Je me suis fait arracher une vilaine dent de sagesse, qui est venue aussi facilement qu’une briquette de Lego. J'ai eu plus de mal avec une angine, pour laquelle j’ai dû aller deux fois chez le médecin, la deuxième pour me faire prescrire un antibiotique «non substituable», le générique du premier coup n’ayant servi à rien. Ces médicaments génériques me semblent caractériser une certaine médiocrité d’aujourd’hui : ils soignent à peu près comme les journaux gratuits informent. Et parfois valent à la sécu plus de dépense que d’épargne.

Suite à la mort subite et successive du disque dur de mon ordi, puis de son lecteur de disques, je récupère ce que je peux et je tâche de me réorganiser. Pas découragé pour autant, je diversifie mes activités numériques en lançant deux blogs littéraires consacrés à mes deux écrivains réacs préférés, Nicolás Gómez Dávila (Studia daviliana) et Albert Caraco (Studia caracoana). On verra bien où ça nous mène.

Je résous mes problèmes de transport en louant une piaule à Pessac, près de la fac. Elle me coûte les yeux de la tête, mais j’y ai la paix. Redevenant banlieusard, je considère le bilan mitigé de mon rapprochement de Bordeaux, ces derniers mois. J’ai renoué assez de relations pour être invité à visiter des expositions, mais quant à être invité à y participer, c’est une autre affaire.

Une Pessacaise de mes amies, qui a la chance de faire construire sur le Bassin, raconte l’histoire dans un blog, que je signale aux amateurs d’artisanat.