mercredi 16 juillet 2008
Sevran lentement
Comme à peu près chaque été ces dernières années, et pour la première fois depuis qu’il n’est plus, je tombe par hasard sur un livre de Pascal Sevran, cette fois-ci dans une brocante la reprise en poche de Lentement, place de l’église, quatrième tome de son Journal. Cela porte essentiellement sur l’année 2002, occasion de noter que le chanteur a fait partie de ceux qui ont trouvé «distrayante au possible» la soirée électorale du 22 avril, lors de laquelle le candidat Jospin fut mis en échec par Jean-Marie Le Pen. Cet aveu, avec l’étalage de son goût pour les écrivains réacs, fait sans doute partie des raisons pour quoi la médiaterie l’a bien accablé et peu soutenu quand il s’est mis dans les ennuis, fin 2006, en faisant remarquer que les Africains prolifiques avaient des responsabilités dans leurs difficultés économiques. Et des raisons pour lesquelles sa mort, voilà deux mois, n’a pas fait beaucoup de bruit. Ce volume, comme ceux que j’ai déjà parcourus, est un curieux mélange de rhétorique sentimentale à laquelle je ne peux m’intéresser, et de réflexions et portraits d’une grande justesse.
Je profite de l’occasion pour signaler aux amateurs de listes et de bibliographie, la «Liste des livres qui m’ont marqué» encore en ligne sur son site à la date du 21 janvier.
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