et honnête, que Drieu a mis toute sa vie à vaincre.








Ou bien vous cautionnez le propos de Marx qui voit la politique comme une utopie, ou bien vous vous rattachez à la politique et vous êtes obligé de cautionner un discours pseudo-humaniste de gauche ou de droite. Jacques Attali a très bien compris et théorisé il y a plus de quinze ans la nécessité de l'alternance des humanismes hypocrites de gauche puis de droite, puis de gauche : la propagande n'en est que plus opaque et prise au sérieux.