Je remarque aux pages 10-11 du numéro de novembre-décembre de la Nouvelle Revue d'Histoire, dans un entretien avec Max Gallo, cette anecdote concernant le père ouvrier communiste de l'académicien : "Il avait fait la connaissance d'un baron balte, Stakelberg, qui avait connu Lénine et Trotski avant la révolution de 1917. Il avait légué toutes ses terres à ses paysans et s'était retiré à Nice. C'était un grand esprit éclairé qui a poussé mon père à s'intéresser à des questions aussi diverses que l'astronomie, la biologie, la diététique, favorisant chez lui l'acquisition d'une vaste culture d'autodidacte, un désir de savoir, de penser par soi-même, qui était le propre d'une partie du monde ouvrier français avant que ne s'abatte le totalitarisme marxiste". Je me dis que l'on trouve là concentrés en quelques phrases bon nombre d'éléments propres à faire s'étrangler le marxiste moyen : un noble (argh!) éclairé (aargh!) désintéressé (aaargh!) et généreux (aaaargh!), c'est trop. Bon, je ne me tracasse pas pour la santé des marxistes, je sais bien qu'ils ne lisent guère la NRH.