mercredi 9 avril 2008
Fictions de Roux
Je n’ai pas lu tous les livres de Frédéric Roux, mais je dois connaître tous les «romans» d’autofiction où il raconte des souvenirs de sa vie, maintenant que je viens de lire le dernier en date, Et mon fils avec moi n’apprendra qu’à pleurer, paru chez Grasset en 2005.
Le titre forme un bel alexandrin, qui reste mystérieux à mes yeux (PS - c'est un vers de Racine, m'apprend l'auteur).
Roux m’a l’air aussi dynamique que je suis neurasthénique, c’est peut-être cette différence de tempérament qui me rend curieux de le lire et l’un des mérites du livre est sans doute sa drôlerie, il a réussi à me faire rire.
Dans quelques passages toutefois le narrateur se dépeint sous des traits qui pourraient aussi bien me correspondre, comme lui je passe mon temps à éteindre les lumières que les autres ont laissées allumées, et la hantise d’être à découvert m’aide à ne jamais m’y trouver.
Davila disait je crois que pour certains personnages, «la psychologie est de trop, la sociologie suffit». Chez Roux au contraire les personnages, notamment les membres de sa famille, ne sont pas des types sociaux prévisibles mais au contraire des individus atypiques, et d’autant plus pittoresques.
Je remarque page 227 ce demi aveu : «je me suis abrité, lorsque j’étais artiste, derrière un nom grotesque censé être celui d’un groupe qui n’est, peut-être, qu’une fiction». Alors comme ça, Présence Panchounette, c’était que lui ? Je m’en doutais un peu mais je suis surpris quand même.
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